Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Jeudi 27 juillet 2006

 

 

1)LE GENIEVRE  

 

            Tous les anciens amandinois savent qu'il a existé une ,voire plusieurs distilleries de Genièvre dans notre commune . Cette boisson alcoolisée (de 40 à 49° selon la provenance) était consommée régulièrement par les ouvriers (avant et aprés la prise de travail) .Les bistrots,cafés,estaminets,restaurants ,brasseries étaient nombreux à proximité des usines ,chaineries et forges . Par exemple ,auprés des "Forges et Laminoirs" de MR.SIROT ,rue Henri DURRE , pas moins de sept(7) bistrots se disputaient la clientèle.            Certains étaient plus fréquentés que d'autres , car aprés la première consommation ,le ou la propriétaire (ou les serveurs)versait  une ""rasade"" gratuite ou laissait  la bouteille d'alcool sur la table des ouvriers. Ceux ci n"hésitaient  pas à se servir largement par la suite. L'ambiance de ces établissements était trés bonne,même si parfois ,le soir ,une bagarre se déclenchait ici ou là :pour une dame ou une partie de cartes perdues ! 

         Donc avant leur travail ,les ouvriers allaient prendre une ""bistouille"" .Pour ceux qui l'ignorent ,la "bistouille" se prend dans une tasse de café . Au départ ,la cabaretière ou le cabaretier remplit la tasse d'un café fort. Le convive en consomme une partie ,puis complête la tasse par une "rasade" d'alcool ;ce dernier peut etre du Genevièvre ou du rhum. Une autre façon de consommer l'alcool est ce que l'on appelle ""faire un petit canard"".          

(photo:lucien :un ptit canard avec du genièvre ou du rhume, le genièvre de HOULE titre 49°)

 Une petite cuillère est disposée au dessus de la tasse de café ,on y dépose un morceau de sucre sur lequel est versé l'alcool . Une fois l'alcool absorbé par le sucre  ce dernier est dégusté lentement ; où bien on le prenait à la " rincette".On consommait le café ,puis on versait dans la meme tasse l'alcool ,en le faisant tournoyer on ""rinçait"" le reste de café.

     Un peu d'histoire sur le GENIEVRE:  Source: la distillerie de WAMBRECHIES(Nord) :  

    Internet: www.wambrechies.com/fr/geniev/histo.htlm    

  et un site intéressant et curieux à voir: aupaysdeschtis.free.fr/Gastronomie/Genievre.php

    (production de la distillerie WAMBRECHIES  )                           

   L'alambic et l'alcool de grain

 

 

L'alambic est une invention égyptienne qui date de l'an 3000 av.jc. Il servait à fabriquer des parfums et du maquillage notamment (khôl : le fard à paupières). L'alambic fonctionne dans un but "sérieux" (l'alcool est utilisé comme médicament) au 3ème siècle ap. jc. Cette invention se transmet en Europe grâce à la religion.Les Irlandais apprennent par les Egyptiens le procédé de la distillation et de l'alambic. Ensuite, des moines irlandais transmettent ce savoir aux Hollandais, par l'intermédiaire de St Patrick dit-on et de St Colomban en Hollande. Parallèlement, les Arabes depuis l'Espagne ont aussi transmis ce savoir faire en Europe occidentale. C'est de là que viendrait l'orthographe et la prononciation des deux mots :

 

 

 

AL AMBIK : le vase, d'où l'alambic.
AL KHÔL : l'alcool.

 

 

  • Les baies de genévrier  

    Le genièvre, une boisson vieille de plusieurs siècles  
  •  L'origine du genièvre :Les alcools de grains distillés étaient très populaires en Hollande au 16ème siècle. Le genièvre tel qu'on le connaît naît dans l'officine de l'apothicaire De la Boe, chimiste, alchimiste, savant renommé et professeur à l'Université de Leyde. Sylvius ramène la teneur en alcool de l'eau de vie de grain et y ajoute le parfum des baies de genévrier. Il vend cet alcool sous le nom de Genova, comme remède contre les lumbagos et les courbatures (1595).
         A la fin du 16ème siècle la distillerie Bols aux Pays-Bas commence à produire son genièvre. Dans les pays sans vigne les eaux de vie (et les bières) remplaçaient le vin. Au 16ème siècle l'eau de vie cesse donc d'être essentiellement un médicament pour devenir une boisson de consommation courante.
      Le Genova arrive jusqu'en Angleterre, mais étant lourdement taxé il entre petit à petit dans la clandestinité à la fin du 17ème siècle. Le genièvre est rallongé avec de la térébenthine et d'autres "toxiques" pour au final donner ce que l'on appelle aujourd'hui "gin". Cet alcool n'a plus rien à voir avec le genièvre hollandais et encore moins avec le genièvre français pur grains. Le genièvre en France :Dès le 16ème siècle, des distilleries liées à la présence d'une agriculture céréalière sont signalées dans les contrées traversées par l'Escaut. Ces distilleries utilisent l'orge, le seigle et le blé comme matières premières. Au 17ème siècle le genièvre dit de `Schiedam' est importé en Flandres. Au 18ème siècle déjà les marins de Dunkerque et de Boulogne recherchaient particulièrement les étapes dans les ports hollandais "afin d'y faire dégustation et amples provisions de cette boisson de Schiedam qu'on disait si digérable".
      C'est en 1775 que la première distillerie de genièvre est créée en France, à Dunkerque. Dans la région dunkerquoise, on comptait au début du 19ème siècle 11 distilleries de genièvre et 31 alambics de 30 hectolitres chacun, dont les drêches nourrissaient 1000 têtes de bétail (et qui fournissaient assez d'engrais pour 500 hectares de terre).Au début du 20ème siècle, une centaine de distilleries dans la région Nord-Pas de Calais produit une eau de vie de grain parfumée aux baies de genévrier. Le genièvre est devenu en quelques années la boisson préférée des ouvriers du textile ou des mines de la région. C'est alors un produit très populaire, consommé la plupart du temps le matin pour se donner le courage d'aller à l'usine ou de descendre dans la mine
    .

                                          LE GENIEVRE A SAINT- AMAND  

                En 1805 ,un hollandais ,VANAUTREVE (pourrait s'agir de Jean VANAUTREVE,selon David QUENEHERVE),arrive à SAINT -AMAND. Il achète la demeure et la faiencerie de FLESCHER ,rue Davaine,dont les biens étaient mis en vente ,comme biens nationaux. (source:L'ECLAIR de ST AMAND,n°44 du 02/11/1947).  A l'exposition d'AMSTERDAM de 1835,il parvient à battre les meilleurs genievres hollandais. Benjamin-Casimir DAVAINE épousa sa fille Catherine Louise VANAUTREVE(1778/1821), il continua la fabrication du genièvre qui resta toujours dans sa famille,entre les mains de ses descendants succesifs.

                Son fils,Jules DAVAINE-BOUCHART né en 1816 reprit la succesion,tandis que ses frères,Casimir ,comme médecin, Napoléon comme ingénieur, s'illustraient dans le domaine scientifique

                                     . 

                                                 (photo lucien:Casimir DAVAINE)

 La distillerie fut ensuite la propriété de Eugène ,Casimir et Jules DAVAINE. Benjamin DAVAINE avait créé un moulin à ventpour broyer le seigle;il disparait avec la découverte de la machine à vapeur.DAVAINE traitait alors directement les seigles dans sa distillerie.             

 

  Photos :Daniel Thuru (collection personnelle) .A la braderie de LILLE  Bruno BARBIEUX appartenant au forum de Généalogie de ST AMAND-les-EAUX  a eu la chance d'acquérir une

publicité identique. Il s'est empressé de faire connaître et de partager sa découverte ,en nous faisant parvenir la photo de cette affiche publicitaire.

                                     

 

   Ci-dessus,une publicité parue en 1925 dans une Edition émise par l'imprimerie Leonte & Debienne ,notice concernant la Tour et l'hôtel de ville (colection personnelle de Michel BOULOGNE de ST AMAND)

   

   

               

Un autre VANAUTREVE ,son frère sans doute,Jean-Emmanuel ,marié à Anne Marie DECOURRIERE,avait aussi ,en 1819, une distillerie rue de Tournay,dans l'ancienne maison des receveurs de l'abbaye.Le 07 août 1818,il demande l'autorisation de créer une brasserie. Aprés sa mort, l'affaire fut vendue le 07 juillet 1846 et la maison fut acquise par MADOUX qui la céda ,à son tour, à BOUCHART-MADOUX.

               Nous avons retrouvé dans les archives (Paul FASSIAUX) l'autorisation qui était renouvelée à VANAUTREVE ,en 1818,de fabriquer du Genièvre. Elle lui fut accordée à la condition de traiter uniquement des grains étrangers (Pourquoi ??).

               En 1815,il existait un autre distillateur de genièvre qui appartenait à un sieur DESILVE. Il était installé dans la rue du Boufentiau (ancienne rue Impériale ,puis Nationale et de nos jours :rue du 18 juin).

               Roger MADOUX avait ouvert une distillerie en 1836,au numéro 35 de la rue d'Orchies.Un certain Emile ROGER reprends la distillerie de ROGER-MADOUX, il y installe une machine à vapeur le 1er septembre 1853.Aprés 1870,on ne trouve plus trace de cette distillerie. D'autres distilleries ont existé de façon trés éphèmère:BEILLIARD-ROMBERT ,72 rue d'Orchies; Pierre CHIRET-MASSART ,dans la même rue. En 1844, il est noté la vente de la distillerie de HOCK Constantin,existant depuis 1833 au n°31 de la rue de Condé(rue Louise de BETTIGNIES de nos jours). Vers 1890,Emile LESAGE ,installé ruelle du Cinéma (pas trouvé) ; DEBOVE qui est propriétaire d'une vinaigrerie sise rue Davaine ,aurait aussi distillé du genièvre. Enfin Eugène BARBIEUX ,installé rue du BRUILLE ,fabriquait une liqueur ""l'ERMITE"",dont il arrêta la fabrication en 1914. Lorsque la distillerie DAVAINE arrête ,la production fut poursuivie à HERGNIES ,sous la même appellation.( nous sommes intéressé pour toutes informations concernant la date d'arrêt de la distillerie Davaine et la personne ayant reprit l'activité sur HERGNIES). De nos jours ,dans le Nord Pas-de-Calais ,il reste trois distilleries de genièvre: LOOS,WAMBRECHIES et HOULE.

RAPPEL : l'abus d'alcool est nuisible à la santé ,à consommer avec modération.

             

                                                        &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

 

 

                                                        DISTILLERIE DE BETTERAVES

      En 1855,il y a à ST AMAND,deux distilleries d'alcool de betteraves,produisant 5.000 hectolitres par an. (les distilleries de genièvre sortent ,la même année ,1800 hectolitres). Nous avons relevé (Paul FASSIAUX)l'entreprise de BAUDRAIN-DOUCHY et Cie. Son principal concurrent était la Société  DESSE-TALMANT et Cie.Le successeur de cette société  fut LEMER-TALMANT en 1868, il possèdait également une sucrerie au Thumelart. Ces distilleries disparurent en même temps que les sucreries.

                                                  LAITERIE

    En 1829,VANESSE et consorts fondent une laiterie , 42 Faubourg 'Orchies.Leur but :ramasser du lait dans la région, de le pasteuriser et de l'expédier vers ROUBAIX.Ils durent cesser leur activité ,n'ayant pas trouvé assez de lait  pour faire tourner leur installation.

                                                            LES MALTERIES

    Une""malterie""est une fabrique de malt tirée à partir de l'orge germée artificiellement ,séchée et réduite en farine.Ce malt est utilisé pour la fabrication de la bière. C'est donc souvent auprés des brasseries ou à l'intérieur même de ces établissements que l'on trouve une malterie. La première malterie amandinoise fut crée par Casimir BOUCHART,qui avait acheté la brasserie CRUDENAER, au 42 du faubourg d'Orchies. Vers 1880 ,avec le directeur SINOT , on construisit les ""tourailles ""( lieu où l'orge est mis à germer) .Plus tard la malterie passe sous le contrôle de René BOUCHART ;puis la Malterie devient ""MALTERIE FRANCO BELGE"".Elle a comme directeurs successifs  Léo CANIPEL et AUDONNEAU. En 1918 , les Allemands prirent ou détruisirent tout le matériel. L'immeuble fut vendu et la fabrication du malt fut concentrée dans l'usine de PROUVY mieux outillé et profitant de L'Escaut.

      DREYFUS de Valenciennes ,avait acheté la tuilerie BERTECHE,sise rue de la Scarpe et en avait fait une malterie pneumatique. René BOUCHART acheta l'affaire, puis décid d ramener toute sa fabrication à PROUVY ( déjà les délocalisations !) ,l'immeuble fut cédé à la manufacture de faïence du Moulin des loups en 1910.

                                                                               &&&&&&&&&&&&&&&&

      Nos prochains articles :les Forges et Laminoirs , les chaîneries , les moulins de ST AMAND LES EAUX et petite histoire des rues de la ville.

                                                           &&&&&&&&&&&&&&&&&

   Un commentaire ,une remarque ,une suggestion ,une erreur constatée ,vous voulez apporter votre contribution (ex: apport de photos personnelles) contacter nous:ptitloup6@hotmail.fr

   Vous désirez assister "L'HISTORIAL AMANDINOIS"",devenir membre , contacter l'Association 42 rue Henri Barbusse 59230 ST AMAND LES EAUX.Tél :03 27 48 90 95 ou mail : historial-amandinois@tiscali.fr

   Vous appréciez ce blog ,communiquer son adresse à vos amis ,famille et connaissances.

                                                               

par Lucien publié dans : historial.amandinois
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 15 juillet 2006

 

 

    

  Poursuivant nos recherches sur les anciennes industries de St AMAND - LES-EAUX , il apparaît que notre ville a eu des Sucreries ,des vinaigreries , des distilleries de vinaigre et de Genièvre.

                                                                     I- LES SUCRERIES

    A) HISTORIQUE : Le sucre est tirée à partir du jus de betterave ou de la canne à sucre , cette dernière est plutôt cultivée dans des pays chauds (Martinique ,Guadeloupe ,Cuba,etc.... En France ,le sucre est produit à partir de betteraves.              

     

(1)betterave sucrière(photo:M.JORION).2),champ de cannes à sucre,3) sucre en morceaux:blanc pour le sucre de betterave et roux pour la canne à sucre.°

 La betterave était cultivée ,en France ,depuis le XVII ème siècle. Il faut attendre le blocus continental ,décrêté par NAPOLEON ,par le décret de Berlin de novembre 1806, pour trouver le moyen pratique d'en extraire le sucre. Les terres de la région de ST AMAND convenaient à la culture de la betterave.Des sucreries ne tardèrent pas à s'élever un peu partout ,chaque village en avait une( source  :L'éclair ST AMAND,N°47 du 23/11/1947)

  Rappelons que le blocus continental avait pour but d'isoler l'ANGLETERRE du reste de l'EUROPE :  Sans contestation, la France est la grande bénéficiaire du système continental. Les pays alliés et conquis devaient acheter des produits bruts ou transformés venant des manufactures françaises. Ce système entraîne, parallèlement, le développement de plusieurs grandes inventions telles que la fabrication du sucre de betterave, la filature mécanique du lin ou la préparation de la garance et du pastel. (source WIKIPEDIA)

         Sous Louis PHILIPPE ,une lutte s'engage entre le sucre de canne ,dit sucre indigène et le sucre de betteraves. Pour mieux vendre le sucre de canne ,ce dernier fut détaxé. Au XXème siècle ,pour cette cause , en particulier ,et pour d'autres causes liées à la politique d'alors ,on assista à plusieurs crises de l'industrie sucrière. De nombreuses sucreries disparaissent ,puis de nombreuses autres furent détruites au cours de la guerre 14/18. Elles ne se sont jamais relevées de leurs ruines. Par la suite ,les sucreries se sont regroupées pour constituer des grands groupes.

       1) A ST AMAND, a existé la sucrerie ""BAYARD"";ce dernier était un grand financier.Il fut propriétaire jusqu'à cinq sucreries,y compris celles de MARCHIENNES et ST AMAND . Dans cette ville ,la sucrerie se trouvait à l'emplacement de la Faiencerie de la gare de la Société Amandinoise.      En 1852,l'usine enploie 110 hommes la nuit et 120 hommes le jour.Elle traite ,par an, 10.080.000 KGS de betteraves ,provenant de 252 hectares.Ce qui donne: 486.637 Kgs de sucre et 79.900 de mélasse.

     Aprés la guerre de 1870,la sucrerie est vendue à un dénommé MOTTEZ qui l'exploite durant quelques années.Son frère possède une sucrerie à HAMAGE. Par la suite , la sucrerie de ST AMAND fut vendue à DAIX .En 1890 , DAIX crée une socièté anonyme et finalement cesse l'exploitation. Un sieur DUSURQUET fut nommé par les créanciers de DAIX pour reprendre l'exploitation.Il n'y parvint pas et finalement la fabrique fut vendue à la SOCIETE AMANDINOISE DE FAIENCERIE.

     2)La sucrerie du THUMELART : EN 1857 ,DESSE ,TALMANT et Cie ont fondé une sucrerie à peu de distance de la Scarpe. En 1876,elle occupe 250 ouvriers , à l'époque où MOTTEZ en avait 300. L'affaire fut continué par LEMER-TALMANT, mais les industriels durent renoncer. Un nouveau systhème de traitement de la betterave , les obligeait à rénover entièrement leurs matériels. Hélas ,les finances n'étaient pas au rendez vous.

                                                                               &&&&&&&&&&&

 B) CHOCOLATERIE: En 1828 un sieur FASSIAUX fait une demande d'autorisation de créer une fabrique de ce genre ,mais elle ne fut ,sans doute ,jamais réalisée, car on n'en trouve plus aucune trace aprés cette date.

                                                                             &&&&&&&&&&&&&&&

                                                                        2 )VINAIGRERIE

      (source Journal ECLAIR ST AMAND)  Dans le Nord, on fabrique généralement le vinaigre avec des vins de faible degré et en leur adjoignant un ferment le ""mycoderma aceti"". Cette industrie fut introduite ,à ST AMAND, par un chimiste :Georges MESSERCHNITT .Sa vinaigrerie fut d'abord installée rue des Anges, puis rue Davaine en 1853, dans un immeuble situé à l'angle de la ruelle Desbonnet exploité autrefois comme brasserie par PETIAUX-BARBIEUX et J B BARBIEUX..

     MESSERCHNITT a pris un brevet en 1852 pour un appareil à distiller et en 1853 il prend un autre brevet pour la fabrication du vinaigre double. Il eu de nombreux successeurs :VALLEZen 1868, DEBOVE qui était distillateur , DELFOSSE Louis ,QUESNOY ET HERBO et enfin BIREMBAUT qui céda la vinaigrerie à MR.CAPPIAUX vers 1919. Ce dernier rebatit l'usine complêtement. Il fut tué en 1939 à DOUAI ,par les balles allemandes . La vinaigrerie passe alors à son gendre .DUCOUROUBLE.

  ( Photo:source Historial Amandinois)

   A l'entrée de la rue du WACQ existait également une vinaigrerie tenue par M.QUAREZ ,en 1853.En 1914, tout le matériel fut emporté par les Allemands.

                                                                                  3)  INDUSTRIE DU BATIMENT

    La région Valenciennoise possède des gisements importants d'argile à briques qui permettent l'installation de fours continus à grand rendement. Il n'en est pas de même à ST AMAND où l'argile se présente en simple poche  vite épuisée.(Eclair amandinois n°47 du 23/11/1947 ,Paul FASSIAUX directeur).   Le briquetier amandinois est obligé de cuire ses briques dans un four dit ""Four Flamand"".On constitue un tas énorme de briques à cuire au milieu duquel on aménage des ouvertures.On allume un feu dans chaque ouverture, que l'on continue jusqu'au moment où l'ensemble des briques a subi le degré de cuisson voulu. Le procédé est onéreux ,il donne des briques trop cuites ou pas assez.C'est la seule façon d'xploiter les pauvres gisements d'argile de ST AMAND.

   (briques rouges )              (ci-contre une cimenterie moderne)

    Il n'ya pas de grandes exploitations de fabricants de briques. Vers 1870, on relève les noms de :BARBIEUX-JOSSON, ce dernier est aussi fabricant de tuiles ,BARBIEUX-DESAUW, BEAUBOUTIQUE et plus près de nous la famille HOUZE ,Emile DAVAINE. Généralement ,il est reconnu que les grandes entreprises de maçonnerie  fabriquent leurs briques eux même. BARBIEUX-JOSSON fabriquait des tuiles vers 1839, prés de la scarpe et au lieu-dit ""La pannerie"".La terre provenait de FLINES LEZ MORTAGNEet elle arrivait par péniche.Cette fabrication continua de père en fils jusque 1900.La concurrence de la tuile mécanique fut la plus forte.

    Un gendre de MOTTEZ ,fabricant de sucre, BERTECHE, a construit ,rue de la Scarpe ,une tuilerie mécanique.Mais handicapé ,par rapport à ses concurrents,il  doit faire venir l'argile de FLINES, le coût de la tuile se révele trés élevé. Il doit vendre son immeuble à la famille DREYFUS de Valenciennes, qui en fit une malterie pneumatique.Cette malterie passe sous le contrôle de René BOUCHART ,puis à la manufacture de faience du Moulin des Loups.

                                                                              4)CHAUX ET CIMENTS

   La ville de ST AMAND a connu des industriels qui traitaient ,eux-même, dans des fours,la pierre à chaux de TOURNAY. Ils fabriquaient du ciment. L'Eclair de ST AMAND cite notamment: Joseph FOUCART 58 rue de Condé, qui en 1656 ,avait deux fours coniques ,rue du Marillon. BLOQUIAU Casimir ,qui était installé rue de Condé vers 1862-1870. DEBAISIEUX-GOUY,installé à ses débuts ,rue de Condé ,transporte son affaire en 1872 rue de Valenciennes ,il y adjoint une fabrique de carreaux. En 1913,il cesse ses activités. Henri de BETTIGNIES ,aprés la fermeture de sa faiencerie ,s'installe rue de Condé  dans l'ancienne maison des SENELAR (la Maison et les bâtiments sont toujours existants),c'est là que nait Louise de BETTIGNIES la célèbre héroine. SOUFFLET-LEBLOND  avait une fabrique de chaux en 1893,il occupait 6 ouvriers. La famille ROSSIGNOL de 1868 à 1893?IL était entrepreneur en batiements. Nous citons également :POUTRE en 1902 à l'Avenue du Clos; DHERBOMEZ au faubourg d'Orchies ; LEBACQZ , Fernand LEMAIRE  et enfin VION au Faubourg de TOURNAI .

                                                                          &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

                                                                                      5)L'AMEUBLEMENT

      La proximité de la forêt permit  à certains métiers du bois de voir le jour , notamment dans l'ameublement. La fabication des meubles prend une grande extention à ST AMAND. Parmi les fabricants ,nous citons: DELCOURT Henri qui succède à son père Casimir  né en 1816.Ils sont ébénistes et installés rue d'Orchies. LEMAIRE est également installé rue d'Orchies,ainsi que DESPINOY,LESNE. THIEBAUT-THURU place du Jet d'eau; GARDIN Frères rue Thiers, BEAUREPAIRE, LESAGE ,BRIEZ ,CUVELIER-CARLIER furent des grands noms dans l'ameublement des familles.   Cet ameublement est pratiquement le même pour tous: lit ,garderobe ,table ronde,chaises, commode ,Le tout était généralement en cerisier verni.   

                                                 

 

      D'autres métiers liés au bois virent le jour .La capitation de 1746(AD LILLE) signale 6 scieurs de bois,petits patrons travaillant seuls ou avec un ou deux ouvriers. En 1830,à ST AMAND ,on signale 20 hommes désignés comme ""scieurs de long "". 

Une statistique de 1852 mentionne comme patrons de scieries :DUBIEZ et MOLIMEZ ,occupant 4 ouvriers. DORCHIES-MASSEZ avec 5 ouvriers, rue Nationale. MALINGRE-DESILVE travaillait avec 2 ouvriers.Il eut également la scierie NIEUVIART au faubourg d'Orchies ,La scierie MIOT le long de la scarpe dans l'ancienne fonderie PERIN.  Le peublier et le bois de chêne étaient également utilisés, surtout le chêne pour la construction des péniches en bois. Pratiquement ,les scieries disparurent lorsque cessa la construction des bateaux en bois.

  

       

                                                                             

                                                                &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

                                                                           6)LES TORDOIRS-LES SAVONNERIES

  ( Extraits de L'ECLAIREn°51 du dimanche 21 décembre 1947,Directeur Paul FASSIAU. Sources del'intéressé : Archives départementales à LILLE , Bibliothèque de VALENCIENNES .)     

    Nous savons que la commune de SAINT -AMAND possédait de nombreux moulins ; de nos jours ,il reste le Moulin Blanc dans le quartier du même nom et une reproduction du Moulin des Loups sité à l'intersection de la rue Henri Durre et la rue de la Collinière. Les moulins servaient à broyer les grains de blé ,d'orge et autres céréales , pour obtenir une farine. Certains moulins ont été voué à la production de l'huile , pour cela on écrasait  les graines à huile  :chanvre , lin ,généralement.

  

le Moulin en cours de rénovation ,et le Moulin de nos jours.le Moulin  blanc est la propriété de la commune de Saint Amand les eaux   La partie du moulin appelé "Tordoir " était utilisé  pour la fabrication de l'huile. Cette dernière était employée pour la fabrication de savons .  (photo:un tordoir ) huile   

L'ECLAIR cite notamment les tordoirs suivants:

1)Route de LILLEc'est le "Moulin Blanc" construit par VANLOOY qui possèdait une savonnerie-salinerie 17,rue Thiers. Son industrie fut prospère de 1810 à 1840. L'affaire disparue à la mort de VANLOOY. Le moulin fut affecté au broyage du blé. Abandonné par ses propriétaires ,le moulin fut l'objet de dégradations et de pillage. VANLOOY était un flamand qui s'est établi à ST AMAND au début du XIXè siècle.Outre le moulin ,il possédait deux salinerie-savonnerie ,situé rue Thiers et avec une sortie rue des Anges. Il éprouva des déboires avec ses fils et l'affaire fut liquidée en 1840.

2)Faubourg de Roubaix: Ancien moulin de la Maillerie qui appartenait à ses débuts à la famille D'AIGREMONT; ce tordoir broyait surtout le chanvre. La famille NICOLLE en fut le 2ème propriétaire. Le moulin revient au broyage du blé avec son 3ème propriétaire :la famille DUPREZ-PICARD.

3)Les tordoirs de NICOLLE: Nicolle DESPRINGALE ,tordeur et salineur ,avait fait construire deux moulins à vent ,en bois , de chaque côté de la route de Lille ,à mi route entre le moulin blanc et le moulin BOUCHART. A droite ,en allant vers Lille le moulin était appelé "Suzanne".Ces 2 moulins disparurent quand l'industrie de l'huilerie s'éteignit dans notre ville.

4)Le tordoir de la ruelle Crassier:BARBIEUX-JOSSON possédait le tordoir de la rue WACQ,mais également un moulin du même genre au Moulin des loups ,dans la ruelle CRASSIER; il fut démoli vers 1870.

5)Le tordoir de la route de TOURNAI :il était situé en face des Tanneries  du Nord ,il appartenait à un certain sieur DERECQ.Par la suite il devint par la suite la propriété de Ve DUPREZ.Il disparut vers 1870 également.

6)L'huilerie de la rue du Marillon:   TRIBOUILLET,directeur de la porcelainerie de la rue du Marillon ,vend son affaire et vers 1839,dans la même rue ,il crée une fabrique sur les parcelles 1122,1131,à 1134.Pratiquement à coté de son ancienne propriété.Il y exploite un brevet de son invention .Il crée la société TRIBOUILLET et Co.Celle ci est citée à l'exposition universelle de PARIS en 1839, TRIBOUILLET est reconnu comme exploitant ,à ST AMAND et TOURCOING, u, procédé pour extraire l'huile des eaux du lavage des draps et laine huilés. La Société expose alors des savons qu'elle avait pu fabriquer avec l'huile récupérée et des engrais préparés avec des résidus de sa fabrication.(Sté d'Agriculture ,Sciences et Arts de Valenciennes 1863,page 443).L'affaire ne fut pas prospère,l'usine fut vendue ,en 1846 ,à sieur EVRARD de DOUAI .Il continua la même industrie en installant une machine à vapeur de 6 HP:  ""L'IMPERIAL" du 22/11/1848,reproduit une annonce de DEFFRENNE et Co fabricant d'huile à ST AMAND,exploitant le procédé EVRARD et offrant de l'huile pour machines,de l'huile pour horloges,de la graisse à piston, Dépôt: 31 rue de Paris à VALENCIENNES.On distillait dans cette usine des matières grasses pour récupérer de la graisse à voiture.En 1863 ,EVRARD cède son affaire à une Société travaillant le pétrole.On appelait alors cette affaire :la fabrique MALINGRET ,du nom de son directeur. Devant la dangérosité de cette fabrique ,le conseil municipal ,dans sa séance du 13 novembre 1863,interdi à la Société de continuer son exploitation pour laquelle ellen'avait pas les autorisations suffisantes.L'ordre du Conseil fut négligé. Une nuit un alambic prit feu causant un immence incendie  qui amena la disparition définitive de l'usine. Sur son emplacement ,on construisit ,en 1867,une école.

6bis)Précisions de QUENEHERVE David(généalogiste):Il y avait une famille d'huiliers qui n'est pas citée dans votre liste. Ce sont les CROMBEZ au début du 19e siècle.Louis CROMBEZ époux de Agnès DAVAINE était huilier et trois de ses fils ont excercé cette profession. En 1806 au côté droit du Moulin des Loups, je relève : Jacques CROMBE, 52 ans, huilier

 6ter):Précisions apportées par WIRTGEN DEVAUX, Chistine(généalogiste)  En complément des informations généalogiques données sur certains huiliers de Saint-Amand, j'apporte quelques notes concernant ce métier glanées au cours de mes lectures, vu que certains de mes ancêtres ont pratiqué ce métier.Voici d'abord un extrait de mon livre :
Outre le fait qu'il était agriculteur à Bléharies, Jean-Baptiste Drappier était aussi, d?après
les différents actes d'état-civil que j'ai consultés, renseigné comme étant fabricant d'huiles, profession qui lui venait de son beau-père, Jacques François Baisieux.
(N.B.
Jacques F. BAISIEUX (dont la famille était originaire de Lecelles) est décédé le mardi 3 décembre 1839, à l'âge de 44 ans, à Tournai. Il mourut d'un accident de cheval. Il avait acheté le moulin du haut arbre (celui de droite), moulin à moudre les graines pour en récupérer les huiles.
En menant les huiles chez Pollet à Tournai, un accident de cheval le tua rue St Brice. (Notes de Marie Bouchart)). Au XIXe siècle, dans le Nord de la France, on produisait de l'huile de colza pour s'éclairer et de l'huile d'oeillette, pour la bouche.

 ( photo:ici un "bec de gaz"" ,aprés 1815,servant à l'éclairage public)

 Ensuite, le gaz de ville et le pétrole ont fait disparaître l'éclairage à l'huile de colza. Durant la guerre 1914-18, du matériel, qui avait servi bien des années auparavant à produire de l'huile, a été retrouvé dans les fermes. Et les gens se sont remis à en fabriquer de nouveau à partir de graines de navette, de cameline. Cette production avait disparu face à la concurrence des huiles venues des colonies. Ces huiles servaient à l'éclairage et l'alimentation. Pendant la guerre 1940-45, à la ferme Dombrie à Lecelles, on a recommencé la culture de l'oeillette pour l'huile de table.
À l'heure actuelle, dans toute l'Europe, on cultive du colza pour l'huile de table. Et en France, des cultivateurs presse le colza chez eux ; l'huile ainsi obtenue est utilisée comme carburant dans le tracteur et remplace avantageusement le fuel, le reste, c'est-à-dire le tourteau, est donné comme aliment au bétail.
(N.B. Célèbre dans le Nord de la France, l'huile d'oeillette est extraite des graines de pavot blanc.      

 L'huile d'oeillette, de première pression à froid, est une huile comestible de couleur jaune pâle ou jaune d'or clair, de saveur très douce et agréable à condition d'être obtenue à partir de graines très fraîches. Sa teneur en acides insaturés aide à la dissolution des boues cholestéroliques, à l'assouplissement des artères ; elle est donc recommandée à ceux souffrant de troubles circulatoires ou cardiaques. Sa teneur en triinsaturés et diinsaturés (65%) fait qu'elle surpasse l'huile de tournesol (58%) et la rend comme précieux facteur d'immunisation contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires.)
Voici enfin des définitions :

Huilier : Fabricant et marchand d'huile de table ou d'usage domestique (aussi olieur ou tordeur d'huile)
Olieur :
Fabricant d'huile dans un moulin à huile (fréquent dans le nord de la France et en Belgique). Marchand d'huile. Voir Huilier et tordeur d'huile.
Tordeur d'huile : Fabricant d'huile (aussi  huilier et olieur). « Comme son nom l'indique, le « tordoir » est une usine (moulin) où l'on « tord »(après broyage) les graines de lin, de colza, d??illette, de navette, de camomille et de cameline pour en extraire l'huile. Cette opération consiste à presser des sacs remplis de « farine » au moyen d'un pilon agissant sur un coin qui, en s'enfonçant, serre les sacs d'où l'huile finit par s'écouler. Cette méthode est utilisée dans tous les tordoirs sur pivot. Quelques moulins-tours utilisent une presse hydraulique, procédé plus moderne et plus performant. Il existe deux pressions, la première à froid pour en extraire une huile de première qualité, la seconde à chaud. C'est pourquoi on remarque toujours la présence d'un chauffoir dans le moulin à huile. Mais avant de subir cette pression, la graine est broyée par des pilons, remplacés plus tard par deux meules verticales. Parfois, un aplatisseur préparait la graine avant le passage aux pilons. Toutes les huiles pouvaient servir à fabriquer du savon. L'huile de lin était principalement utilisée dans la fabrication de peintures, de vernis et de mastic. Le colza servait à l'éclairage, loeillette à la consommation domestique. L'huile de colza servait aussi pour la fabrication du savon. Le résidu, appelé « tourteau » était utilisé pour l'alimentation animale. » Travailler au moulin - Jean Bruggeman.Ce métier était pénible et obligeait le tordeur à courir entre la presse, les pilons et le chauffoir au milieu d'une chaleur et d'un vacarme importants. NOTA:histoire des moulins du nord par Jean BRUGGEMAN ;site internet :

http://asso.nordnet.fr/aramnord/jean-bruggeman  (ou tout simplement: jean bruggeman)

 7)LES SAVONNERIES : conjointement aux huileries ,il y avait les savonneries portant les mêmes propriétaires:NICOLLE,VANLOOY,STERLIN ,DOUTRIAUX.  NICOLLE Albert(1800/1870)exerçait aux n°6 à 12 rue du Grand REPAS (sa salinerie se trouvait place de l'Eglise)),il possèdait 2 tordoirs sur la route d'Orchies en 1815.Son fils Pierre NICOLLE cessa toute activité industrielle en 1874.

STERLIN-DUBOIS : exerçait rue Thiers, ayant émigré ,sa veuve Célestine BARBIEUX remonta l'affaire, puis la céda à son fils Ange STERLIN. Vers 1857,c'est DUVILIEZ -STERLIN qui succède et en 1870 c'est DUSART-BOURGOGNE qui fabriquait alors 100.000kgs de savon par an vendus aux environs de 47 francs(de l'époque)les 100 kgs.DUSART cessa son industrie et revendit l'immeuble à MELLE STERLIN.

NOTA:   Si vous aimez la généalogie ,si vous désirez commencer votre généalogie ,vous recherchez vos ancêtres amandinois ou dans les communes environnantes, vous pouvez trouver de l'aide sur

le site : http://fr.groups.yahoo.com/group/saint-amand-les-eaux/

                                                      

 

                                                                       &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

     Le Genièvre et les distilleries de Genièvre feront l'objet de notre 16ème article.

                                                                       &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Vous avez constaté des erreurs, vous voulez ajouter un commentaire , vos ancêtres figurent parmi les noms cités : vous êtes susceptibles d'améliorer cet article en nous faisant part de vos observations . (ptitloup6@hotmail.fr

                                                                                  &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

       Rappel: vous désirez assister l'HISTORIAL AMANDINOIS ,devenir membre de l'Association ,contacter la : 42 rue Henri Barbusse 59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX .Tél:03 27 48 90 95 ou mail: historial.amandinois@tiscali.fr 

       Vous appréciez ce blog ,communiquer son adrese à vos amis et connaissances.

                                                     

 

par Lucien publié dans : historial.amandinois
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 6 juin 2006

 

 

 

                      TANNERIES , RUBANNERIE,CHARBON DE BOIS                  

  Dans la page réservée à la Tannerie ,nous avons parlé trés largement de la Tannerie du Nord crée par les membres de la famille EGO . Hors ,nos recherches nous permettent d'affirmer que d'autres tanneries ont été présentes à ST AMAND LES EAUX ; ainsi que des activités annexes à ces industries. (Source: Journal L'ECLAIR ,édition du dimanche 28 décembre 1947)                       

                                               Photo:un corroyeur ou fabricant de courroies                                                 

   Rappelons que la Tannerie tire son nom du TAN ou écorce du chêne qui servait ,autrefois,à conserver les peaux des animaux tués.(voir la page sur la page sur le tannage). Le tanneur , àl'origine ,était aussi CORROYEUR ( fabricant de courroies) finissant le cuir jusque son dernier stade de fabrication. Les courroies servaient aussi bien à l'homme , à la machine ou à l'animal.                           

   Avant la Révolution ,on trouvait trois petites tanneries -corroieries à ST  AMAND  . Leurs fabrications suffisaient aux besoins locaux. Il faut attendre environ le milieu du XIXème siècle pour voir se développer ,dans notre ville,des affaires plus importantes. Nous vous présentons les tanneries et autres activités oubliées :

  1) Tannerie de la Ve JOLY: le cadastre de 1821 indique que son établissement était bâti à l'emplacement des N°41 à 43 de la rue Thiers(courd Delfose).Son établissement figure sur une statistique de 1828.Aucune autre trace sur les autres états. Photo:un corroyeur au travail   :    2)Tannerie de la rue d'Orchies: Installée à l'angle de la rue d'Orchies et de la rue de la Paix.La Capitation de 1744 nous révele qu'elle appartenait à Sieur Guillaume Georges DUBAC ou DUBACQUE. Devenue corroierie ,l'établissement semble avoir été repris parPieters CHARLES et transporté au n°59 de la rue d'Orchies .Il eut comme successeur ,en1851 ,SEMAL-LEDRU qui céda son affaire en 1857 à son gendre LEGRAIN-SEMAIL qui devait s'installer au n°22 de la rue d'Orchies.

  3)Tannerie de la rue de MARILLON : S'élevait à l'emplacement de la maison de MME ACHILLE LECLERCQ ,cet endroit que l'on appelait ""LE CHATEAU DU BEURRE "",suivant une tradition que le journaliste n'a pu retrouver l'origine. Cette tannerie appartenait à LouisDECAMPSqui émigra pendant la Révolution. Ses biens furent vendus comme biens d'émigrés. Quelques années plus tard ,JB Druon DESCAMPS est signalé comme propriétaire,il devait être le gendre de Louis DESCAMPS. Le moulin Demeulin ,rue de Marillon devait être une dépendance de cette tannerie.( citation du journaliste)  En 1841 ,la tannerie passe à Joseph CUVELIER-TAQUET qui occupait trois ouvriers jusqu'en 1843,date à laquelle Antoine CUVELIER ,Alexandre CUVELIER ,lui succédèrent. En 1851 ,l'affaire passe à DUSSART-CUVELIER et BASSEZ-BORDEAUX jusque1877, date à laquelleun certain POCHET installa une fabrique de papier dans cet immeuble.

 4)Tannerie de la Place de L'église: Il a été impossible de trouver son emplacement exact.Elle ne devait pas être sur la place elle-même, dont les constructions ,bien connues ,disparurent en 1783,lors de l'édification de l'Eglise ST MATIN. Elle a appartenu ,en 1827 , à DORCHIES-CHEVAL et a occupé 3 ouvriers .Elle serait disparue en 1837.Aprés la Révolution ,le nombre de tanneries augmente .

 5) TANNERIE EGO : Druon Ego , né en 1800,créa une tannerie-corroierie à l'emplacement de la Maison de MR.BROCHART ( MR.BROCHART exploitait une imprimerie à l'entrée de la rue de Valenciennes-lucien) .Il avait 2 ou 3 ouvriers. Il a transporté cette tannerie rue de Condé et l'a exploité ,jusque sa mort en 1874. Ses fils Gustave et Léon EGO reprirent la Tannerie à la mort de leur mère et la développèrent jusque 1897 .A cette date ,Gustave EGO se retira et fit place à son fils Paul qui resta associé de son oncle Léon jusque 1913.En cette année là ,Léon EGO s'étant retiré , Paul EGO continua seul jusque 1923,date à laquelle il fusionna avec les tanneries du Nord.

  6) TANNERIE FLECHER : une autre tannerie existait rue de Condé ,au n°43.Elle appartenait àJB CHOTTEAU-LABY et à Louis FLESCHER. Cette tannerie semble avoir été poursuiviepar le malheur: en 1830 elle est est en faillite.Jules FLESCHER la reprend,mais son successeur ,Louis FLESCHER ,du la vendre le 25 octobre 1841 , il a occupé 4 ouvriers. Elle disparaît pour toujours.

  7) TANNERIE DE LA RUE DAVAINE: DECOURRIERE-BOUCHART au début du XIX ème siècle avait installé une tannerie ,en sus de sa ferme et ce dans la maison voisine de la Distillerie DAVAINE. Il l'exploita jusque 1830 .Il la remplace par une fabrique de clous.

  8)TANNERIE DE LA RUE DES FEVES: Elle se trouvait dans la rue du Petit Faubourg de TOURNAY et rue des Féves. En 1833 , elle est la propriété de TALMANT-DAVAINE,elle occupe 4 ouvriers. En 1857 , elle devient propriété de JB PLOUVIER , pour passer ensujite ,vers 1893, à WUILBAUT Hyppolite. Ce dernier vend l'immeuble ,vers 1920,aux demoiselles DUBOIS qui en font un pensionnat. La tannerie possédait un moulin pour broyer les écorces de chêne , c'est "le Moulin à Ratte".

 9)TANNERIE DE LA LONGUE SAULX: elle était  la propriété de Pierre NICOLLE ,en 1855 elle appartient à Laby LECOEUVRE qui semble en avoir été le créateur( note du reporter).l'affaire passe aux mains de Isidore GODSCHALK . 

  SUIF ET CHANDELLES: cette activité ne semble pas avoir tenté les Amandinois. Sur la liste des émigrés on trouve comme fabricants : DENISES (frère et soeur) ,A.DESBLEUMORTIERS , LECLUSELLE (frère et soeur) .En 1835, on voit Charles DEROUBAIX ,originaire d'Orchies ,qui se déclare fabicant de chandelles ,dans un atelier sis rue d'Orchies . En 1850 ,on trouve Olivier ALEXANDRE ,né en 1815,qui aura comme susccesseur de 1858 à 1870 Olivier RAVEZ installé 19 rue Davaine.L'affaire se poursuit  , en 1884 , avec RAVEZ Albert , et en 1892 par Ghys RAVEZ. On peut encore citer Vaillant BERQUIN qui était installérue des Anges , Jules DUBOIS , en 1887, rue de la Scarpe.Le développement de l'éclairage au pétrole ,au gaz et à l'acétylène ,devait faire disparaître l'industrie de la chandelle qui ,subsista encore avec TAQUET          

                                                                            

    &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

                     MANUFACTURE DE TRESSES,LACETS et FILS GLACE

                         TRULLEMANS ET CIE A ST AMAND LES EAUX

Par G.DASSONVILLE (membre de l'historial) (voir photo)

        L'histoire de la rubannerie ,à ST AMAND- LES- EAUX ,est celle d'une activité industrielle qui y fut anecdotique , tandis qu'à COMINES(BELGIQUE), par opposition à COMINES-WARNETON(FRANCE), où elle prit son essor en 1719, elle continue de nos jours à y prospérer:  L'histoirede la rubanerie à St Amand les eaux (Nord) est celle d'une activité industrielle qui y fut plutôt anecdotique, tandis qu'à Comines (-Belgique, par opposition à Comines-Warneton, en France), où elle prit son essor en 1719, elle continue de nos jours à y prospérer. C'est à cette date que Philippe Hovyn, un manufacturier originaire d'Ypres,  héritier de la tradition drapière installée des deux côtés de la Lys depuis le XIVè siècle, créa la première manufacture de rubans de lin à Comines-Belgique.  Rappelons qu'avant le Traité d'Utrecht en 1713, lequel mit fin à la guerre de succession d'Espagne, les deux communes belge et française de Comines séparées par la Lys,  ne formait qu'une seule  entité .               

                                                                                                                                                                        

                                                                                                                         

 . C'est en 1920 que Jean Trullemans, âgé d'à peine plus de vingt ans, arrivant de Comines, vint la Longue-Saulx, sur les parcelles 2351, 2352, 2353 et 2354 du plan cadastral de 1886, installer un atelier de rubanerie sur les deux niveaux d'un bâtiment qu'il fit construire au 2 rue de section B3. Bâtiment important dont une grande partie est visible encore (voir photo) qui témoigne de la confiance de Trullemans dans l'avenir de son entreprise.  C'est l'eau du Manquet, rivière qui passe en souterrain de nos jours, qui servait à cet usage et c'est le même Manquet qui évacuait les eaux de la teinturerie. Simon Trullemans, frère cadet de Jean, travaillait sur les métiers et l'on voyait parfois aussi leur père dans l'usine.Il nous a été rapporté que la manufacture fabriqua aussi des chapeaux de paille?  En 1930 cet atelier cessa toute activité et J.Trullemans s'en retourna avec sa famille d'où il était venu, pour reprendre une activité salariée dans l'industrie textile traditionnelle. La main d'oeuvre féminine eut vite fait de se faire employer dans les nombreux ateliers particuliers de bonneterie de St Amand et de l'usine Devaux. Hormis à son tout début où les ouvrières étaient nombreuses, on en compta une petite centaine vers 1925-26, la rubanerie n'occupa guère plus de dix à vingt ouvriers vers la fin de sa brève existence.....La création d'une rubanerie à St Amand peut s'expliquer par la production relativement importante de lin cultivé dans la vallée de la Scarpe entre Marchiennes et St Amand. Cette culture a quasiment disparu de nos jours, alors qu'elle contribua non seulement à l'approvisionnement d'usines textiles au XIXè siècle entre Armentières et Courtrai, mais aussi à celui de moulins à huile dont témoigne le Moulin blanc à St Amand. Le rouissage du lin fut pratiqué dans les eaux de la Trétoire et du Décours, comme il le fut dans celles de la Lys; ces eaux étant d'une qualité particulièrement appropriée parce qu'elles y ruissellent sur des formations géologiques argileuses tandis que dans les vallées au sous-sol crayeux, elles sont beaucoup trop riches en bicarbonate de calcium et ne conviennent pas.

Rubans, lacets, tresse et cordage  

 

                           

 

 

 

 

Le charbon de bois et la forêt de Saint-Amand

 

 

 

 

 

 

Par G.DASSONVILLE (de l'historial):               

            La forêt de SAINT-AMAND-LES-EAUX a alimenté ,en bois de chauffage ,toutes les industries et les ménages  de la ville ,pendant trés longtemps. Ce n'est qu'à l'exploitation des mines de charbon ,que la forêt a  été ,un peu ,oubliée .Néanmoins ,il a subsisté une petite industrie de charbon de bois:  

L'activité qui a consisté pendant des siècles, sinon des millénaires, à couper et débiter des arbres dans les forêts  pour en faire du charbon de bois, a totalement disparu  après la deuxième guerre mondiale dans notre région. Parmi nos anciens, il en est encore peut-être qui se  souviennent , du côté d'Hasnon ou de Marchiennes, de  ces rares tumulus fumants, recouverts de terre ou d'argile, sous laquelle se  produisait ce que l'on nomme  aujourd'hui  pyrolyse.A St Amand le charbon de bois servit aux XVIIè  et surtout au XVIIIè siècle dans les ateliers métallurgiques, notamment dans la fabrication de clous.

 Quand a pu naître cette activité ? A cette question, les témoignages des archéologues  sont très prudents : « il y a très longtemps ?peut-être sitôt que les premiers hommes eurent découverts le feu ».                                                      

                                                                                               

   

       Quoiqu'il en soit, Jules César,  dans son ouvrage sur la Guerre des Gaules  (Bellum Gallicum liber sixtus)  laisse  à penser qu'il a pu rencontrer des charbonniers dans la sylva hercynia, la forêt hercynienne.Les historiens ont désigné par  cette expression l?immense forêt qui s?étendait à travers toute l?Allemagne centrale, depuis la Forêt Noire jusqu?aux Carpates. Or César en parle après avoir décrit ses expéditions contre les Nerviens, les Sénons et les Ménapiens, après avoir passé le Rhin. Il est probable que, toutes les forêts rencontrés jusqu?à Boulogne, c?est à dire jusqu?à la mer, faisaient partie pour lui de la forêt hercynienne, dont celle de St Amand., beaucoup plus étendue alors que de nos jours. 

Celle-ci reçut aussi le nom d?antique forêt charbonnière dans certains ouvrages d?histoire..

  Sur Internet il y a de nombreux sites traitant la manière de faire du charbon de bois.Mais à quoi sert le charbon de bois ? : de nos jours le charbon de bois est plus connu pour son usage dans les barbecues :   

 Dans l'Industrie pharmaceutique,certaines préparations liquides sont filtrées sur du charbon de bois en grain.Des granulés ou des gellules de charbon en poudre sont indiquées pour traiter le météorisme. C?est surtout le traitement de l?eau qui est grand consommateur de charbon végétal lorsque l?on produit de l?eau potable à partir d?un cours d?eau. C?est l?étage ultime de filtration, à l?issue de traitements de clarification, de manière à éliminer en particulier les mauvais goûts qui pourraient subsister. On utilise alors le plus souvent du charbon actif en grain, charbon de bois ou charbon de noix de coco,  dont la surface spécifique est très grande, plusieurs centaines de m2 par gramme.En Afrique, le charbon de bois est utilisé pour le chauffage.

 

 

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

  

  SUCRERIES-CHOCOLATERIES-VINAIGRERIES-DISTILLERIES  Ces activités feront l'objet d'une page particulière.

                                               

      Vous avez constaté une erreur ,vous voulez participer à l'élaboration de ce blog en apportant des photos ,des commentaires personnels ,contactez moi:       ptitloup6@hotmail.fr 

    Rappel de l'adresse du blog:http://historial.amandinois.over-blog.com ou sur  
http://www.francegenweb.org/blog/?2006/08/05/159-l-historial-amandinois (clic sur ""à visiter sans modération"")

         Vous souhaitez obtenir des renseignements sur l'association,adhérer à l'association ,contacter la : le mercredi matin au 42 rue Barbusse à ST AMAND LES EAUX, par téléphone au 03 27 48 90 95 ou par mail :historial-amandinois@tiscali.fr

 

 

                                                             

                                                                                                          

                                                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

par Lucien publié dans : historial.amandinois
ajouter un commentaire commentaires (0)