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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 17:12

 

 

 

         Nos sources sont toujours identiques, à savoir la collection de journaux anciens détenus ,en collection, par l"HISTORIAL AMANDINOIS" ,nos recherches sur Internet et l'aide d'amis possèdant de précieux renseignements , des cartes postales anciennes ,etc..Vous pouvez participer à la publication des articles figurant sur ce blog. Il vous suffit de nous adresser vos annecdotes ,vos photos ,vos souvenirs ,etc..

 

                                                                             CHAINERIES (suite)

 

    Dans nos chapitres précèdants , nous avons vu que SAINT-AMAND possèdait de nombreuses chaîneries plus ou moins importantes. Parmi les plus importantes citons celle de la famille DOREMIEUX. Rappelons que Charles DOREMIEUX était un quincaillier de LILLE ,où il résidait rue du Priez. Il était membre du Conseil Municipal et Administrateur des Hospices de LILLE. Il s'associa avec le nommé TISON ,ancien employé de la Maison VASSEUR , fabricant des clous ,des chaînes et des creusets ,au lieu dit ""La Bleuse Borne"" à ANZIN . Tous deux se sont adjoints à MAGHE   qui jouissait de la réputation d'être un excellent forgeron .Ils rachetèrent le château MALPAIX ( à ST AMAND LES EAUX )qu'ils démolirent  par la suite ,ils y installèrent des forges pour fabriquer des chaînes ,des enclumes ,des étaux et des creusets. Pour leurs besoins en fer ils installèrent un laminoir (voir l'article précèdent).

  
   En 1855,Charles et Louis DOREMIEUX(associés) envoyent leurs fils respectifs en ANGLETERRE ; Adolphe fils de Charles et Alfred fils de Louis ;et ce pour étudier la fabrication des chaînes de touage et de marine. Ils furent les premiers ,en France , à réaliser la fabrication des chaînes de 50 et 70 m/m de diamètre . Jusqu'en 1880 ,la Société se trouva entre les mains d'Adolphe DOREMIEUX et de son cousin Victor.  A partir de cette date , qu'elle devient la propriété d' Adolphe et de ses enfants.


HISTORIQUE DE LA CHAINERIE DOREMIEUX

                                 Par Pierre BECUE ,Président de L'HISTORIAL                                            

                                              (ancien cadre des Ets.DOREMIEUX)

 

     L'usine fut fondée en 1826 par Charles DOREMIEUX ,quincaillier à LILLE; la fabrication principale était alors les clous forgés , depuis le clou natissoir ,jusqu'aux carvelles(voir photo ,chapitre précèdent),c'est à dire toute la gamme du clou. Les premiers ouvriers se recrutèrent dans la région de CHARLEROI(B): à cette date l'emploi de la chaîne pour navires et le levage était inexistant, les câbles en chanvre étant seuls usités.

   Vers 1850,la fabrication de chaînes s'industrialisa et DOREMIEUX eu une usine moderne pour l'époque, le fer fut coupé à la cisaille ,le ventilateur remplaça le soufflet,des bancs d'essai furent installés , les sections du métal augmentèrent,les chaînetiers travaillèrent avec 1,2 ou 3 frappeurs , à cette date le plus gros diamètre fabriqué était 50 m/m. En 1872,DOREMIEUX fut le premier à fabriquer des chaînes soudées électriquement dans les diamètres de 2 à 10 m/m. En 1880, des laminoirs et des fours à puudler furent construits ,la production moyenne était alors de 15.000 tonnes de fers marchands et 3.000 tonnes de chaînes et ancres.

   Dés 1856,l'usine était spécalisée dans la fabrication de ""touage""et ce sont des milliers de kilomètres de chaînes qui furent placées au fond des fleuves d'Allemagne,d'Autriche et de RUssie(  le Danube,l'Elbe,Le Mein ,le Neckar et le Volga". En 1895 ,DOREMIEUX fabrique chaîne de 80 m/m pour le port de Toulon que les ouvriers ont appelé la "chaîne DREYFUS" qui était alors prisonnier à TOULON.voir le site du Capitaine DREYFUS sur Internet)

     Durant la guerre 1914/1918 ,les Allemands démontèret complêtement l'usine .Et les bâtiments détruit suivant la technique de la "terre brûlée".Aprés la guerre ,l'usine fut reconstruite et en 1932 a fourni les chaînes du "Normandie" d'un diamètre de 102 m/m                .

 Collection HISTORIAL

ci-contre :une couverture de catalogue de la
chaînerie DOREMIEUX.  (visible au siège de
l'historial)











ci-contre le hall des épreuves de DOREMIEUX (photo visible au siège de l'historial).Ce hall était installé dans un bâtiment du chateau MALPAIX qui fut détruit par la suite. Nous reparlerons de ce chateau dans un prochain article.Il appartenait à l'une des plus anciennes familles amandinoises.

        En 1932 , association avec la manufacture SIROT MESTREIT  installée depuis 1920 au bas du Pont de la Gare  et crée par Octave SAVOYE; vers 1962 , l'entreprise devint ""Manufacture de Chaînes et Ancres " de ST AMAND ,SIROT-MESTREIT et DOREMIEUX réunis. Le nom se réduisit ensuite à "Sirot-Mestreit" qui se transforma en Sirot Métallurgie,les Mestreit ayant quitté la Socié  et le sigle "S.M" devait être maintenu. En 1966,ce fût les premières chaînes de diamètre de 125 m/m et en 1976 première fourniture de 150 m/m.

     La recherche pétrolière ,en mer, vit la construction de plate forme qui avaient besoin pour se maintenir de 10.000 mètres de chaîne contre 600 mètres sur un navire d'où développement mondial de la production. L'arrêt de la construction des super tankers et des plates-formes amarrèes sur chaîne,les productions coréennes et japonaises ont rendu inutile ce matériel important et l'usine dut fermer en 1979.

 Pierre BECUE

 

Les DOREMIEUX, photo Thérèse CORDIER-DOREMIEUX ,collection historial














 les chauffeurs de DOREMIEUX en 1894

photos: collection de l'HISTORIAL AMANDINOIS

  Ci-dessus, les chaîneurs devant leur forge  , le travail manuel était pénible.

 LES FRAPPEURS

                                 Collection Historial,photo parue dans la Vie Amandinoise en 2006

  Trés vite ,les DOREMIEUX se sont modernisés et leurs chaines acquirent une solide réputation .Bientôt ,ils produirent leurs chaînes pour la marine Ils furent récompensés à de nombreuses reprises ,lors d'expostions de leurs produits:collection historial

                                 
                                     PLICHON- DAVAINE-CARLIER-MARITZ


    Un concurrent sérieux ,aux DOREMIEUX ,fut l'établissement fondé rue du Marillon par le nommé PLICHON qui possèdait également des petits ateliers à la Bruyère et au Moulin des Loups. Il possèdait également une clouterie à CHARLEVILLE  (08)qu'il vendit en 1850. La date de création de son usine remonte au 4 juillet 1837. Avec DOREMIEUX , il fut l'un des premiers à faire de la chaîne calibrée. En 1867, à l'exposition de PARIS , il obtient une médaille pour une chaîne qui servait à élever un ascenseur. C'était une simple cage où montaient les visiteurs ,c'était une grande innovation pour l'époque. (journal l'Eclair).PLICHON occupa jusqu'à 150 ouvriers.Son usine fut vendue à César et SIROT WAGRET de TRITH ST LEGER(59), qui était le frère de Jules SIROT fondateur des Forges et Laminoirs. Cette chaînerie disparue en 1912 avec sa fusion avec les nouvelles ""Chaîneries du Nord "".

               

Hyacinte DAVAINE-( collection Daniel THURU , ancien cadre de la chaînerie DAVAINE)et Henri DAVAINE créateur des machines à souder DAVAINE

   En 1835,ce fut Hyacinthe DAVAINE qui crée une chaînerie d'abord sur la droite de la Place Gambetta ,pui à gauche de la dite place. L'affaire se développa avec la fabrication de la chaîne électrique.L'affaire fut dirigée ,par la suite ,par Henri et Ernest DAVAINE et d'autres membres de la famille. La fabrication cessa rue Gambette ,lorsque le brevet DAVAINE fut vendu à MARIT qui installa une usine au Thumelart .Puis en 1995/96 ,MARIT s'installa sur VALENCIENNES et le bâtiment sert alors de dépôt. PHOTO:lucien



  De nos jours ,il reste à ST AMAND ,une seule chaînerie ,celle des Ets.CARLIER rue Roger Salengro ,à proximité de la Croix du Petit Dieu. A proximité de cette chaînerie , on trouvait ,jusque dans les années 80 , la galvanisation BERTRAND. On y fabricait une machine à laver "  LA PREFEREE" que de nombreux foyers amandinois et autres se dotèrent. On y galvanisait des bassines , des chaudrons et autres pières de ménage. La Galvanisation fut acquise par CARLIER qui agrandit ainsi ses ateliers.  Photo:lucien

  
      CHAINEURS-DES-ETS-CARLIER-001.jpg








   
         

  Des chaineurs de CARLIER prennent une pause .A gauche :BUISINE Jean (photo remise par son fils André --publiée avec son autorisation verbale )

 

 

   A l'emplacement d'une surcursale automobile ,au Moulin Blanc, se trouvait la chaînerie SAVOIE .Nous ne possèdons aucun élèment sur cette ancienne industrie. Aux visiteurs de cette rubrique ,nous faisons appel à leur mémoire.

    Des chaînes ont eu une triste réputation ,en leur époque, ce furent les chaînes des esclaves et celles des galériens ,nous ignorons si des chaîneries amandinoises participèrent à leur fabrication.

    

Les Galériens ou bagnard  et la chaîne entravant la liberté des esclaves -Photos :Internet



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  Vous désirez faire un commentaire ,une suggestion ,nous faire parvenir une annecdote ou des photos ,contacter nous ; ptitloup6@hotmail.fr

   Vous désirez assister l'HISTORIAL AMANDINOIS , devenir membre de l'association ,contacter la: 42 rue Henri Barbusse ,59230 ST AMAND LES EAUX, (les mercredi matin),  Vous appréciez ce blog ,communiquer son adresse à vos amis et connaissances.

Prochain article: petit retour sur les Moulins de ST AMAND LES EAUX

                                                             

 ptitloup6@hotmail.fr

 

 

 

 

 

 

 

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