![]()
1)LE GENIEVRE
Tous les anciens amandinois savent qu'il a existé une ,voire plusieurs distilleries de Genièvre dans notre commune . Cette boisson alcoolisée (de 40 à 49° selon la provenance) était consommée régulièrement par les ouvriers (avant et aprés la prise de travail) .Les bistrots,cafés,estaminets,restaurants ,brasseries étaient nombreux à proximité des usines ,chaineries et forges . Par exemple ,auprés des "Forges et Laminoirs" de MR.SIROT ,rue Henri DURRE , pas moins de sept(7) bistrots se disputaient la clientèle. Certains étaient plus fréquentés que d'autres , car aprés la première consommation ,le ou la propriétaire (ou les serveurs)versait une ""rasade"" gratuite ou laissait la bouteille d'alcool sur la table des ouvriers. Ceux ci n"hésitaient pas à se servir largement par la suite. L'ambiance de ces établissements était trés bonne,même si parfois ,le soir ,une bagarre se déclenchait ici ou là :pour une dame ou une partie de cartes perdues !
Donc avant leur travail ,les ouvriers allaient prendre une ""bistouille"" .Pour ceux qui l'ignorent ,la "bistouille" se prend dans une tasse de café . Au départ ,la cabaretière ou le cabaretier remplit la tasse d'un café fort. Le convive en consomme une partie ,puis complête la tasse par une "rasade" d'alcool ;ce dernier peut etre du Genevièvre ou du rhum. Une autre façon de consommer l'alcool est ce que l'on appelle ""faire un petit canard"".
(photo:lucien :un ptit canard avec du genièvre ou du rhume, le genièvre de HOULE titre 49°)
Une petite cuillère est disposée au dessus de la tasse de café ,on y dépose un morceau de sucre sur lequel est versé l'alcool . Une fois l'alcool absorbé par le sucre ce dernier est dégusté lentement ; où bien on le prenait à la " rincette".On consommait le café ,puis on versait dans la meme tasse l'alcool ,en le faisant tournoyer on ""rinçait"" le reste de café.
Un peu d'histoire sur le GENIEVRE: Source: la distillerie de WAMBRECHIES(Nord) :
Internet: www.wambrechies.com/fr/geniev/histo.htlm
et un site intéressant et curieux à voir: aupaysdeschtis.free.fr/Gastronomie/Genievre.php
L'alambic et l'alcool de grain
L'alambic est une invention égyptienne qui date de l'an 3000 av.jc. Il servait à fabriquer des parfums et du maquillage notamment (khôl : le fard à paupières). L'alambic fonctionne dans un but "sérieux" (l'alcool est utilisé comme médicament) au 3ème siècle ap. jc. Cette invention se transmet en Europe grâce à la religion.Les Irlandais apprennent par les Egyptiens le procédé de la distillation et de l'alambic. Ensuite, des moines irlandais transmettent ce savoir aux Hollandais, par l'intermédiaire de St Patrick dit-on et de St Colomban en Hollande. Parallèlement, les Arabes depuis l'Espagne ont aussi transmis ce savoir faire en Europe occidentale. C'est de là que viendrait l'orthographe et la prononciation des deux mots :
AL AMBIK : le vase, d'où l'alambic.
(production de la distillerie WAMBRECHIES )
AL KHÔL : l'alcool.
- Les baies de genévrier

Le genièvre, une boisson vieille de plusieurs siècles - L'origine du genièvre :Les alcools de grains distillés étaient très populaires en Hollande au 16ème siècle. Le genièvre tel qu'on le connaît naît dans l'officine de l'apothicaire De la Boe, chimiste, alchimiste, savant renommé et professeur à l'Université de Leyde. Sylvius ramène la teneur en alcool de l'eau de vie de grain et y ajoute le parfum des baies de genévrier. Il vend cet alcool sous le nom de Genova, comme remède contre les lumbagos et les courbatures (1595).
A la fin du 16ème siècle la distillerie Bols aux Pays-Bas commence à produire son genièvre. Dans les pays sans vigne les eaux de vie (et les bières) remplaçaient le vin. Au 16ème siècle l'eau de vie cesse donc d'être essentiellement un médicament pour devenir une boisson de consommation courante.
Le Genova arrive jusqu'en Angleterre, mais étant lourdement taxé il entre petit à petit dans la clandestinité à la fin du 17ème siècle. Le genièvre est rallongé avec de la térébenthine et d'autres "toxiques" pour au final donner ce que l'on appelle aujourd'hui "gin". Cet alcool n'a plus rien à voir avec le genièvre hollandais et encore moins avec le genièvre français pur grains. Le genièvre en France :Dès le 16ème siècle, des distilleries liées à la présence d'une agriculture céréalière sont signalées dans les contrées traversées par l'Escaut. Ces distilleries utilisent l'orge, le seigle et le blé comme matières premières. Au 17ème siècle le genièvre dit de `Schiedam' est importé en Flandres. Au 18ème siècle déjà les marins de Dunkerque et de Boulogne recherchaient particulièrement les étapes dans les ports hollandais "afin d'y faire dégustation et amples provisions de cette boisson de Schiedam qu'on disait si digérable".
C'est en 1775 que la première distillerie de genièvre est créée en France, à Dunkerque. Dans la région dunkerquoise, on comptait au début du 19ème siècle 11 distilleries de genièvre et 31 alambics de 30 hectolitres chacun, dont les drêches nourrissaient 1000 têtes de bétail (et qui fournissaient assez d'engrais pour 500 hectares de terre).Au début du 20ème siècle, une centaine de distilleries dans la région Nord-Pas de Calais produit une eau de vie de grain parfumée aux baies de genévrier. Le genièvre est devenu en quelques années la boisson préférée des ouvriers du textile ou des mines de la région. C'est alors un produit très populaire, consommé la plupart du temps le matin pour se donner le courage d'aller à l'usine ou de descendre dans la mine.
LE GENIEVRE A SAINT- AMAND
En 1805 ,un hollandais ,VANAUTREVE (pourrait s'agir de Jean VANAUTREVE,selon David QUENEHERVE),arrive à SAINT -AMAND. Il achète la demeure et la faiencerie de FLESCHER ,rue Davaine,dont les biens étaient mis en vente ,comme biens nationaux. (source:L'ECLAIR de ST AMAND,n°44 du 02/11/1947). A l'exposition d'AMSTERDAM de 1835,il parvient à battre les meilleurs genievres hollandais. Benjamin-Casimir DAVAINE épousa sa fille Catherine Louise VANAUTREVE(1778/1821), il continua la fabrication du genièvre qui resta toujours dans sa famille,entre les mains de ses descendants succesifs.
Son fils,Jules DAVAINE-BOUCHART né en 1816 reprit la succesion,tandis que ses frères,Casimir ,comme médecin, Napoléon comme ingénieur, s'illustraient dans le domaine scientifique
.
(photo lucien:Casimir DAVAINE)
La distillerie fut ensuite la propriété de Eugène ,Casimir et Jules DAVAINE. Benjamin DAVAINE avait créé un moulin à ventpour broyer le seigle;il disparait avec la découverte de la machine à vapeur.DAVAINE traitait alors directement les seigles dans sa distillerie.


Photos :Daniel Thuru (collection personnelle) .A la braderie de LILLE Bruno BARBIEUX appartenant au forum de Généalogie de ST AMAND-les-EAUX a eu la chance d'acquérir une
publicité identique. Il s'est empressé de faire connaître et de partager sa découverte ,en nous faisant parvenir la photo de cette affiche publicitaire.

Ci-dessus,une publicité parue en 1925 dans une Edition émise par l'imprimerie Leonte & Debienne ,notice concernant la Tour et l'hôtel de ville (colection personnelle de Michel BOULOGNE de ST AMAND)
Un autre VANAUTREVE ,son frère sans doute,Jean-Emmanuel ,marié à Anne Marie DECOURRIERE,avait aussi ,en 1819, une distillerie rue de Tournay,dans l'ancienne maison des receveurs de l'abbaye.Le 07 août 1818,il demande l'autorisation de créer une brasserie. Aprés sa mort, l'affaire fut vendue le 07 juillet 1846 et la maison fut acquise par MADOUX qui la céda ,à son tour, à BOUCHART-MADOUX.
Nous avons retrouvé dans les archives (Paul FASSIAUX) l'autorisation qui était renouvelée à VANAUTREVE ,en 1818,de fabriquer du Genièvre. Elle lui fut accordée à la condition de traiter uniquement des grains étrangers (Pourquoi ??).
En 1815,il existait un autre distillateur de genièvre qui appartenait à un sieur DESILVE. Il était installé dans la rue du Boufentiau (ancienne rue Impériale ,puis Nationale et de nos jours :rue du 18 juin).
Roger MADOUX avait ouvert une distillerie en 1836,au numéro 35 de la rue d'Orchies.Un certain Emile ROGER reprends la distillerie de ROGER-MADOUX, il y installe une machine à vapeur le 1er septembre 1853.Aprés 1870,on ne trouve plus trace de cette distillerie. D'autres distilleries ont existé de façon trés éphèmère:BEILLIARD-ROMBERT ,72 rue d'Orchies; Pierre CHIRET-MASSART ,dans la même rue. En 1844, il est noté la vente de la distillerie de HOCK Constantin,existant depuis 1833 au n°31 de la rue de Condé(rue Louise de BETTIGNIES de nos jours). Vers 1890,Emile LESAGE ,installé ruelle du Cinéma (pas trouvé) ; DEBOVE qui est propriétaire d'une vinaigrerie sise rue Davaine ,aurait aussi distillé du genièvre. Enfin Eugène BARBIEUX ,installé rue du BRUILLE ,fabriquait une liqueur ""l'ERMITE"",dont il arrêta la fabrication en 1914. Lorsque la distillerie DAVAINE arrête ,la production fut poursuivie à HERGNIES ,sous la même appellation.( nous sommes intéressé pour toutes informations concernant la date d'arrêt de la distillerie Davaine et la personne ayant reprit l'activité sur HERGNIES). De nos jours ,dans le Nord Pas-de-Calais ,il reste trois distilleries de genièvre: LOOS,WAMBRECHIES et HOULE.
RAPPEL : l'abus d'alcool est nuisible à la santé ,à consommer avec modération.
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
DISTILLERIE DE BETTERAVES
En 1855,il y a à ST AMAND,deux distilleries d'alcool de betteraves,produisant 5.000 hectolitres par an. (les distilleries de genièvre sortent ,la même année ,1800 hectolitres). Nous avons relevé (Paul FASSIAUX)l'entreprise de BAUDRAIN-DOUCHY et Cie. Son principal concurrent était la Société DESSE-TALMANT et Cie.Le successeur de cette société fut LEMER-TALMANT en 1868, il possèdait également une sucrerie au Thumelart. Ces distilleries disparurent en même temps que les sucreries.
LAITERIE
En 1829,VANESSE et consorts fondent une laiterie , 42 Faubourg 'Orchies.Leur but :ramasser du lait dans la région, de le pasteuriser et de l'expédier vers ROUBAIX.Ils durent cesser leur activité ,n'ayant pas trouvé assez de lait pour faire tourner leur installation.
LES MALTERIES
Une""malterie""est une fabrique de malt tirée à partir de l'orge germée artificiellement ,séchée et réduite en farine.Ce malt est utilisé pour la fabrication de la bière. C'est donc souvent auprés des brasseries ou à l'intérieur même de ces établissements que l'on trouve une malterie. La première malterie amandinoise fut crée par Casimir BOUCHART,qui avait acheté la brasserie CRUDENAER, au 42 du faubourg d'Orchies. Vers 1880 ,avec le directeur SINOT , on construisit les ""tourailles ""( lieu où l'orge est mis à germer) .Plus tard la malterie passe sous le contrôle de René BOUCHART ;puis la Malterie devient ""MALTERIE FRANCO BELGE"".Elle a comme directeurs successifs Léo CANIPEL et AUDONNEAU. En 1918 , les Allemands prirent ou détruisirent tout le matériel. L'immeuble fut vendu et la fabrication du malt fut concentrée dans l'usine de PROUVY mieux outillé et profitant de L'Escaut.
DREYFUS de Valenciennes ,avait acheté la tuilerie BERTECHE,sise rue de la Scarpe et en avait fait une malterie pneumatique. René BOUCHART acheta l'affaire, puis décid d ramener toute sa fabrication à PROUVY ( déjà les délocalisations !) ,l'immeuble fut cédé à la manufacture de faïence du Moulin des loups en 1910.
&&&&&&&&&&&&&&&&
Nos prochains articles :les Forges et Laminoirs , les chaîneries , les moulins de ST AMAND LES EAUX et petite histoire des rues de la ville.
&&&&&&&&&&&&&&&&&
Un commentaire ,une remarque ,une suggestion ,une erreur constatée ,vous voulez apporter votre contribution (ex: apport de photos personnelles) contacter nous:ptitloup6@hotmail.fr
Vous désirez assister "L'HISTORIAL AMANDINOIS"",devenir membre , contacter l'Association 42 rue Henri Barbusse 59230 ST AMAND LES EAUX.Tél :03 27 48 90 95 ou mail : historial-amandinois@tiscali.fr
Vous appréciez ce blog ,communiquer son adresse à vos amis ,famille et connaissances.

ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander


Il eu de nombreux successeurs :VALLEZen 1868, DEBOVE qui était distillateur , DELFOSSE Louis ,QUESNOY ET HERBO et enfin BIREMBAUT qui céda la vinaigrerie à MR.CAPPIAUX vers 1919. Ce dernier rebatit l'usine complêtement. Il fut tué en 1939 à DOUAI ,par les balles allemandes . La vinaigrerie passe alors à son gendre .DUCOUROUBLE.
( Photo:source Historial Amandinois)
(briques rouges )
(ci-contre une cimenterie moderne)
SOUFFLET-LEBLOND avait une fabrique de chaux en 1893,il occupait 6 ouvriers. La famille ROSSIGNOL de 1868 à 1893?IL était entrepreneur en batiements. Nous citons également :POUTRE en 1902 à l'Avenue du Clos; DHERBOMEZ au faubourg d'Orchies ; LEBACQZ , Fernand LEMAIRE et enfin VION au Faubourg de TOURNAI .




(photo:un tordoir )
huile 
""L'IMPERIAL" du 22/11/1848,reproduit une annonce de DEFFRENNE et Co fabricant d'huile à ST AMAND,exploitant le procédé EVRARD et offrant de l'huile pour machines,de l'huile pour horloges,de la graisse à piston, Dépôt: 31 rue de Paris à VALENCIENNES.On distillait dans cette usine des matières grasses pour récupérer de la graisse à voiture.En 1863 ,EVRARD cède son affaire à une Société travaillant le pétrole.On appelait alors cette affaire :la fabrique MALINGRET ,du nom de son directeur. Devant la dangérosité de cette fabrique ,le conseil municipal ,dans sa séance du 13 novembre 1863,interdi à la Société de continuer son exploitation pour laquelle ellen'avait pas les autorisations suffisantes.L'ordre du Conseil fut négligé. Une nuit un alambic prit feu causant un immence incendie qui amena la disparition définitive de l'usine. Sur son emplacement ,on construisit ,en 1867,une école.
( photo:ici un "bec de gaz"" ,aprés 1815,servant à l'éclairage public)
du Nord crée par les membres de la famille EGO . Hors ,nos recherches nous permettent d'affirmer que d'autres tanneries ont été présentes à ST AMAND LES EAUX ; ainsi que
des
servait ,autrefois,
)
Charles DEROUBAIX ,originaire d'Orchies ,qui se déclare fabicant de chandelles ,dans un atelier sis rue d'Orchies
. En 1850 ,on trouve Olivier ALEXANDRE ,né en 1815,qui aura comme susccesseur de 1858 à 1870 Olivier RAVEZ installé 19 rue Davaine.L'affaire se poursuit , en 1884 , avec RAVEZ Albert , et
en 1892 par Ghys RAVEZ. On peut encore citer Vaillant BERQUIN qui était installé
industrielle qui y fut anecdotique , tandis qu'à COMINES(BELGIQUE), par opposition à
COMINES-WARNETON(FRANCE), où elle prit son essor en 1719, elle continue de nos jours à y prospérer:
Amand les eaux (Nord) est celle d'une activité
industrielle qui y fut plutôt anecdotique, tandis qu'à Comines (-Belgique, par opposition à Comines-Warneton, en France), où elle prit son essor en 1719, elle continue de nos jours à y
prospérer.
des deux côtés de la Lys depuis
le XIVè siècle, créa la première manufacture de rubans de lin à Comines-Belgique.
itions contre les Nerviens, les Sénons et les Ménapiens, après avoir passé le Rhin. Il est
probable que, toutes les forêts rencontrés jusqu?à Boulogne, c?est à dire jusqu?à la mer, faisaient partie pour lui de la forêt hercynienne, dont celle de St Amand., beaucoup plus étendue alors
que de nos jours. 
Dans l'Industrie pharmaceutique,certaines préparations
liquides sont filtrées sur du charbon de bois en grain.Des granulés ou des gellules de charbon en poudre sont indiquées pour traiter le météorisme. C?est surtout le traitement de l?eau qui est
grand consommateur de charbon végétal lorsque l?on produit de l?eau potable à partir d?un cours d?eau. C?est l?étage ultime de filtration, à l?issue de traitements de clarification, de manière à
éliminer en particulier les mauvais goûts qui pourraient subsister. On utilise alors le plus souvent du charbon actif en grain, charbon de bois ou charbon de noix de coco,