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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 17:24

 

 

    

  Poursuivant nos recherches sur les anciennes industries de St AMAND - LES-EAUX , il apparaît que notre ville a eu des Sucreries ,des vinaigreries , des distilleries de vinaigre et de Genièvre.

                                                                     I- LES SUCRERIES

    A) HISTORIQUE : Le sucre est tirée à partir du jus de betterave ou de la canne à sucre , cette dernière est plutôt cultivée dans des pays chauds (Martinique ,Guadeloupe ,Cuba,etc.... En France ,le sucre est produit à partir de betteraves.              

     

(1)betterave sucrière(photo:M.JORION).2),champ de cannes à sucre,3) sucre en morceaux:blanc pour le sucre de betterave et roux pour la canne à sucre.°

 La betterave était cultivée ,en France ,depuis le XVII ème siècle. Il faut attendre le blocus continental ,décrêté par NAPOLEON ,par le décret de Berlin de novembre 1806, pour trouver le moyen pratique d'en extraire le sucre. Les terres de la région de ST AMAND convenaient à la culture de la betterave.Des sucreries ne tardèrent pas à s'élever un peu partout ,chaque village en avait une( source  :L'éclair ST AMAND,N°47 du 23/11/1947)

  Rappelons que le blocus continental avait pour but d'isoler l'ANGLETERRE du reste de l'EUROPE :  Sans contestation, la France est la grande bénéficiaire du système continental. Les pays alliés et conquis devaient acheter des produits bruts ou transformés venant des manufactures françaises. Ce système entraîne, parallèlement, le développement de plusieurs grandes inventions telles que la fabrication du sucre de betterave, la filature mécanique du lin ou la préparation de la garance et du pastel. (source WIKIPEDIA)

         Sous Louis PHILIPPE ,une lutte s'engage entre le sucre de canne ,dit sucre indigène et le sucre de betteraves. Pour mieux vendre le sucre de canne ,ce dernier fut détaxé. Au XXème siècle ,pour cette cause , en particulier ,et pour d'autres causes liées à la politique d'alors ,on assista à plusieurs crises de l'industrie sucrière. De nombreuses sucreries disparaissent ,puis de nombreuses autres furent détruites au cours de la guerre 14/18. Elles ne se sont jamais relevées de leurs ruines. Par la suite ,les sucreries se sont regroupées pour constituer des grands groupes.

       1) A ST AMAND, a existé la sucrerie ""BAYARD"";ce dernier était un grand financier.Il fut propriétaire jusqu'à cinq sucreries,y compris celles de MARCHIENNES et ST AMAND . Dans cette ville ,la sucrerie se trouvait à l'emplacement de la Faiencerie de la gare de la Société Amandinoise.      En 1852,l'usine enploie 110 hommes la nuit et 120 hommes le jour.Elle traite ,par an, 10.080.000 KGS de betteraves ,provenant de 252 hectares.Ce qui donne: 486.637 Kgs de sucre et 79.900 de mélasse.

     Aprés la guerre de 1870,la sucrerie est vendue à un dénommé MOTTEZ qui l'exploite durant quelques années.Son frère possède une sucrerie à HAMAGE. Par la suite , la sucrerie de ST AMAND fut vendue à DAIX .En 1890 , DAIX crée une socièté anonyme et finalement cesse l'exploitation. Un sieur DUSURQUET fut nommé par les créanciers de DAIX pour reprendre l'exploitation.Il n'y parvint pas et finalement la fabrique fut vendue à la SOCIETE AMANDINOISE DE FAIENCERIE.

     2)La sucrerie du THUMELART : EN 1857 ,DESSE ,TALMANT et Cie ont fondé une sucrerie à peu de distance de la Scarpe. En 1876,elle occupe 250 ouvriers , à l'époque où MOTTEZ en avait 300. L'affaire fut continué par LEMER-TALMANT, mais les industriels durent renoncer. Un nouveau systhème de traitement de la betterave , les obligeait à rénover entièrement leurs matériels. Hélas ,les finances n'étaient pas au rendez vous.

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 B) CHOCOLATERIE: En 1828 un sieur FASSIAUX fait une demande d'autorisation de créer une fabrique de ce genre ,mais elle ne fut ,sans doute ,jamais réalisée, car on n'en trouve plus aucune trace aprés cette date.

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                                                                        2 )VINAIGRERIE

      (source Journal ECLAIR ST AMAND)  Dans le Nord, on fabrique généralement le vinaigre avec des vins de faible degré et en leur adjoignant un ferment le ""mycoderma aceti"". Cette industrie fut introduite ,à ST AMAND, par un chimiste :Georges MESSERCHNITT .Sa vinaigrerie fut d'abord installée rue des Anges, puis rue Davaine en 1853, dans un immeuble situé à l'angle de la ruelle Desbonnet exploité autrefois comme brasserie par PETIAUX-BARBIEUX et J B BARBIEUX..

     MESSERCHNITT a pris un brevet en 1852 pour un appareil à distiller et en 1853 il prend un autre brevet pour la fabrication du vinaigre double. Il eu de nombreux successeurs :VALLEZen 1868, DEBOVE qui était distillateur , DELFOSSE Louis ,QUESNOY ET HERBO et enfin BIREMBAUT qui céda la vinaigrerie à MR.CAPPIAUX vers 1919. Ce dernier rebatit l'usine complêtement. Il fut tué en 1939 à DOUAI ,par les balles allemandes . La vinaigrerie passe alors à son gendre .DUCOUROUBLE.

  ( Photo:source Historial Amandinois)

   A l'entrée de la rue du WACQ existait également une vinaigrerie tenue par M.QUAREZ ,en 1853.En 1914, tout le matériel fut emporté par les Allemands.

                                                                                  3)  INDUSTRIE DU BATIMENT

    La région Valenciennoise possède des gisements importants d'argile à briques qui permettent l'installation de fours continus à grand rendement. Il n'en est pas de même à ST AMAND où l'argile se présente en simple poche  vite épuisée.(Eclair amandinois n°47 du 23/11/1947 ,Paul FASSIAUX directeur).   Le briquetier amandinois est obligé de cuire ses briques dans un four dit ""Four Flamand"".On constitue un tas énorme de briques à cuire au milieu duquel on aménage des ouvertures.On allume un feu dans chaque ouverture, que l'on continue jusqu'au moment où l'ensemble des briques a subi le degré de cuisson voulu. Le procédé est onéreux ,il donne des briques trop cuites ou pas assez.C'est la seule façon d'xploiter les pauvres gisements d'argile de ST AMAND.

   (briques rouges )              (ci-contre une cimenterie moderne)

    Il n'ya pas de grandes exploitations de fabricants de briques. Vers 1870, on relève les noms de :BARBIEUX-JOSSON, ce dernier est aussi fabricant de tuiles ,BARBIEUX-DESAUW, BEAUBOUTIQUE et plus près de nous la famille HOUZE ,Emile DAVAINE. Généralement ,il est reconnu que les grandes entreprises de maçonnerie  fabriquent leurs briques eux même. BARBIEUX-JOSSON fabriquait des tuiles vers 1839, prés de la scarpe et au lieu-dit ""La pannerie"".La terre provenait de FLINES LEZ MORTAGNEet elle arrivait par péniche.Cette fabrication continua de père en fils jusque 1900.La concurrence de la tuile mécanique fut la plus forte.

    Un gendre de MOTTEZ ,fabricant de sucre, BERTECHE, a construit ,rue de la Scarpe ,une tuilerie mécanique.Mais handicapé ,par rapport à ses concurrents,il  doit faire venir l'argile de FLINES, le coût de la tuile se révele trés élevé. Il doit vendre son immeuble à la famille DREYFUS de Valenciennes, qui en fit une malterie pneumatique.Cette malterie passe sous le contrôle de René BOUCHART ,puis à la manufacture de faience du Moulin des Loups.

                                                                              4)CHAUX ET CIMENTS

   La ville de ST AMAND a connu des industriels qui traitaient ,eux-même, dans des fours,la pierre à chaux de TOURNAY. Ils fabriquaient du ciment. L'Eclair de ST AMAND cite notamment: Joseph FOUCART 58 rue de Condé, qui en 1656 ,avait deux fours coniques ,rue du Marillon. BLOQUIAU Casimir ,qui était installé rue de Condé vers 1862-1870. DEBAISIEUX-GOUY,installé à ses débuts ,rue de Condé ,transporte son affaire en 1872 rue de Valenciennes ,il y adjoint une fabrique de carreaux. En 1913,il cesse ses activités. Henri de BETTIGNIES ,aprés la fermeture de sa faiencerie ,s'installe rue de Condé  dans l'ancienne maison des SENELAR (la Maison et les bâtiments sont toujours existants),c'est là que nait Louise de BETTIGNIES la célèbre héroine. SOUFFLET-LEBLOND  avait une fabrique de chaux en 1893,il occupait 6 ouvriers. La famille ROSSIGNOL de 1868 à 1893?IL était entrepreneur en batiements. Nous citons également :POUTRE en 1902 à l'Avenue du Clos; DHERBOMEZ au faubourg d'Orchies ; LEBACQZ , Fernand LEMAIRE  et enfin VION au Faubourg de TOURNAI .

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                                                                                      5)L'AMEUBLEMENT

      La proximité de la forêt permit  à certains métiers du bois de voir le jour , notamment dans l'ameublement. La fabication des meubles prend une grande extention à ST AMAND. Parmi les fabricants ,nous citons: DELCOURT Henri qui succède à son père Casimir  né en 1816.Ils sont ébénistes et installés rue d'Orchies. LEMAIRE est également installé rue d'Orchies,ainsi que DESPINOY,LESNE. THIEBAUT-THURU place du Jet d'eau; GARDIN Frères rue Thiers, BEAUREPAIRE, LESAGE ,BRIEZ ,CUVELIER-CARLIER furent des grands noms dans l'ameublement des familles.   Cet ameublement est pratiquement le même pour tous: lit ,garderobe ,table ronde,chaises, commode ,Le tout était généralement en cerisier verni.   

 

 

 

                                                 

 

      D'autres métiers liés au bois virent le jour .La capitation de 1746(AD LILLE) signale 6 scieurs de bois,petits patrons travaillant seuls ou avec un ou deux ouvriers. En 1830,à ST AMAND ,on signale 20 hommes désignés comme ""scieurs de long "". 

Une statistique de 1852 mentionne comme patrons de scieries :DUBIEZ et MOLIMEZ ,occupant 4 ouvriers. DORCHIES-MASSEZ avec 5 ouvriers, rue Nationale. MALINGRE-DESILVE travaillait avec 2 ouvriers.Il eut également la scierie NIEUVIART au faubourg d'Orchies ,La scierie MIOT le long de la scarpe dans l'ancienne fonderie PERIN.  Le peublier et le bois de chêne étaient également utilisés, surtout le chêne pour la construction des péniches en bois. Pratiquement ,les scieries disparurent lorsque cessa la construction des bateaux en bois.

  

                   

                                                                             

        Des scieurs de long                                                      

        

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     6)LES TORDOIRS-LES SAVONNERIES

 

  ( Extraits de L'ECLAIR n°51 du dimanche 21 décembre 1947,Directeur Paul FASSIAU. Sources de l'intéressé : Archives départementales à LILLE , Bibliothèque de VALENCIENNES .) 

    

    Nous savons que la commune de SAINT -AMAND possédait de nombreux moulins ; de nos jours ,il reste le Moulin Blanc dans le quartier du même nom et une reproduction du Moulin des Loups sité à l'intersection de la rue Henri Durre et la rue de la Collinière. Les moulins servaient à broyer les grains de blé ,d'orge et autres céréales , pour obtenir une farine. Certains moulins ont été voué à la production de l'huile , pour cela on écrasait  les graines à huile  :chanvre , lin ,généralement.

  

le Moulin en cours de rénovation ,et le Moulin de nos jours.le Moulin  blanc est la propriété de la commune de Saint Amand les eaux   La partie du moulin appelé "Tordoir " était utilisé  pour la fabrication de l'huile. Cette dernière était employée pour la fabrication de savons .  (photo:un tordoir ) huile   

L'ECLAIR cite notamment les tordoirs suivants:

1)Route de LILLE c'est le "Moulin Blanc" construit par VANLOOY qui possèdait une savonnerie-salinerie 17,rue Thiers. Son industrie fut prospère de 1810 à 1840. L'affaire disparue à la mort de VANLOOY. Le moulin fut affecté au broyage du blé. Abandonné par ses propriétaires ,le moulin fut l'objet de dégradations et de pillage. VANLOOY était un flamand qui s'est établi à ST AMAND au début du XIXè siècle.Outre le moulin ,il possédait deux salinerie-savonnerie ,situé rue Thiers et avec une sortie rue des Anges. Il éprouva des déboires avec ses fils et l'affaire fut liquidée en 1840.

2)Faubourg de Roubaix: Ancien moulin de la Maillerie qui appartenait à ses débuts à la famille D'AIGREMONT; ce tordoir broyait surtout le chanvre. La famille NICOLLE en fut le 2ème propriétaire. Le moulin revient au broyage du blé avec son 3ème propriétaire :la famille DUPREZ-PICARD.

3)Les tordoirs de NICOLLE: Nicolle DESPRINGALE ,tordeur et salineur ,avait fait construire deux moulins à vent ,en bois , de chaque côté de la route de Lille ,à mi route entre le moulin blanc et le moulin BOUCHART. A droite ,en allant vers Lille le moulin était appelé "Suzanne".Ces 2 moulins disparurent quand l'industrie de l'huilerie s'éteignit dans notre ville.

4)Le tordoir de la ruelle Crassier:BARBIEUX-JOSSON possédait le tordoir de la rue WACQ,mais également un moulin du même genre au Moulin des loups ,dans la ruelle CRASSIER; il fut démoli vers 1870.

5)Le tordoir de la route de TOURNAI :il était situé en face des Tanneries  du Nord ,il appartenait à un certain sieur DERECQ.Par la suite il devint par la suite la propriété de Ve DUPREZ.Il disparut vers 1870 également.

6)L'huilerie de la rue du Marillon:   TRIBOUILLET,directeur de la porcelainerie de la rue du Marillon ,vend son affaire et vers 1839,dans la même rue ,il crée une fabrique sur les parcelles 1122,1131,à 1134.Pratiquement à coté de son ancienne propriété.Il y exploite un brevet de son invention .Il crée la société TRIBOUILLET et Co.Celle ci est citée à l'exposition universelle de PARIS en 1839, TRIBOUILLET est reconnu comme exploitant ,à ST AMAND et TOURCOING, u, procédé pour extraire l'huile des eaux du lavage des draps et laine huilés. La Société expose alors des savons qu'elle avait pu fabriquer avec l'huile récupérée et des engrais préparés avec des résidus de sa fabrication.(Sté d'Agriculture ,Sciences et Arts de Valenciennes 1863,page 443).L'affaire ne fut pas prospère,l'usine fut vendue ,en 1846 ,à sieur EVRARD de DOUAI .Il continua la même industrie en installant une machine à vapeur de 6 HP:  ""L'IMPERIAL" du 22/11/1848,reproduit une annonce de DEFFRENNE et Co fabricant d'huile à ST AMAND,exploitant le procédé EVRARD et offrant de l'huile pour machines,de l'huile pour horloges,de la graisse à piston, Dépôt: 31 rue de Paris à VALENCIENNES.On distillait dans cette usine des matières grasses pour récupérer de la graisse à voiture.En 1863 ,EVRARD cède son affaire à une Société travaillant le pétrole.On appelait alors cette affaire :la fabrique MALINGRET ,du nom de son directeur. Devant la dangérosité de cette fabrique ,le conseil municipal ,dans sa séance du 13 novembre 1863,interdi à la Société de continuer son exploitation pour laquelle ellen'avait pas les autorisations suffisantes.L'ordre du Conseil fut négligé. Une nuit un alambic prit feu causant un immence incendie  qui amena la disparition définitive de l'usine. Sur son emplacement ,on construisit ,en 1867,une école.

6bis)Précisions de QUENEHERVE David(généalogiste):Il y avait une famille d'huiliers qui n'est pas citée dans votre liste. Ce sont les CROMBEZ au début du 19e siècle.Louis CROMBEZ époux de Agnès DAVAINE était huilier et trois de ses fils ont excercé cette profession. En 1806 au côté droit du Moulin des Loups, je relève : Jacques CROMBE, 52 ans, huilier

 6ter):Précisions apportées par WIRTGEN DEVAUX, Chistine(généalogiste)  En complément des informations généalogiques données sur certains huiliers de Saint-Amand, j'apporte quelques notes concernant ce métier glanées au cours de mes lectures, vu que certains de mes ancêtres ont pratiqué ce métier.Voici d'abord un extrait de mon livre :
Outre le fait qu'il était agriculteur à Bléharies, Jean-Baptiste Drappier était aussi, d?après
les différents actes d'état-civil que j'ai consultés, renseigné comme étant fabricant d'huiles, profession qui lui venait de son beau-père, Jacques François Baisieux.
(N.B.
Jacques F. BAISIEUX (dont la famille était originaire de Lecelles) est décédé le mardi 3 décembre 1839, à l'âge de 44 ans, à Tournai. Il mourut d'un accident de cheval. Il avait acheté le moulin du haut arbre (celui de droite), moulin à moudre les graines pour en récupérer les huiles.
En menant les huiles chez Pollet à Tournai, un accident de cheval le tua rue St Brice. (Notes de Marie Bouchart)). Au XIXe siècle, dans le Nord de la France, on produisait de l'huile de colza pour s'éclairer et de l'huile d'oeillette, pour la bouche.

 ( photo:ici un "bec de gaz"" ,aprés 1815,servant à l'éclairage public)

 Ensuite, le gaz de ville et le pétrole ont fait disparaître l'éclairage à l'huile de colza. Durant la guerre 1914-18, du matériel, qui avait servi bien des années auparavant à produire de l'huile, a été retrouvé dans les fermes. Et les gens se sont remis à en fabriquer de nouveau à partir de graines de navette, de cameline. Cette production avait disparu face à la concurrence des huiles venues des colonies. Ces huiles servaient à l'éclairage et l'alimentation. Pendant la guerre 1940-45, à la ferme Dombrie à Lecelles, on a recommencé la culture de l'oeillette pour l'huile de table.
À l'heure actuelle, dans toute l'Europe, on cultive du colza pour l'huile de table. Et en France, des cultivateurs presse le colza chez eux ; l'huile ainsi obtenue est utilisée comme carburant dans le tracteur et remplace avantageusement le fuel, le reste, c'est-à-dire le tourteau, est donné comme aliment au bétail.
(N.B. Célèbre dans le Nord de la France, l'huile d'oeillette est extraite des graines de pavot blanc
.      

 L'huile d'oeillette, de première pression à froid, est une huile comestible de couleur jaune pâle ou jaune d'or clair, de saveur très douce et agréable à condition d'être obtenue à partir de graines très fraîches. Sa teneur en acides insaturés aide à la dissolution des boues cholestéroliques, à l'assouplissement des artères ; elle est donc recommandée à ceux souffrant de troubles circulatoires ou cardiaques. Sa teneur en triinsaturés et diinsaturés (65%) fait qu'elle surpasse l'huile de tournesol (58%) et la rend comme précieux facteur d'immunisation contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires.)
Voici enfin des définitions :

Huilier : Fabricant et marchand d'huile de table ou d'usage domestique (aussi olieur ou tordeur d'huile)
Olieur : Fabricant d'huile dans un moulin à huile (fréquent dans le nord de la France et en Belgique). Marchand d'huile. Voir Huilier et tordeur d'huile.

Tordeur d'huile : Fabricant d'huile (aussi  huilier et olieur). « Comme son nom l'indique, le « tordoir » est une usine (moulin) où l'on « tord »(après broyage) les graines de lin, de colza, d??illette, de navette, de camomille et de cameline pour en extraire l'huile. Cette opération consiste à presser des sacs remplis de « farine » au moyen d'un pilon agissant sur un coin qui, en s'enfonçant, serre les sacs d'où l'huile finit par s'écouler. Cette méthode est utilisée dans tous les tordoirs sur pivot. Quelques moulins-tours utilisent une presse hydraulique, procédé plus moderne et plus performant. Il existe deux pressions, la première à froid pour en extraire une huile de première qualité, la seconde à chaud. C'est pourquoi on remarque toujours la présence d'un chauffoir dans le moulin à huile. Mais avant de subir cette pression, la graine est broyée par des pilons, remplacés plus tard par deux meules verticales. Parfois, un aplatisseur préparait la graine avant le passage aux pilons. Toutes les huiles pouvaient servir à fabriquer du savon. L'huile de lin était principalement utilisée dans la  fabrication de peintures, de vernis et de mastic. Le colza servait à l'éclairage, loeillette à la consommation domestique. L'huile de colza servait aussi pour la fabrication du savon. Le résidu, appelé « tourteau » était utilisé pour l'alimentation animale. » Travailler au moulin - Jean Bruggeman.Ce métier était pénible et obligeait le tordeur à courir entre la presse, les pilons et le chauffoir au milieu d'une chaleur et d'un vacarme importants. NOTA:histoire des moulins du nord par Jean BRUGGEMAN ;site internet :

http://asso.nordnet.fr/aramnord/jean-bruggeman  (ou tout simplement: jean bruggeman)

 7)LES SAVONNERIES : conjointement aux huileries ,il y avait les savonneries portant les mêmes propriétaires:NICOLLE,VANLOOY,STERLIN ,DOUTRIAUX.  NICOLLE Albert(1800/1870)exerçait aux n°6 à 12 rue du Grand REPAS (sa salinerie se trouvait place de l'Eglise)),il possèdait 2 tordoirs sur la route d'Orchies en 1815.Son fils Pierre NICOLLE cessa toute activité industrielle en 1874.

STERLIN-DUBOIS : exerçait rue Thiers, ayant émigré ,sa veuve Célestine BARBIEUX remonta l'affaire, puis la céda à son fils Ange STERLIN. Vers 1857,c'est DUVILIEZ -STERLIN qui succède et en 1870 c'est DUSART-BOURGOGNE qui fabriquait alors 100.000kgs de savon par an vendus aux environs de 47 francs(de l'époque)les 100 kgs.DUSART cessa son industrie et revendit l'immeuble à MELLE STERLIN.

8) LA MOUTARDE : l'exploitation des vieux journaux détenus à la Médiathèque nous apprend qu'une famille DUPIRE fabriquait de la moutarde. Les agriculteurs de notre région devait donc cultiver cette graine.

 


 

 

 

 

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     Le Genièvre et les distilleries de Genièvre feront l'objet de notre 16ème article.

 

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Vous avez constaté des erreurs, vous voulez ajouter un commentaire , vos ancêtres figurent parmi les noms cités : vous êtes susceptibles d'améliorer cet article en nous faisant part de vos observations . (ptitloup6@hotmail.fr

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       Rappel: vous désirez assister l'HISTORIAL AMANDINOIS ,devenir membre de l'Association ,contacter la : 42 rue Henri Barbusse 59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX .       Vous appréciez ce blog ,communiquer son adrese à vos amis et connaissances

NOTA:
  Si vous aimez la généalogie ,si vous désirez commencer votre généalogie ,vous recherchez vos ancêtres amandinois ou dans les communes environnantes, vous pouvez trouver de l'aide sur

le site : http://fr.groups.yahoo.com/group/saint-amand-les-eaux/

                                                      

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                                                                                            ptitloup6@hotmail.fr

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