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Jeudi 1 mars 2007

 

 

   Cette page constitue la suite de l'histoire des rues . Auparavant il nous apparaît  nécessaire de donner quelques conseils pour faciliter la lecture du blog aux visiteurs. A l'ouverture ,le dernier article apparaît . Sur la partie droite de votre écran ,vous pouvez constater les articles en ligne. Cliquer sur liste complête . Tous les articles s'affichent au centre. Choisissez celui que vous désirez . En cliquant dessus, l'article apparaîtra au centre. Vous ne serez plus obligé(e) de naviguer d'un coin à l'autre de votre écran       Bonne Lecture.

                                                                              &&&&&&&&&&&&&&&

DEMANDE:avant de poursuivre , nous lançons un appel aux anciens ouvriers de maintenance ou aux anciennes tricoteuses ayant travaillées(és) sur une tricoteuse rectiligne (dont le guide date de 1928) et une tricoteuse circulaire .L'Association a enrichi sa collection par ces deux machines . MR.BECUE, Président , et ses collaborateurs aimeraient faire revivre ses machines et en connaître le fonctionnement . Ceci dans le but de les présenter aux visiteurs et aux enfants .Si vous voulez aider l'Association dans ce domaine ,vous pouvez prendre contact directement avec Le Président ,aux adresses figurant en bas de cet article.Merci.

                                                           &&&&&&&&&

 Toutes les sources de nos articles sont citées , ce sont  toujours les mêmes :anciens journaux de feu Paul FASSIAUX et qui sont conservés à l'association "Historial Amandinois" , les photos de collection personnelle , les récits communiqués par les personnes désirant participer à l'élaboration du blog , nos recherches personnelles sur internet ,à la Médiathèque ou autres lieus. 

  Nous vous recommandons  la lecture du livre "MEMOIRE EN IMAGES "de Saint -AMAND-LES-EAUX , écrit par MME Anne-Marie DERVAUX et publié par les éditions ALAN SUTTON 37540 St CYR SUR LOIRE. Vous le trouverez dans toutes les librairies et même à la Médiathèque. Il contient de nombreuses cartes anciennes se rapportant à l'histoire de la ville.

                                         LA RUE DU BRUILLE

      Ci-dessus ,nous disions que nous nous appuyons sur les anciens journaux édités   par Paul FASSIAUX qui a fait de remarquables recherches aux Archives                 Départementales . Malheureusement , l'édition concernant la rue du Bruille  a disparu .Toutefois , partiellement ,nous pouvons raconter son histoire.  Cette rue est située à la jonction de la Rue de Tournai ,avec la Place ST MARTIN:

 Carte de la collection de Denis PAVAUT;en arrière plan ,l'ancienne pension de famille "DESIRE" ,que d'autres ont comme café-restaurant au "Clair de lune".Vers la gauche ,la rue de Tournai conduisant vers la place centrale.Vers la gauche ,début de la rue du Bruille qui nous amène à L'Institut Notre Dame des Anges et la nouvelle Maison de retraites.   

           Rue du Bruille , l'Institut Notre Dame des Anges,Photo Lucien ,année 2007

   Cette institution vénérable a été construite en 1851 . Ci-dessous, photo prise au cours du centième anniversaire. (Si l'un d'entre vous possèdes des élèments d'archives  sur la création de cet institut, n'hésitez pas à nous les adresser )

Un peu plus loin, nous découvrons l'actuelle maison de retraites:

  ANNEE 2007:photo lucien,ancienne place d'Armes ,de nos jours Place du 8 mai 1945.

 

Carte de la collection de François HUIN.Au 1er Plan ,un pensionnat de jeunes filles ""Pensionnat Jeanne D'ARC"qui fut transféré rue des Fêves.En arrière plan ,le Séminaire à l'emplacement de l"ancien Couvent des soeurs "REDEMPTORISTINES", dont nous aurons l'occasion de reparler. Sur le toit du couvent ,une couronne rappelant à la dévotion à la Vierge Ste Marie. Un séminaire remplaça le couvent . Les batiments disparurent pour faire place à un hospice , dans les dernières décennies , puis  à une maison de retraites moderne , seuls les murs rappellent l'ancien couvent. (photo :lucien)

.

                       RUE DU FAUBOURG DE ROUBAIX

                RUE DE LA LIBERATION en 2007

        A l'origine , un simple chemin ,qui conduisait au fief de la Maillerie (de 16 demi-bonniers)appartenant en 1380 à SANDRAS  de MALLERIT  D'AIGREMONT  ,  descendant de Sandras  qui était un personnage considérable portant armoiries ""de gueule à la face d'Hermine"". Le château entouré de fossés était bâti dans un endroit appelé ""Manage Motte "" , à l'emplacement du Chateau d'Arzilemont . Ce domaine sortit de la famille d'Aigremont le 15 juin 1604 , date à laquelle il fut vendu à Nicolas de la Chapelle , noble de Valenciennes qui était Lieutenant-Général du Baillage de TOURNAY. 

 

    ci-dessus ,le château d'AZILLEMONT ,collection personnelle de René François   HUIN,publiée sur ce blog avec son autorisation.

              

        A la fin du XVIII° le château appartenait au Comte Henry THIEFFRY , dont la veuve en 1770  s'intéressa à la recherche de la houille à BRUILLE et à Notre Dame aux Bois(NIVELLE). Son fils fut officier des cents gardes suisses et régisseur de la Compagnie des Mines d'ANZIN. La propriété passa ensuite à un sieur MULLER ,qui en 1822 demanda l'autorisation d'y créer une fabrique de colle forte.Le projet ne semble pas avoir été réalisé  et en 1851 le château est vendu par Jules FLESCHER tanneur rue de Condé , au Maire NICOLE  qui y fit un dépôt d'étalons.

       Le nom de ""MAILLERIE"" semble venir d'un moulin à chanvre qui se trouvait à l'intersection de la route avec le chemin allant vers le Saubois. Aprés la famille NICOLE , ce moulin devint la propriété de DUPREZ-PICARD qui y broyait du blé. Le moulin fut démoli par une grosse tempête qui ,à l'époque ,resta célèbre , celle de la Chandeleur du 12 mars 1876 . Cette tempête emporta également le hall de la gare

  

Photos:lucien , 1)vers LECELLES      2)vers rue du 2 septembre(faubourg d'Orchies

      Cette rue porte le nom de ""rue de la Libération "" en hommage aux vainqueurs qui chassèrent les allemands de nos murs en 1944.

  A suivre .......

Rappel: une suggestion , une remarque sur cet article , vous voulez ajouter un commentaire , nous communiquer une photo ,contacter nous  :  ptitloup6@hotmail.fr                                                                       

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par Lucien publié dans : historial.amandinois
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Samedi 10 février 2007

 

       Cette page constitue la suite de l'histoire des rues . Auparavant il nous apparaît  nécessaire de donner quelques conseils pour faciliter la lecture du blog aux visiteurs. A l'ouverture ,le dernier article apparaît . Sur la partie droite de votre écran ,vous pouvez constater les articles en ligne. Cliquer sur liste complête . Tous les articles s'affichent au centre. Choisissez celui que vous désirez . En cliquant dessus,L'article apparaîtra au centre. Vous ne serez plus obligé(e) de naviguer d'un coin à l'autre de votre écran       Bonne Lecture.

                                           LA RUE DU GRAND REPAS

    Dans l'appellation de cette rue on a cru voir l'équivalent de repas, festin et une allusion à une coutume du Moyen Age qui consistait dans le fait que les grandes fêtes de l'Eglise ,les habitants prenaient leur repas sur le seuil de leur demeure. Créant ainsi une cordialité entre les voisins. Cette coutume revient sous notre République actuelle , mais elle s'appelle désormais : "la fête des voisins".

   Une autre explication a été donnée, le mot "Repas" serait pris pour "Repau" ,refuge et se rapporterait soit à un ancien refuge de l'Abbaye ,soit à un reposoir qui servait lors des processions. La Révolution dépatisa beaucoup de rues.La rue du Grand Repas devint la "Rue des Brebis", peut être en raison des Bergeries qui pouvaient s'y trouver(Notes de Paul FASSIAU). Au n°10 de cette rue , la Poste s'installa ,alors qu'elle se trouvait auparavant Rue Thiers aux n°41 ou 43. Depuis quelques années , elle y est revenue.La rue des Brebis prit alors le nom de la rue de la Poste.

   Cette rue fut le siège de plusieurs industries.Avant la Révolution ,on trouvait la clouterie CARLIER, une des premières de la ville. De 1820 à 1870 aux N° 6 à 12 l'huilerie de Pierre NICOLE (il possdait place de l'Eglise une salinerie). De 1838 à 1848 ,aux n°3 à 17 , une filature de coton comportant 24 métiers appartenant à un sieur DUBIEZ; son successeur BIEUSART ,aprés la vente de la filature ,y installa le premier moulin à vapeur de la ville . Il y ajoint une scierie . Le tout fut vendu en 1870.

   Photo Lucien

 

RUE DE GUERRE 

                                                   RUE HENRI DUNANT en 2007

        Ce fut à l'origine un simple passage pour permettre à la garnison ,de la Place D'Armes, de se rendre rapidement au Château MALPAIX . Cette rue s'appela aussi "ruelle Carolus". Et ce en raison d'un sieur Charles DUQUESNES ,dit "Carolus" qui habitait à l'angle de cette rue avec la rue d'Orchies et qui était fabricant de cordes. photo:lucien

  Au fond de cette rue ,on peut apercevoir la Maison de retraites de la rue du Bruille ,dont nous aurons l'occasion de parler.

    RUE DE PAIX

Rue John Fitzgeral KENNEDY (en 2007)

           Photo:Lucien        année 2007                          

   En opposition avec la rue de la guerre , ces deux rues sont séparées par la rue d'Orchies. En arrière plan , la rue du Petit Repas .

                                           

                                                            

                                                   LA RUE DU PETIT REPAS

                La photo de cette rue et son historique sont en attentes.

 

                                                           RUE DU HAUT PONT

 

       C'est l'ancienne drève du Haut Pont,simple chemin qui conduisait à NIVELLE, partant du Clos où s'élevait une colonne à la gloire de Louis Bonaparte .  Ce fut en en 1861 , que le conseil municipal commença à étudier le projet d'un nouveau cimetière, pour remplacer l'ancien devenu trop petit et surtout trop prés des maisons. L commune acheta un terrain (2 hectares 76) à DAVAINE-VANAUTREVE, et on prévoya pour le travail total un emprunt de 50.000 frs de l'époque.La construction d'une route  et la préparation du terrain demanda encore de l'argent. La nouvelle nécropole n'ayant pas été bénite , beaucoup de familles catholiques ne voulaient pas y déposer leurs défunts. Curieusement , lorsque l'on reprend les chroniques de l'époque , à l'ouverture du cimetière , il y eut une longue période sans aucun décès ne se produisit en ville. On aurait dit  que personne ne voulait inaugurer ce quatrième cimetière. Monsieur Maurice BOUCHART ,à qui nous devons nous devons de trés nombreux renseignements (notes de Paul FASSIAUX) précise qu'enfin mourut un sieur Jeannotqui fut le premier enterré dans la nécropole du Haut Pont. Cela fit un certain bruit dans la commune ,si bien que pendant de longues années l'habitude fut prise d'appeler le nouveau cimetière :"le cimetière Jeannot".Le 11 février 1897 , le conseil municipal s'associa à la" Société des Anciens Sous Officiers" pour décider l'érection d'un monument aux morts de la guerre 1870-71. Ce monument exécuté par M.ROUGEFORT que l'on avait d'abord prévu comme dvant être élevé place de l'église , fut finalement érigé au milieu du cimetière.(ci-dessous,l'entrée de la rue Haut Pont ,à partir du carrefour appelé ""aux Champs Elysées"", photo :Lucien)

   

                                                 LE JARDIN PUBLIC

         C'est l'emplacement de la partie centrale de l'Abbaye fondée , au plus tard en ""639"" par ST AMAND et reconstruite entièrement par l'Abbé DUBOIS de 1630 à 1672: le moine AMAND ci-dessous :publié avec l'autorisation de MR.MERESSE Président du Club  AMANDICUM. Dessin de Bernard SZUMLANSKI

    statue du Moine "Amand" à St Amand

 

 

 

 Le moine AMAND,statue conçue par Bernard et Carole SELLIER .Cette statue est installée dans le jardin de la ville.(voir le site de ST AMAND LES EAUX).

  

Ci dessus portrait de l'ABBE DUBOIS extrait d'une "Notice sur la Tour" ,édité en 1925 par l'imprimerie Lecomte - DEBIENNE rue Thiers à ST AMAND.(avec l'autorisation de BOULOGNE Michel ) A la Révolution ,l'Abbaye fue vendue à un sieur PAIX  de DOUAI , marchand et receveur du district. La démolition de cette abbaye commença  en 1798 et en 1820 , elle se poursuivait encore. L église abbatiale fut vendue en 1798 à un acheteur fictif , MEURISSE de LILLE, qui prit comme commanditaire ,chacun pour un tiers : Charles DUBOIS , Albert LENGLE et Charles MORIVAL, pour 580.000 livres. Par la suite , le terrain fut transformé en jardin particulier par la famille PILETTE et un héritier de cette famille. René BROUTIN le vendit à la Municipalité le 27 août 1903 pour 32.250 f 35. C'est alors que l'on construisit le Théatre et le kiosque à musique.

                                                Collection :Françoise VIL

 

  

ci-contre le même jardin en 2007(photo Lucien)

 

 

 

 

 

 

 

 

                      

                       
                            LA RUE DES FEVES

      Elle portait autrefois le nom ancien de rue de Tournay ,dont elle est le prolongement naturel. En 1849 , à ST AMAND , le choléra fait de nombreuses victimes. Jean Baptiste DUPIRE fit le voeu d'élever une chapelle à Notre Dame du St CORDON si sa famille échappe au fléau. Au 1er et modeste édifice  qui existait alors  et qui attirait de nombreux pélerins , Jean Baptiste DUPIRE fit construire la chapelle actuelle . Elle fut inaugurée le 15 aoùt 1886. Notre Dame du St CORDON est trés vénérée à VALENCIENNES , sa statue sort de l'Eglise Notre Dame à Valenciennes , pour être emmenée en procession autour de la ville , chaque année en septembre , la veille de la braderie annuelle.

                                

  Photos Lucien (27.02.2007)avec l'autorisation de MR.DUPIRE Jean Lou,commerçant à ROSULT. Cette chapelle a la particularité d'être transmise de père au premier fils.Et quand il n'y a que des filles ???

 
Autrefois ,dans cette rue il existait une tannerie appartenant en 1833 à TALMANT-DAVAINE qui occupait 4 ouvriers. En fait , elle était la propriété de J.PLOUVIER. En 1893 elle passe sous le contrôle de Hippolyte WUIBAULT ,qui vendit son immeuble vers 1920 pour en faire un pensionnat de jeunes filles. L'école et le pensionnat  "JEANNE D'ARC""font parties de "" l'Institut Notre Dame des Anges ""à ST AMAND.Auparavant ,ces établissements scolaires se trouvaient rue du du Bruille dont nous parlerons dans notre prochain article .La tannerie possédait alors un moulin à écorce de chêne dit  " Moulin à rattes"",sans doute à cause de la présence fréquente des rats.De nos jours ,une partie de ces bâtiments s'étendent dans la rue du Moulin aux rats :

 à.......suivre

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Vendredi 9 février 2007

 

 

   ....Suite de la rue de Tournai : ..où s'enfonçaient trois clous sans tête. Dans le milieu de la façade s'élevait dans une niche une statue représentant Apollon ,un bras tendu drapé et l'autre appuyé sur un arbre. C'était la reproduction de l'Apolon du Belvédère du musée du Vatican:    APPOLON-DU-BELVEDERE.jpg

  Représentation du dieu grec, la statue de l'Apollon du Belvédère est d'origine incertaine ; pour certains, elle serait une sculpture antique importée de Grèce, pour d'autres une copie du xvie siècle (en marbre italien) d'un bronze antique. Pour sa part, Michel-Ange, après avoir vu ce canon de la beauté, se serait senti « publiquement défié » à créer à son tour un chef-d'œuvre.

L'histoire de l'Apollon du Belvédère est également originale. Provenant de la collection personnelle du pape Jules II, la statue est attestée comme propriété du Vatican en 1509. Napoléon Bonaparte rapporte la sculpture de sa campagne d'Italie et, seize ans durant, l'Apollon est exposé au musée central des Arts. En 1816, l'Apollon réintègre définitivement la galerie du Belvédère au Vatican.

  


  ci-dessssous , la maison du "Percepteur" de l'Abbaye. Carte de la colection personnelle de Denis PAVAUT de ST AMAND-LES-EAUX. Une question se pose ,pourquoi l'expéditrice ou expéditeur a t'il écrit sur l'ensemble de la carte  ?????

 Le premier étage ,en pierres ,comportait aussi une niche en forme de coquille abritant un joueur de flûte.C'était la statue de MARSIAS l'inventeur de la flûte ,le malheureux rival du dieu Apollon que celui ci fit écorcher ,pour avoir osé se comparer avec lui ,dans l'art de manier cet instrument  ( notes de Paul  Marsyas au supplice, ?uvre romaine de l'époque impériale (Ier?IIe siècle)FASSIAUX):  Athéna invente la flûte (????? / aulós, flûte double dotée d'une anche), mais elle la jette dès qu'elle s'aperçoit qu'en jouer déforme son visage (Alcibiade lui fera le même reproche). Marsyas la ramasse et devient rapidement un musicien expert.Il finit par défier Apollon, maître de la lyre. Le concours est présidé par les Muses et le roi Midas. Les Muses déclarent Apollon vainqueur. Pour punir Marsyas de sa démesure (????? / hubris, fait d'avoir défié un dieu), l'Archer le fait écorcher, et jette sa dépouille dans une grotte, d'où coule une rivière, qui prendra le nom du satyre. Le Marsyas se jette dans le Méandre. Pour avoir tranché en faveur de Marsyas, le roi Midas reçoit pour sa part une paire d'oreilles d'âne.Le concours entre Apollon et Marsyas, symbole de la lutte entre les influences apolliniennes et dionysiennes de l'homme, est un sujet favori des artistes antiques. voir WIKIPEDIA

Photo:MARSIAS au supplice  (1er et 2ème siècle)

 

 

  Les pignons à redans attestent que la construction date de l'époque de la Renaissance  Flamande  et le terrier de Bayart nous dit que ce ""manoir"" dits de trois quartiers et 18 verges "" appartenait à la Veuve Jacques MONNIER .Cette famille MONNIER était l'une des familles les plus honorables de la ville. Le manuscrit de DOUAI , recueil des inscriptions monumentales et funéraires du département du Nord  par le Chevalier W.De SARRS ,nous reproduit cette inscription :""Ici reposent honorables personnes Etienne MONNIER , marchand franc jurè de cette ville et demoiselle Louise BRIDOULT sa femme ,lesquels aprés fondé de l'huile à perpétuité devant le vénérable Saint Sacrement avec un obit annuel et enrichi cette église du St Rosaire  de plusieurs ornements et donné aux pauvres Chartriers et Hospital aucunes rentes , aprés 51 ans de mariage ,lui le 1er mai ,jour de l'Ascension 1636 et icelle le 21 décembre 1638,priez pour leurs ames"" 

 Leur descendant  Jacques MONNIER était encore vivant en 1642 (archives FF96),c'est lui qui dut construire la maison de la rue de Tournai (voir FF7 constuction de la maison). On trouve encore le 19 juin 1658  Etienne MONNIER ,élève de poésie,qui devint Officier dans l'Armée Royale ,commander les piétons qui vont à Tournay ,au REFUGE DE st amand, pour manifester en faveur de l'Abbé DUBOIS. En mai 1659, il commande le guet dévoué à l'Abbé.Il y eut également le moine forestier Laurent MONNIER qui obtint en 1626 ,à DOUAI ,le grade de licencié en théologie.Puni par l'Abbé DUBOIS ,il fut emprisonné en 1648,il revient aux honneurs avec Benoit LEGRAND, il meurt le 3 mai 1659.Enfin ,Michel MONNIER fils d'Etienne obtient un canonicat à l'église ST André de DOUAI. Nous pouvons supposer que la famille MONNIER louait l'immeuble au receveur de l'Abbaye(notes de Paul FASSIAUX)mais il n'a pas été trouvé trace de bail. 

 Le dernier receveur de l'Abbaye s'appelait J.B DELBROUCQUE ,il avait épousé Angélique BLAUWART dont la soeur Amélie était mariée à Séraphin WACHE notaire à ST AMAND. Chaque année ,dans la grande salle qui suivait la cuisine ,le eceveur donnait un grand diner aux fermiers occupant les cences de l'Abbaye et qui en profitaient ce jour là pour régler leurs fermages. Aprés la Révolution, la maison fut achetée par Jean Emmanuel VANAUTREVE ,un frère ,sans doute ,du VANAUTREVE qui créa une distillerie de genièvre rue Davaine.Il entreprit la même entreprise dans la rue de Tournay ,jusqu'à sa mort survenue en 1840. L'immeuble passe dans les mains de la famille BOUCHART , pour finir par pêtre achetée ,en 1902, par M.MEURISSE -SPELLE à la mort de Melle Pelagie BOUCHART.

   La rue de Tournay traverse le livron ,un petit canal de dessèchement.A cet endroit s'élevait la "Porte de Tournay", elle comprenait un bâtiment à 2 étages,barrant complêtement la rue et présentant une grande porte donnant sur un pont levis.Cette porte disparut en 1810.En 1340 , lors d'une insurrection des Amandinois ,les Anglais et les Hennuyers parviennent à abattre les murailles de la rue de Tournay.L'Abbé DUBOIS devait relever ces murailles qui existent encore partiellement et montrant les armes de l'Abbé. La rue comportait un grand nombre de fabricant de bas à l'époque où le métier n'était pas encore sorti de l'artisanat.A certaines époques de l'année , on voyait le long des murs des quantités de bas tendus sur des formes en bois. On trouvait dans cette rue la bonnetterie HUBERT-POIVRE.Le nommé PILETTE y avait installé un moulin à huile, en 1820 il sollicité l'autorisation d'y joindre une machine à vapeur.Mas déjà ,à cette époque , il est curieux de constater les doléances des voisins quji s'opposaient à cette installation qui leur paraissait devoir être la source de nombreux inconvénients pour eux .

    

 Armes de l'Abbé apposées sur ce reste des Murailles de l'Abbaye (Photos :Lucien)

entrée de la rue de TOURNAI en 2007

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Mercredi 10 janvier 2007

 

  

   LA RUE D'ORCHIES

 

documentation LALOT Daniel

Au début du XII°siècle , c'était la rue "de Tavoye" .Il est assez difficile de trouver une explication à cette appellation(Paul FASSIAUX). On a cru y voir la raison dans le mot "Tovin" ou rue en pente.Cette rue descendait vers les remparts. D'aprés le terrier Bayart de 1663 , l'angle de la rue de Tournay était occupé  par l'hostellerie du "Lion d'Or ",qui appartenait au XVIII ème siècle à STERLIN-BAR ,négociant en vins. L'immeuble fut vendu ,comme bien d'émigré , à F.STIEVENART  De Valenciennes , qui le loua à Albert DUVAL ,directeur de l'Ets. THERMAL.   Ce dernier ayant du fuir devant les Autrichiens ,son établissement fut pillé par l'ennemi.C'est là que descendirent les commissaires du Gouvernement de La République ,venus à ST AMAND pour arrêter le Général DUMOURIEZ.         Source Wikipédia:   ......A partir de ce revers, il se voit en butte à de nombreuses attaques. La Convention, au sein de laquelle une foule d'accusations s'étaient élevées contre lui, décréta qu'il serait traduit à sa barre. Se voyant menacé d'être traduit à la barre de cette Assemblée, il accepte des ouvertures au prince de Cobourg, et lui propose de se joindre à lui pour rétablir la constitution, donnée par l'Assemblée nationale, et dissoudre la Convention. Mais ses projets ayant transpiré, la Convention envoya (2 avril) à son quartier général (au bourg de Saint-Amand), le ministre Beurnonville et les députés

      ......Suite de l'histoire de la rue d'Orchies:Au numéro 30,ce fut autrefois la fabrique de meubles DELCOURT-OVERKAMP, puis vers 1895 la fabrique de bicyclettes MOREAU. Au N°32 vécut le juge de paix Louis DUBOIS ,oncle du célébre Préfet de Police ,sous l'Empire,le Comte DUBOIS (Source WIKIPEDIA:Louis Nicolas Pierre Joseph, Comte Dubois est un magistrat français, né à Lille le 20 avril 1758 et mort à Paris le 25 décembre 1847, qui fut le premier préfet de police de Paris.).C'est également dans cette maison que pendant l'occupation ennemie de 1815, le Commandant Hollandais VON BASEL avait fixé sa résidence. Cet immeuble appartint ,par la suite ,à PLICHON qui le transforma en banque . Banque qui fut cédée ,en 1832, à la banque PIERAR-MABILLE et Cie.

 Au n°66,vécut le peintre SALIGOT qui avait créé un atelier en installant un petit moufle (four)où il cuisait des assiettes de faïence et de porcelaine qu'il décorait lui même.A l'angle de la Place d'Armes se trouvait la "Porte d'Orchies"constituée par trois bâtiments encadrant un pont levis sur les fossés des remparts. En partant de la grand'place ,sur le côté gauche de la rue, au n°5 , en 1875 COUTELIER installa le premier salon de coiffure . Au n°7 ,RAOULT vendit le premier de la chaussure toute faite.

  La brasserie-hostellerie du "Mouton Blanc" avait une sortie sur la rue d'Orchies au n°13 que de nombreux amandinois ont fréquenté alors que l'on y trouvait "la Salle des Ventes" .En 1700 , l'immeuble appartenait à J.B DE VANDOSME ,de Valenciennes, qui le céda à DELCOURT-SOIL ; l'immeuble ,en 1737 ,passe à Claude DRUON-SOIL, puis à Nicolas et Pierre DUBOIS, puis à GAHIDE; tout ceci avant la Révolution.Aprés cette époque la brasserie du Mouton Blanc disparut, seul resta l'hôtel restaurant. En 1836 , au n°35 ,existait une distillerie de genièvre appartenant à Roger MAUDOUX. Elle fut reprise par son fils et continua jusqu'en 1870.

 Sur la Place du Jet d'eau( collection Lalot Daniel): on voyait aux numéros 55 et 57 , au XVIII ème siècle ,un immeuble important : c'était l'Hôtel des Archers. Le rez de chaussée était affecté à une boulangerie. Le premier étage était aménagé en salle de réunions des Archers qui y faisaient , paraît il , de longues libations. Une chronique ,de l'époque , assure même que la rue fut élargie à cet endroit pour faciliter les gambades de ces Messieurs,quand ils sortaient de leurs réunions. L'hôtel était un cadeau de l'Abbé de ST AMAND qui avait installé également un berceau pour le tir dans le jardin.En retour ,il exigeait qu'une fois l'an , les Archers l'accompagnent , à cheval , à TOURNAY et lui fassent un présent pour lui rendre hommage. Les Archers lui apportaient une pyramide en bois couverte de dragées et de pâtisseries et en retour l'Abbé offrait ,comme prix de tir, des assiettes d'étain et des services en argent.  Note de : MR.SEROUART,Président des Archers à ST AMAND :L?accès au jeu d?arc se situait en règle générale dans les cafés qui étaient souvent le siége des compagnies, confréries et société de tir à l?arc. L?aire de tir, comportant un berceau à chaque extrémité, était divisée en deux sur sa longueur, une partie en espace de tir, l?autre pour le passage des tireurs. Ces derniers tiraient à partir des berceaux où venaient se ficher leurs flèches. Ces deux espaces étaient séparés par des " wardes ", gardes constituées de planches d?environ 40 à 50 cm de large, posées verticalement pour éviter qu?une flèche déviée puisse atteindre un joueur circulant dans le passage parallèle. Telle était la configuration du jeu d?arc en salle. Le berceau est le mot désignant la cible .

 Comme son nom l'indique, il y eut sur cette place un jet d'eau qui dut être remplacé par une pompe lors du débordement du torrent du Clos.Pour terminer la rue d'Orchies , au n° 105 se trouvait la bonnetterie DELARRE-LESAGE qui a occupé jusqu'à une cinquantaine d'ouvriers ente 1860 et 1875.

 

                                                         LA RUE DE TOURNAI

     Cette rue s'appelait autrefois ""rue des Febvres"".De nos jours  , seule la déviation de cette rue vers Lecelles a conservé ce nom. L'historien COURMACEUL a cherché  l'explication de cette dénominatin dans le mot "fébvre" -fève aurait comme origine l'existence ,dans cette rue , à une époque ancienne de nombreux marchands de grains ; soit dans le mot ""faber-ouvrier,artisan. Il y avait au XVIII°siècle un grand nombre de fabricants de bas dans cette rue.

   Au XVIII° , il y avait une brasserie appartenant à Séraphin WACHE qui fut maire de 1802 à 1807.Il reprit par la suite une charge de notaire. On y trouvait également la brasserie de l'Abbaye qui fut vendue comme bien national à DEROO et passa successivement à DERUDER et à M.MOUTIEZ . La guerre de 1940 a fait disparaître un immeuble historique dont la façade avait été classée par la Commission des Beaux Arts : ""La Maison du Receveur de l'Abbaye"". Paul FASSIAUX ,notre principal inspirateur a retrouvé ,en son temps,quelques notes inédites de l'Abbé DESILVE: ""la façade était remarquable .Le rez de chaussée présentait une porte charretière surmontée de la date de 1647 et à côté une curieuse petite porte surmontant une écusson. Au dessus des portes se trouvaient en guise d'armes ,un coeur en relief où s'enfonçaient trois clous sans tête. ""  .............

 Cet article paru dans la Voix du Nord ,mentionne les destructions survenues en 1940  dans la rue de Tournay.

....à suivre dans le prochain article ,les articles sont limités en octet .

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par Lucien publié dans : historial.amandinois
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Jeudi 23 novembre 2006

 

 

              Aprés avoir conté les cours d'eau de la commune de ST AMAND LES EAUX, voyons l'histoire de quelques rues anciennes qui ont joué un rôle important pour l'Industrie de la cité.  

          Nous signalons que nos sources sont tirées depuis L'ECLAIR  ST AMAND (journal disparu avec son créateur), hebdomadaire créé par feu Paul FASSIAUX . Quelques exemplaires ,précieux , ont été sauvés par les responsables de L'HISTORIAL AMANDINOIS . Paul FASSIAUX a tiré ses renseignements dans les archives de la ville  et aux Archives Départementales à LILLE. Paul FASSIAUX a probablement utilisé les mémoires laissés par Dom GOSSE Floride ,chanoine et trésorier à l'Abbaye de ST AMAND . Dom GOSSE était le frère du Docteur Alexandre GOSSE (spécialiste des eaux thermales) et qui a laissé un écrit sur les Rues de St AMAND qui s'intitule ""ESSAI SUR ST AMAND"" (vers 1635).

             Voyons la définition d'une rue par WIKIPEDIA:

La rue est :un espace de circulation dans la ville, structurant les quartiers. Elle dessert les logements et les lieux d'activité économique, ce qui en fait une voie du réseau urbain ; un espace d'échange (commerces). Elle se distingue des autres voies urbaines (voirie) comme les allées, les cours ou les boulevards et avenues par sa relative faible largeur notamment, et par l'absence de contre-allées.Une rue particulièrement étroite peut être qualifiée de ruelle. Une rue ne possédant qu'un point d'entrée est une impasse ou un cul-de-sac. La ou les voies permettant d'accéder à l'entrée d'une rue sont ses tenants, la ou les voies situées à l'autre extrémité de la rue sont ses aboutissants.Il peut y avoir une séparation des flux de circulation par type d'usagers :trottoirs pour les piétons, ou rue dédiée : rue piétonne ; aménagement cyclable pour les vélos ; chaussée pour les véhicules motorisés, éventuellement scindée en voies réservées aux bus et voies non réservées ; rails pour le tramway.

 .                                                                      RUE DE CONDE

                                                             ACTUELLE rue LOUISE DE BETTIGNIES

   demeure de la famille

DE BETTIGNIES ,anciens faïenciers.

    

Photo Lucien:25.11.2006

                                              

Photos Lucien: 25 novembre 2006 (à doite la façade de l'hôpital)

    C'est la rue la plus ancienne de ST AMAND-LES-EAUX. Les historiens ont beaucoup épilogué sur son nom d'origine : rue dite d'Estelle ou d'Estraielle . En 1789,elle s'appelait rue des Trayelles(archives FF13).Certains ont voulu y voir "Stratelle",cette rue ayant été pavée avant les autres (le travail du pavage des rues de la ville a commencé vers 1650,sous l'influence de l'Abbé Nicolas DUBOIS et de son frère Michel,grand Maire).) D'autres noms lui furent attribués , puis finalement cette  rue fut appelée Rue de Condé ,probablement pour deux raisons.La première parce qu'à son entrée , était érigée une porte d'entrée de la ville ,porte appelée "Porte de Condé ". La deuxième , parce que cette artère conduisait en direction de la route menant à la ville de Condé. Débaptisée , cette rue porte le nom de notre héroïne locale Louise De BETTIGNIES née le 15 juillet 1880 ,dont on peut apercevoir sa maison natale  sur la photo jointe. (PAUL FASSIAUX fait un récit détaillé sur cette rue de CONDE ,notamment sur ce qui s'y trouvait dans le passé: usines, propriétés de riverains  ,histoire de cours d'eau disparue.Voir nos articles précèdents)

 

                                                 LA RUE DAVAINE

                                                 Rue du Docteur Casimir DAVAINE

                                  Photocopie d'archives:marché aux poissons

                 La rue Davaine au cours de la guerre 14/18.Photo   communiquée par  Françoise VIL (collection personnelle)

 

 DUCROT-rue-Davaine.jpg Une procession religieuse dans la rue DAVAINE; au premier plan MR.DUCROT (en garde suisse)concierge des Ets DEVAUX. (portrait de famille ,avec 
l'autorisation de Camille DUCROT dt à FLINES)

 

       Au moyen âge ,on l'appelait  "Quiesverue" ou Quiefverue", Courmaceul (historien)croit y voir comme éthymologie Kief :""homme relevant du Châtelain"". C'est dans cette rue que se trouvaient les manoirs des familles MALPAIX et DEMOLLE. Courmaceul ajoute que l'on peut interprêter le mot quiesve comme principale rue ou rue du chef, et accrédite son opinion en disant que le nom de la rue du Prévost ,qu'elle prit par la suite , correspond aussi au chef des magistrats .municipaux. D'autres auteurs ont expliqué l'origine de ce nom par "quiesfre"à deux carrefours, enfin on a pensé au mot quifue:carvin ou rue basse ,cette artère de la ville étant placée dans un bas fond et souvent innondée.

      C'est à partir de 1400 que l'on commence à l'appeler RUE DU PREVOST et ce jusque 1900, date à laquelle on lui donna le nom de la rue Casimir DAVAINE ,en souvenir du grand savant qui y était né. A l'entrée de la rue ,du côté de la rue Thiers, se trouvait autrefois le marché au poisson (photo d'archives). Le 9 juin 1920, le conseil municipal décida de le transférer dans la ruelle vers la scarpe et vota un crédit de 500 francs pour construire un toit destiné à protéger la marchandise. Les ""taquins"" ,de l'époque ,dirent que "on se rapproche de la scarpe ,pour y jeter plus facilement le poisson avarié.". La "marée" , à cette époque, devait passer par Valenciennes avant de parvenir à ST AMAND , elle manquait alors ,bien souvent ,de fraîcheur.

    C'est dans cette rue que qu'un hollandais ,VANAUTREVE, acheta un immeuble en 1795 et qu'il y cra une distillerie de genièvre  qui fut continué par son gendre Benjamin DAVAINE , dont l'un de ses fils ,Casimir s'illustra par ses travaux médicaux et ses découvertes qui ont permis de le considérer comme un précurseur immédiat de PASTEUR .£,; tandis qu'un autre fis ,Emmanuel-Napoléon devait acquérir ,également ,une célébrité méritée comme ingénieur en chef des pont et chaussées par ses travaux dans le département et les ouvrages qu'il publia.

Monument dédié à Casimir DAVAINE

     C'est dans cette rue que l'on trouvait également la maison DECOURRIERES-BOUCHART tanneur jusque 1830,puis ce dernier installa une clouterie-chaînerie  de 18 forges occupant 150 ouvriers . La fabrique donnait à la fois sur la rue du Prévôt et la rue du Grand Repas. Du même côté Mabille GIBON avait créé une des premières chaîneries de ST AMAND ,avec 2 forges et 50 ouvriers.

   Sans précision , l'Abbé DESILVE dit qu'il existait une école de filles dans cette rue du Prévôt en 1757 et qui avait été tenue par MME Jacqueline EVRARD. Dans cette même rue ,avant la révolution, figurait   l'établissement des ""Orphelins Bleus""dont on fait remonter la création en 1645.Ce nom d'Orphelin bleu était dû à la couleur du vêtement que l'on donnait à ces déshérités de la vie.( Notes de Paul FASSIAUX:la maison qui leur était affecté contenait un tableau de J.de MONTIGNY et une peinture de Roger WAGNER.On sait que ce dernier avait décoré l'Abbaye de nombreux tableaux et en particulier de grandes toiles représentant la vie de ST BENOIT; L'établissement des Orphelins bleus disparu à la Révolution :ses biens furent confondus avec ceux des orphelins.   

   Au moyen âge ,une ruelle et un aqueduc unissaient la rue du Prévôt avec la rue du Grand Repas, ce dernier fut couvert par décision du conseil municipal du 06 février 1866.Enfin , à l'extrémité de la rue Davaine ,dans le terrain de l'usine DOREMIEUX  ,s'élevait autrefois ,prés des bords de la vieille scarpe ,le château MALPAIX. C'était une demeure seigneuriale appartenant à la famille des MALPAIX, composée de deux corps de bâtiments, formant un T ,flanqués de tourelles avec un dôme plus élevé ,servant de lanterne.

Quand on fortifia la ville ,le château fut relié aux remparts et devint le pivot de la défense.On traça alors ,en ligne droite , la rue de la Guerre et la rue de la Paix. Aprés la démolition des remparts ,on affecta le Château de 1737 à 1783 à une école  qui fut dirigé d'abord par un sieur LAROCHE, il eut comme successeurs DUMONSELLE ,puis André Joseph POTIER. La ville acquis l'immeuble vers 1737.La propriété fut transformé en atelier pour filer du lin de 1784 à 1786. Devant les impayés de la ville,les anciens propriétaires reprennent le château .Mai le 6 octobre 1810 ,elle décidait d'y installer les femmes de l'hospice.

En 1815 , le château fut occupé par les troupes anglaises et Hanovriennes . Puis ,à la même époque ,la Maréchaussée s'y installa pour une nouvelle fois, elle avait déjà occupé les lieux en 1790 et 1794. En 1820, l'immeuble revint entre les mains du propriétaire de l'époque, François DESCAMPS. Les propriétaires affectèrent l'immeuble à une fabrique de chaînes .Ce furent Hubert Dida  DESCAMPS (dit Mamilotte ) et NUEZ -DESCAMPS (dit Médar) qui créèrent les deux premières forges à chaînes. En 1826, DOREMIEUX-MIROUX et TISSON rachtèrent l'immeuble pour y créer une chaînerie importante . Le vieux Château MALPAIX disparut pour toujours. Ci-dessous ,la chaînerie DOREMIEUX à l'emplacement du Château MALPAIX:

                                                     

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                           LA RUE PIERRE MATHIEU DUMOULIN

            Au début du XIXème siècle , la ville avait aménagé la "Promenade du Clos" .Il n'existait aucune voie de communication directe entre cette avenue et la Grand Place .Seul , un chemin étroit passant entre les jardins de propriétés particulières  reliait l'antique "promenoir des moines " à la place , en passant sous la voute de l'échevinage (ancien hôtel de ville)où on n'avait pas encore eu la malencontreuse idée de construire l'escalier monumental actuel qui déforme complêtement ce bel édifice de la renaissance.(notes de Paul FASIAUX)

 Collection personnelle

 Photo:lucien

   La municipalité BRUNEAU-FLOUR (1878-188) acheta les terrains particuliers qui se trouvaient derrière l'échevinage (16 janvier 1885 , achat d'un terrain LENGLE  ,etc..) et put réaliser le boulevard de nos jours. BRUNEAU-FLOUR donna à la nouvelle avenue le nom de Pierre DUMOULIN , membre des cinq cents ,qui ,par son attitude énergique ,avait sauvé de la destruction la tour et l'échevinage. Ces monuments étaient appelés à disparaître en même temps que l'Abbaye toute entière et ce malgré les protestations du conseil municipal qui aurait voulu utiliser une partie des bâtiments comme bureaux de la Mairie , logements des Gendarmes ,etc.. 

 Le Conseil des Cinq-Cents est une assemblée législative française qui, avec le Conseil des Anciens, fut instituée par la Constitution de l'an III, adoptée par la Convention thermidorienne en août 1795 et mise en vigueur le 23 septembre 1795. Après le coup d'État du 18 Brumaire qui mit fin au Directoire, le Conseil des Cinq-Cents fut dissous par Bonaparte. Le Conseil des Cinq-Cents siégeait dans la salle du Manège (rue actuelle de Rivoli).Source: WIKIPEDIA

   L'avenue traverse dans toute sa longueur le terrain où s'élevait autrefois l'Abbaye. Il n'en reste qu'un seul vestige :le groupe de maisons situé prés du passage qui mène au théâtre .Ne quittons pas l'Avenuesans rappeler que l'école placée derrière l'hôtal de ville date de l'acquisition ,par la municipalité ,le 21 avril 1880 d'un jardin appartenant à M.FOURMEAUX-DESMOUTIERS.(Cette ancienne école a été transformée en bureaux pour la Mairie et l'hebdomadaire "La Vie Amandinoise" . Nombreux furent les jeunes "conscrits" qui passèrent dans ses murs lors de leur visite médicale en vue de leur future incorporation militaire . Lucien ) 

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                                                 PLACE DE L'EGLISE

                 RUE DERRIERE L'EGLISE

         Cette place est située sur une hauteurque nos ancêtres avaient appelée ""Mont des Cornets"". Elle était complêtement différente de celle que nous connaissons de nos jours. La 1ère église "ST MARTIN" (dont les premières fondations remontent aux environs de la création de l'Abbaye ,de même que la seconde qui la remplaça à la fin du XI° siècle) était orientée perpendiculairement à l'axe de l'église actuelle. Le chevet de l'église faisait face à l'hôpital .La rue de Valenciennes longeait alors la façade de l'hôpital , laissant un grand espace pour le développement de l'église. Autour de cet édifice , et principalement par derrière ,s'étendait le cimetière de la ville.

        La seconde église tombant en ruines ,on entreprit de 1783 à 1791 ,la construction de l'église actuelle. Au cours des fouilles nécessaires pour son édification , on découvrit des patères ,des lacrymatoires ,etc..(La patère est une coupe à boire évasée et peu profonde.Une patère est aussi un