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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 11:07

 

                                                             

  

   LA RUE D'ORCHIES

 

documentation LALOT Daniel

 

Au début du XII°siècle , c'était la rue "de Tavoye" .Il est assez difficile de trouver une explication à cette appellation(Paul FASSIAUX). On a cru y voir la raison dans le mot "Tovin" ou rue en pente.Cette rue descendait vers les remparts. D'aprés le terrier Bayart de 1663 , l'angle de la rue de Tournay était occupé  par l'hostellerie du "Lion d'Or ",qui appartenait au XVIII ème siècle à STERLIN-BAR ,négociant en vins. L'immeuble fut vendu ,comme bien d'émigré , à F.STIEVENART  De Valenciennes , qui le loua à Albert DUVAL ,directeur de l'Ets. THERMAL.   Ce dernier ayant du fuir devant les Autrichiens ,son établissement fut pillé par l'ennemi.C'est là que descendirent les commissaires du Gouvernement de La République ,venus à ST AMAND pour arrêter le Général DUMOURIEZ.       

  Source Wikipédia:   ......A partir de ce revers, il se voit en butte à de nombreuses attaques. La Convention, au sein de laquelle une foule d'accusations s'étaient élevées contre lui, décréta qu'il serait traduit à sa barre. Se voyant menacé d'être traduit à la barre de cette Assemblée, il accepte des ouvertures au prince de Cobourg, et lui propose de se joindre à lui pour rétablir la constitution, donnée par l'Assemblée nationale, et dissoudre la Convention. Mais ses projets ayant transpiré, la Convention envoya (2 avril) à son quartier général (au bourg de Saint-Amand), le ministre Beurnonville

.......le cochon de ST AMAND:au 10 de la rue d'Orchies ,boucherie de MR.DUVIVIER,le chaland peut apercevoir une sculture représentant deux singes sciant un cochon dans sa longueur. Une devise accompagne la scène : ""soyons d'accord". Il n'y a pas lieu d'être surpris pour celui qui connaît le patois local. Soyons d'accord égal scions d'accord : METTONS NOS FORCES EN COMMUN pour scier ce cochon.

                                        

 

      Cette oeuvre est due au Docteur Alexandre GOSSE qui l'aurait faire en 1736 pour prêcher la concorde autour de lui.Pendant longtemps, au cours d'une bagarre , il n'était pas rare d'entendre quelqu'un crier: mettons nous d'accord comme les singes de MR.GOSSE.

       N'oublions pas que lorsque le Dr GOSSE fait réaliser ce basrelief , c'est l'époque de CAGLIOSTRO et de alchimists et autres amateur du Grand art.

      ......Suite de l'histoire de la rue d'Orchies:Au numéro 30,ce fut autrefois la fabrique de meubles DELCOURT-OVERKAMP, puis vers 1895 la fabrique de bicyclettes MOREAU. Au N°32 vécut le juge de paix Louis DUBOIS ,oncle du célébre Préfet de Police ,sous l'Empire,le Comte DUBOIS (Source WIKIPEDIA:Louis Nicolas Pierre Joseph, Comte Dubois est un magistrat français, né à Lille le 20 avril 1758 et mort à Paris le 25 décembre 1847, qui fut le premier préfet de police de Paris.).C'est également dans cette maison que pendant l'occupation ennemie de 1815, le Commandant Hollandais VON BASEL avait fixé sa résidence. Cet immeuble appartint ,par la suite ,à PLICHON qui le transforma en banque . Banque qui fut cédée ,en 1832, à la banque PIERAR-MABILLE et Cie.

 Au n°66,vécut le peintre SALIGOT qui avait créé un atelier en installant un petit moufle (four)où il cuisait des assiettes de faïence et de porcelaine qu'il décorait lui même.A l'angle de la Place d'Armes se trouvait la "Porte d'Orchies"constituée par trois bâtiments encadrant un pont levis sur les fossés des remparts. En partant de la grand'place ,sur le côté gauche de la rue, au n°5 , en 1875 COUTELIER installa le premier salon de coiffure . Au n°7 ,RAOULT vendit le premier de la chaussure toute faite.

  La brasserie-hostellerie du "Mouton Blanc" avait une sortie sur la rue d'Orchies au n°13 que de nombreux amandinois ont fréquenté alors que l'on y trouvait "la Salle des Ventes" .En 1700 , l'immeuble appartenait à J.B DE VANDOSME ,de Valenciennes, qui le céda à DELCOURT-SOIL ; l'immeuble ,en 1737 ,passe à Claude DRUON-SOIL, puis à Nicolas et Pierre DUBOIS, puis à GAHIDE; tout ceci avant la Révolution.Aprés cette époque la brasserie du Mouton Blanc disparut, seul resta l'hôtel restaurant. En 1836 , au n°35 ,existait une distillerie de genièvre appartenant à Roger MAUDOUX. Elle fut reprise par son fils et continua jusqu'en 1870. La rue d'Orchies n'oublie pas que la ville de Saint Amand possédait de nombreuses faïenceries , certaines maisons ou commerces en portaient la preuve et ceci se retrouve encore dans les quartiers de la cité:

Ci-dessus ,l'ancien commerce DEVOCELLE qui proposait de la faïencerie et de la verrerie, photo Lucien août 2008.
 

 

 

RUE-D-ORCHIES--Place-du-Jet-d-eau.jpg

SIDONIE.JPG

 

       Sur la Place du Jet d'eau( collection Lalot Daniel) et Denis PAVAUT ,de nos jours on trouve la fontaine SIDONIE. La statuette qui la représente se trouvait ,auparavant , a l'entrée de la place de la ville.

 

on voyait aux numéros 55 et 57 , au XVIII ème siècle ,un immeuble important : c'était l'Hôtel des Archers. Le rez de chaussée était affecté à une boulangerie. Le premier étage était aménagé en salle de réunions des Archers qui y faisaient , paraît il , de longues libations. Une chronique ,de l'époque , assure même que la rue fut élargie à cet endroit pour faciliter les gambades de ces Messieurs,quand ils sortaient de leurs réunions. L'hôtel était un cadeau de l'Abbé de ST AMAND qui avait installé également un berceau pour le tir dans le jardin.En retour ,il exigeait qu'une fois l'an , les Archers l'accompagnent , à cheval , à TOURNAY et lui fassent un présent pour lui rendre hommage. Les Archers lui apportaient une pyramide en bois couverte de dragées et de pâtisseries et en retour l'Abbé offrait ,comme prix de tir, des assiettes d'étain et des services en argent.  Note de : MR.SEROUART,Président des Archers à ST AMAND :L?accès au jeu d?arc se situait en règle générale dans les cafés qui étaient souvent le siége des compagnies, confréries et société de tir à l?arc. L?aire de tir, comportant un berceau à chaque extrémité, était divisée en deux sur sa longueur, une partie en espace de tir, l?autre pour le passage des tireurs. Ces derniers tiraient à partir des berceaux où venaient se ficher leurs flèches. Ces deux espaces étaient séparés par des " wardes ", gardes constituées de planches d?environ 40 à 50 cm de large, posées verticalement pour éviter qu?une flèche déviée puisse atteindre un joueur circulant dans le passage parallèle. Telle était la configuration du jeu d?arc en salle. Le berceau est le mot désignant la cible .

 Comme son nom l'indique, il y eut sur cette place un jet d'eau qui dut être remplacé par une pompe lors du débordement du torrent du Clos.Pour terminer la rue d'Orchies , au n° 105 se trouvait la bonnetterie DELARRE-LESAGE qui a occupé jusqu'à une cinquantaine d'ouvriers ente 1860 et 1875.

 

                                                         LA RUE DE TOURNAI

     Cette rue s'appelait autrefois ""rue des Febvres"".De nos jours  , seule la déviation de cette rue vers Lecelles a conservé ce nom. L'historien COURMACEUL a cherché  l'explication de cette dénominatin dans le mot "fébvre" -fève aurait comme origine l'existence ,dans cette rue , à une époque ancienne de nombreux marchands de grains ; soit dans le mot ""faber-ouvrier,artisan. Il y avait au XVIII°siècle un grand nombre de fabricants de bas dans cette rue.

   Au XVIII° , il y avait une brasserie appartenant à Séraphin WACHE qui fut maire de 1802 à 1807.Il reprit par la suite une charge de notaire. On y trouvait également la brasserie de l'Abbaye qui fut vendue comme bien national à DEROO et passa successivement à DERUDER et à M.MOUTIEZ . La guerre de 1940 a fait disparaître un immeuble historique dont la façade avait été classée par la Commission des Beaux Arts : ""La Maison du Receveur de l'Abbaye"". Paul FASSIAUX ,notre principal inspirateur a retrouvé ,en son temps,quelques notes inédites de l'Abbé DESILVE: ""la façade était remarquable .Le rez de chaussée présentait une porte charretière surmontée de la date de 1647 et à côté une curieuse petite porte surmontant une écusson. Au dessus des portes se trouvaient en guise d'armes ,un coeur en relief où s'enfonçaient trois clous sans tête. ""  .............

 Cet article paru dans la Voix du Nord ,mentionne les destructions survenues en 1940  dans la rue de Tournay.

....à suivre dans le prochain article ,les articles sont limités en octet .

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