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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 17:12

 

 

 

         Nos sources sont toujours identiques, à savoir la collection de journaux anciens détenus ,en collection, par l"HISTORIAL AMANDINOIS" ,nos recherches sur Internet et l'aide d'amis possèdant de précieux renseignements , des cartes postales anciennes ,etc..Vous pouvez participer à la publication des articles figurant sur ce blog. Il vous suffit de nous adresser vos annecdotes ,vos photos ,vos souvenirs ,etc..

 

                                                                             CHAINERIES (suite)

 

    Dans nos chapitres précèdants , nous avons vu que SAINT-AMAND possèdait de nombreuses chaîneries plus ou moins importantes. Parmi les plus importantes citons celle de la famille DOREMIEUX. Rappelons que Charles DOREMIEUX était un quincaillier de LILLE ,où il résidait rue du Priez. Il était membre du Conseil Municipal et Administrateur des Hospices de LILLE. Il s'associa avec le nommé TISON ,ancien employé de la Maison VASSEUR , fabricant des clous ,des chaînes et des creusets ,au lieu dit ""La Bleuse Borne"" à ANZIN . Tous deux se sont adjoints à MAGHE   qui jouissait de la réputation d'être un excellent forgeron .Ils rachetèrent le château MALPAIX ( à ST AMAND LES EAUX )qu'ils démolirent  par la suite ,ils y installèrent des forges pour fabriquer des chaînes ,des enclumes ,des étaux et des creusets. Pour leurs besoins en fer ils installèrent un laminoir (voir l'article précèdent).

  
   En 1855,Charles et Louis DOREMIEUX(associés) envoyent leurs fils respectifs en ANGLETERRE ; Adolphe fils de Charles et Alfred fils de Louis ;et ce pour étudier la fabrication des chaînes de touage et de marine. Ils furent les premiers ,en France , à réaliser la fabrication des chaînes de 50 et 70 m/m de diamètre . Jusqu'en 1880 ,la Société se trouva entre les mains d'Adolphe DOREMIEUX et de son cousin Victor.  A partir de cette date , qu'elle devient la propriété d' Adolphe et de ses enfants.


HISTORIQUE DE LA CHAINERIE DOREMIEUX

                                 Par Pierre BECUE ,Président de L'HISTORIAL                                            

                                              (ancien cadre des Ets.DOREMIEUX)

 

     L'usine fut fondée en 1826 par Charles DOREMIEUX ,quincaillier à LILLE; la fabrication principale était alors les clous forgés , depuis le clou natissoir ,jusqu'aux carvelles(voir photo ,chapitre précèdent),c'est à dire toute la gamme du clou. Les premiers ouvriers se recrutèrent dans la région de CHARLEROI(B): à cette date l'emploi de la chaîne pour navires et le levage était inexistant, les câbles en chanvre étant seuls usités.

   Vers 1850,la fabrication de chaînes s'industrialisa et DOREMIEUX eu une usine moderne pour l'époque, le fer fut coupé à la cisaille ,le ventilateur remplaça le soufflet,des bancs d'essai furent installés , les sections du métal augmentèrent,les chaînetiers travaillèrent avec 1,2 ou 3 frappeurs , à cette date le plus gros diamètre fabriqué était 50 m/m. En 1872,DOREMIEUX fut le premier à fabriquer des chaînes soudées électriquement dans les diamètres de 2 à 10 m/m. En 1880, des laminoirs et des fours à puudler furent construits ,la production moyenne était alors de 15.000 tonnes de fers marchands et 3.000 tonnes de chaînes et ancres.

   Dés 1856,l'usine était spécalisée dans la fabrication de ""touage""et ce sont des milliers de kilomètres de chaînes qui furent placées au fond des fleuves d'Allemagne,d'Autriche et de RUssie(  le Danube,l'Elbe,Le Mein ,le Neckar et le Volga". En 1895 ,DOREMIEUX fabrique chaîne de 80 m/m pour le port de Toulon que les ouvriers ont appelé la "chaîne DREYFUS" qui était alors prisonnier à TOULON.voir le site du Capitaine DREYFUS sur Internet)

     Durant la guerre 1914/1918 ,les Allemands démontèret complêtement l'usine .Et les bâtiments détruit suivant la technique de la "terre brûlée".Aprés la guerre ,l'usine fut reconstruite et en 1932 a fourni les chaînes du "Normandie" d'un diamètre de 102 m/m                .

 Collection HISTORIAL

ci-contre :une couverture de catalogue de la
chaînerie DOREMIEUX.  (visible au siège de
l'historial)











ci-contre le hall des épreuves de DOREMIEUX (photo visible au siège de l'historial).Ce hall était installé dans un bâtiment du chateau MALPAIX qui fut détruit par la suite. Nous reparlerons de ce chateau dans un prochain article.Il appartenait à l'une des plus anciennes familles amandinoises.

        En 1932 , association avec la manufacture SIROT MESTREIT  installée depuis 1920 au bas du Pont de la Gare  et crée par Octave SAVOYE; vers 1962 , l'entreprise devint ""Manufacture de Chaînes et Ancres " de ST AMAND ,SIROT-MESTREIT et DOREMIEUX réunis. Le nom se réduisit ensuite à "Sirot-Mestreit" qui se transforma en Sirot Métallurgie,les Mestreit ayant quitté la Socié  et le sigle "S.M" devait être maintenu. En 1966,ce fût les premières chaînes de diamètre de 125 m/m et en 1976 première fourniture de 150 m/m.

     La recherche pétrolière ,en mer, vit la construction de plate forme qui avaient besoin pour se maintenir de 10.000 mètres de chaîne contre 600 mètres sur un navire d'où développement mondial de la production. L'arrêt de la construction des super tankers et des plates-formes amarrèes sur chaîne,les productions coréennes et japonaises ont rendu inutile ce matériel important et l'usine dut fermer en 1979.

 Pierre BECUE

 

Les DOREMIEUX, photo Thérèse CORDIER-DOREMIEUX ,collection historial














 les chauffeurs de DOREMIEUX en 1894

photos: collection de l'HISTORIAL AMANDINOIS

  Ci-dessus, les chaîneurs devant leur forge  , le travail manuel était pénible.

 LES FRAPPEURS

                                 Collection Historial,photo parue dans la Vie Amandinoise en 2006

  Trés vite ,les DOREMIEUX se sont modernisés et leurs chaines acquirent une solide réputation .Bientôt ,ils produirent leurs chaînes pour la marine Ils furent récompensés à de nombreuses reprises ,lors d'expostions de leurs produits:collection historial

                                 
                                     PLICHON- DAVAINE-CARLIER-MARITZ


    Un concurrent sérieux ,aux DOREMIEUX ,fut l'établissement fondé rue du Marillon par le nommé PLICHON qui possèdait également des petits ateliers à la Bruyère et au Moulin des Loups. Il possèdait également une clouterie à CHARLEVILLE  (08)qu'il vendit en 1850. La date de création de son usine remonte au 4 juillet 1837. Avec DOREMIEUX , il fut l'un des premiers à faire de la chaîne calibrée. En 1867, à l'exposition de PARIS , il obtient une médaille pour une chaîne qui servait à élever un ascenseur. C'était une simple cage où montaient les visiteurs ,c'était une grande innovation pour l'époque. (journal l'Eclair).PLICHON occupa jusqu'à 150 ouvriers.Son usine fut vendue à César et SIROT WAGRET de TRITH ST LEGER(59), qui était le frère de Jules SIROT fondateur des Forges et Laminoirs. Cette chaînerie disparue en 1912 avec sa fusion avec les nouvelles ""Chaîneries du Nord "".

               

Hyacinte DAVAINE-( collection Daniel THURU , ancien cadre de la chaînerie DAVAINE)et Henri DAVAINE créateur des machines à souder DAVAINE

   En 1835,ce fut Hyacinthe DAVAINE qui crée une chaînerie d'abord sur la droite de la Place Gambetta ,pui à gauche de la dite place. L'affaire se développa avec la fabrication de la chaîne électrique.L'affaire fut dirigée ,par la suite ,par Henri et Ernest DAVAINE et d'autres membres de la famille. La fabrication cessa rue Gambette ,lorsque le brevet DAVAINE fut vendu à MARIT qui installa une usine au Thumelart .Puis en 1995/96 ,MARIT s'installa sur VALENCIENNES et le bâtiment sert alors de dépôt. PHOTO:lucien



  De nos jours ,il reste à ST AMAND ,une seule chaînerie ,celle des Ets.CARLIER rue Roger Salengro ,à proximité de la Croix du Petit Dieu. A proximité de cette chaînerie , on trouvait ,jusque dans les années 80 , la galvanisation BERTRAND. On y fabricait une machine à laver "  LA PREFEREE" que de nombreux foyers amandinois et autres se dotèrent. On y galvanisait des bassines , des chaudrons et autres pières de ménage. La Galvanisation fut acquise par CARLIER qui agrandit ainsi ses ateliers.  Photo:lucien

  
      CHAINEURS-DES-ETS-CARLIER-001.jpg








   
         

  Des chaineurs de CARLIER prennent une pause .A gauche :BUISINE Jean (photo remise par son fils André --publiée avec son autorisation verbale )

 

 

   A l'emplacement d'une surcursale automobile ,au Moulin Blanc, se trouvait la chaînerie SAVOIE .Nous ne possèdons aucun élèment sur cette ancienne industrie. Aux visiteurs de cette rubrique ,nous faisons appel à leur mémoire.

    Des chaînes ont eu une triste réputation ,en leur époque, ce furent les chaînes des esclaves et celles des galériens ,nous ignorons si des chaîneries amandinoises participèrent à leur fabrication.

    

Les Galériens ou bagnard  et la chaîne entravant la liberté des esclaves -Photos :Internet



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Prochain article: petit retour sur les Moulins de ST AMAND LES EAUX

                                                             

 ptitloup6@hotmail.fr

 

 

 

 

 

 

 

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 22:05

 

          

     

    Nos sources :suite des recherches de Paul FASSIAUX ,directeur de L'ECLAIR ,journal du dimanche 18 janvier 1948  en dépôt à "L'HISTORIAL AMANDINOIS"".

    Nous avons vu comment était traîté le fer ,l'acier ,la fonte ,dans les laminoirs . Ces fabriques étaient chargées de livrer en matière première les chaîneries de SAINT-AMAND, ainsi que les clouteries .

                                                       

                    1)LES CLOUTERIES 

     Le clou est une tige métallique  pointue à un bout ,aplatie de l'autre.Il sert à fixer ou à suspendre( dictionnaire Larousse).Son origine est assez lointaine .Un clou peut se présenter sous plusieurs formes ,rond ,carré .Il était ,autrefois ,fabriqué manuellement.De nos jours ,les clouteries sont équipées de machines performantes. Ici des vieux clous retrouvés lors de fouilles ,ils servaient à ferrer les chevaux.    

Le travail du fer qui allait constituer, après la Révolution, l?une des activités les plus importantes de notre région, nétait que fort peu développé au XVIIIème siècle. Si l'on excepte les ferronniers, chaudronniers et maréchaux-ferrants que l'on rencontre dans chaque centre urbain, on ne peut citer que deux ou trois artisans qui forgent des clous destinés aux chantiers de construction de bateaux. L'implantation de cette industrie était rendue difficile, malgré l'existence de débouchés et la proximité des sources d?énergie, par la concurrence de la clouterie royale de Marly et surtout par la politique du conseil du Roi qui, pour lutter contre l'introduction frauduleuse des clous en provenance du pays de Liège, interdit l'installation de clouteries dans une zone de deux lieues en bordure des frontières. En 1745, le droit d?entrée sur les clous est multiplié par trois. La fraude s'accroît alors et les clous étrangers sont amenés jusqu?à des forges fictives installées à proximité de la frontière, puis revendus ensuite comme ayant été façonnés dans le pays.

 

Vers 1810, un maître « bacqueteux » Ferdinand DERVAUX contrôle quelques artisans. En fait, à cette époque, il ne s'agit pas encore d'une usine mais d?un coron de maisons. A l'intérieur de celles-ci est installée, au rez-de-chaussée, une forge individuelle avec son foyer, son soufflet et son enclume.

 

C?est en 1828 que ces artisans sont regroupés dans un atelier collectif et poursuivent les mêmes travaux. Toutefois, l'énergie nécessaire pour actionner les premières machines est fournie par un manège de ... boeufs. Ceux-ci laissent vite la place à une locomotive, puis à une installation électrique. Celle-ci transmet le mouvement à l'aide d'une forêt de courroie et de poulies.

 

http://www.astrosurf.com/astrolynx/fabclous.html  (découvert par Michel JORION)

 

        A la fin du XVII ème siècle ,SAINT AMAND  comptait cinq maréchaux ferrants qui forgeaient eux même les clous à ferrer  dont ils avaient besoin. C'étaient :Jean François BOULY, Jean Baptiste DUSSART dit "VILLARS",Denis ERONDART, Joseph GARIN et A.HELLIN. Deux personnes fabriquaient des clous: Antoine BOULY et Archange DUFRENOY. Dans le travail du fer,nous trouvons deux serruriers :B... et DE ST JEAN.

       Les premiers qui se spécialisèrent dans la fabrication des clous furent les BRIGODE   et les CARLIER. Bien avant la révolution,les BRIGODE fabriquaient des "CARVELLE",des "NELS ou NAILLE" ,des "PIQUETTES",etc...pour les deux chantiers de construction de bateaux qui devaient être continués par LEBLANC et SENNELAR. (je n'ai pas découvert sur Internet ou ailleurs à quoi pouvait correspondre des des nels ou naille et des piquettes (ici il ne s'agit pas d'un vin).Si vous trouvez la signification de ces mots ,faites moi signe ,Lucien)

Michel JORION généalogiste amateur a trouvé la signification des "carvelles": Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre :La carvelle est une sorte de gros clou de section carrée et de forme conique sur sa longueur ; elle est généralement utilisée en construction navale pour l'assemblage des bordés sur les membrures.Elle peut être en cuivre ou en acier galvanisé.Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Carvelle »Catégories: Construction navale

 

Les BRIGODE étaient installés rue d'Estrelle (rue de Condé,rue Louise de BETTIGNIES de nos jours), presque en face du chemin du Marisson ,débouchant sur la chapelle ST ROCH.

    Les "CARLIER"installés au 28 rue de l'Ancienne Poste fabriquaient des clous et des petites chaînes avec du vieux fer qui provenait des armatures des anciennes fenêtres. Ils faisaient des clous à ardoises et des "boschettes" (??)dont ils abandonnèrent la fabrication avant la Révolution. Au début du XIX ème siècle ,il y eut un certain "GODRY" ,quincailler rue d'Orchies .Il installa deux forges dans son jardin qui communiquait ,par une ruelle ,avec la rue de la Longuesaux.L'hiver ,il occupait 12 ouvriers qui ,l'été,partaient faire des briques.

    Outre les clous carrés pour les péniches,les fabricants Amandinois produisaient des des clous de palissage vendus aux Horticulteurs de MONTREUIL-SUR-BOIS. Les cloutiers mirent logntemps à s'adjoindre à la fabrication des chaînes.

    Le "Château MALPAIX" contenait une clouterie appartenant à ses propriétaires Hubet DIDA-DESCAMPS dit "Mamilotte" et Nuez DESCAMPS dit "Midar" qui ,avec dix forges ,furent les premiers à se faire une spécialité avec la chaîne.  

  David QUENEHERVE , lors de ses recherches aux Archives Départementales ,à LILLE , a noté que cette propriété appartenait à mademoiselle Julie DESCAMPS, propriétaire, au début du 19e siècle. Vers 1807, les hospice s civils envisagent de l'acquérir et le projet est abandonné vers 1814. Dans un acte notarié du début du 19e consulté aux AD, se trouvait des clés rouillées de la propriété.Dans une note :Acte de justice de paix du 11 octobre 1810 a comparu le sieur Jean François DESCAMPS, jardinier et cultivateur demeurant rue du Prévost maison ditre Château Malpaix .On peut donc affirmer que le Château était situé rue du Prévost à ST AMAND LES EAUX   

LES CHAINERIES

 

   Le Préfet DIEUDONNE,dans son annuaire de l'an XII(1804) ,déclare qu'il y avait à MARLY-LEZ-VALENCIENNES ,une fabrique de chaînes occupant avec 54 forges 250 ouvriers . L'affaire datait de 1737 .Pendant la Révolution ,la fabrication ralentit.Puis à l'investissement de Valenciennes ,l'ennemi met le feu à l'usine qui ne fut jamais reconstruit. Le même annuaire  cite encore une affaire similaire à MAUBEUGE;l'on parle alors de 300 ouvriers . Une autre encore à LANDRECIES avec 9 ouvriers et quelques clouteries à DOUAI,CAMBRAI,LILLE,DUNKERQUE. l'annuaire est muet au sujet de ST AMAND , où la fabrication des chaînes semble dûe à l'arrivée d'ouvriers spécialisés :Anglais et Belges,au début du XIXème siècle.( en 1948,le journaliste Paul FASSIAUX assure qu'il reste ,parmi les châineurs ,des descendants de ces premiers pionniers )

  Pour occuper les ""sans travail"" ( on ne parle pas de chômeur ou de demandeur d'emploi ,à cette époque) et pour former des chaîneurs  amandinois , DESSEPRINGALLE Lescailliez ,conseiller d'arrondissement  que l'on avait surnomé le "maire philosophe",eut l'idée ,en 1828, de faire donner des leçons à une centaine de jeunes amandinois par les ouvriers étrangers. Ces derniers recevaient 13 francs par apprenti qui savait forger des clous. Plus tard ,la Municipalité exigea que les "Maîtres"cloutiers conservent leurs élèves aprés la "production "du "chef d'oeuvre" qui devait être déposé chez M.DUMOULIN receveur rue d'Orchies.Cette mesure était faite pour éviter des abus amenant la désertion des ateliers par les jeunesgens qui préféraient s'inscrire chez Louis BROUTIN pour haler ,à leurs tours respectifs  les péniches de MORTAGNE au fort de Scarpe.

   Internet;des haleurs de bateaux (photo volontairement réduite)                                                 

     Les premièrs chaîneurs étaient installés rue du Marillon,beaucoup travaillaient à domicile . Leur atelier constituait ,parfois ,la pièce principale et quelques fois même leur lit était installé au dessus du soufflet.

 (Photo Internet: musee.marechalerie. Le travail à domicile : le chaîneur allait au début de la semaine chercher le fer et le charbon chez l'usinier et il rapportait  ,quelques jours plus tard,les chaînes fabriquées.

 Soufflet de forge : photos aimablement adressées par Delphine BOURSELOT responsable du chantier médiéval ""Guedelon"",site:   www.guedelon.fr

 

  Ci-dessus, une reconstitution d'une forge au siège de L'HISTORIAL AMANDINOIS (photo :lucien le 05/09/2007)

Le premier chaîneur qui installa une usine fut ,semble t'il , Mabille GILLON .Il aurait commencé vers 1815. Mais l'autorisation de monter sa fabrique remonte en 1828(notes de Paul FASSIAUX). Il avait deux forges  en face de la distillerie VANAUTREVE-DAVAINE,rue Davaine.Il occupait 50 ouvriers. Nous relevons ensuite (Paul FASSIAUX) les autorisations suivantes: Etienne   M ABOTTE   ,autorisation en date du 28 février 1821. FLEURY  le 25 février 1821; François LENGLE du 29 juin 1826; Hubert DIDOT-DESCAMPS du 26 janvier 1826 ,Séraphin Louis DESPRET du 23 juin 1826 ; La Ve MIROUX & TISON en 1828; Antoine GODRY-ROSELEUX le 29 janvier 1829 ;NENEZ rue du Marillon en  1829   ;DESCOURIERES-BOUCHART ,qui avait une tannerie rue Davaine ,installa en face de chez lui (autorisation de 1828)une clouterie donnant également sur la rue du Grand Repas ,face au Château MALPAIX.

   DESPRE ET LENGLE étaient installé rue du Marillon ,à l'emplacement où se développera ,plus tard,la chaînerie PLICHON. Ce dernier possèdait également des petis ateliers à la Bruyère et au Moulin des Loups. Il était le fils d'un cultivateur .Il possèdait également une clouterie à CHARLEVILLE qui fut vendue en 1850. La chaînerie PLICHON de ST AMAND fut vendue à César et SIROT WAGRET de TRITH ST LEGER,frère de Jules SIROT (fondateur des Forges et Laminoirs).L'affaire fut repris ,en 1883,par un certain ISNARD,elle avait 39 ouvriers en 1896 et son Directeur était Oscar VILLERS, puis Mathieu VIVIN l'a racheta en 1905 ,il l'exploita sous la firme ""VIVIN et PIERANS"", puis "VIVIN-VITAL". En 1912,la châinerie  fusiona avec ""LES NOUVELLES CHAINERIES DU NORD"" et l'immeuble de la rue du Marillon fut cédé aux literies de Lecelles.

 Internet:une chaîne et ses maillons.En 1835,ce fut Hyacynthe DAVAINE  qui créa une chaînerie sur la place Gambetta ,puis la transféré rue Gambette, où, de nos jours , il reste quelques bâtiments et la résidence des descendants. (1) 

   Charles DOREMIEUX ,quincailler à LILLE ,rue du Priez ,membre du conseil municipal et administrateur des Hospices de LILLE ,s'asocia avec TISON ,ancien employé de la maison VASSEUR, fabricant à la "Bleuse Borne "(ANZIN) des clous ,des chaînes  et des creusets  (Ici un creuset contenant du métal en fusion)Ils  s'étaient adjoints MAGHE ,un excellent forgeron venant aussi des établissements VASSEUR. Ils rachetèrent le château MALPAIX ,qu'ils devaient par la suite démolir  ,puis installèrent des forges pour fabriquer des chaînes ,des enclumes, des étaux  et des creusets dont les plus importants approchaient les 500kg.

                                                                                          

 Photos: INTERNET:un creuset contenant du métal en fusion,une enclume et un étau.  Aprés trois années d'association ,TISON se retira et DOREMIEUX Charles s'associa avec son frère Louis ,en 1835 l'établissement compte 300 ouvriers. La fabrication manuelle des clous diminua avec l'apparition  des machines qui fabriquaient mécaniquement les clous. Les DOREMIEUX s'orientèrent de plus en plus vers la fabrication des chaînes. 

     Un parent des DOREMIEUX,Louis , avait aussi une fabrique rue de Condé ,qui fut cédé par la suite à Edmond et Albert BOULOGNE. l'affaire fut vendue à Armand BAUDUIN ,puis à Victor LEMAY qui avait 50 ouvriers en 1896. A sa mort ,vers 1930,la chaînerie devient la propriété des Anciens Etablissements LEMAY. De 1835 à 1850 ,on trouve encore les autorisations suivantes: DESCAMPS-SERGENT à la Bruyère (18/11/1835) ,Charles Simon NAVETEUR (01/11/1836), Alexandre MERCIER au Thumelart (13/01/1837), PRESEAUX à la Bruyère (03/10/1837) ;Louis Clabaut rue du Marillon (31/08/1838), THURIN à la Bruyère (09/11/1839), DESCAMPS-SALEMBIER à la Bruyère (01/03/1843) ,MENART- LE QUEUEX(11/07/1845), Henri MORIVAL à la Croisette (09/08/1850) .

    Selon une  statistique ,en 1830 il y a 143 personnes ,dont 10 femmes ,occupées à travailler la chaîne à ST AMAND; en 1855 ,on trouve 7 usines travaillant le fer , et occupant alors 412 ouvriers. En 1860,il semble qu'une crise affecte les chaîneries ,car on ne trouve plus que 243 ouvriers et en 1875 :270 ouvriers . Pourtant les outils s'améliorent et la marine est trés demandeuse de chaînes .Cette marine se développe grâce à l'ouverture du Canal de Suez ,la batellerie et les chantiers de constructions de bâteaux sont prospères.Les chaîneurs de ST AMAND abandonnent définitivement la fabrication des clous forgés.  Photo Internet:le canal de SUEZ

   A la fin du XIXe siècle ,de nouvelles usines s'implantent à ST AMAND; MEANS,un lillois,en 1846 ,ouvre une chaînerie sur la place , à gauche de la rue des Anges.A la même époque MALINGRE dirige 4 forges à clous,l'affaire ne dure que 3 ans. L'entreprise de M.EmileQUINEZ au faubourg d'Orchies .Vers 1930,par suite de la création du nouveaj pont ,l'usine fut déplacée de l'autre côté de la rue et devient la "Chaînerie Société DESCARPENTRIES Frères". M.LENGLE ,à la "Croix du Petit Dieu" fabriqua des chaînes ,puis transfèra son affaire à FRESNES/ESCAUT. En 1912, MM.BAUDET,H.CORDONNIER,C.LESAGE,C.BEAUREPAIRE et C.LEFEBVRE fondèrent au Faubourg d'Orchies ,la Sté des Nouvelles Chaînes du Nord, qui fusionna par la suite avec les Etablissements VIVIN .La chaînerie Armand BAUDUIN fut reprise par MM.BAUDUIN & BONNET ,elle était installée prés du Moulin Blanc. MM.FARDON et GALOIS s'installèrent à la Croix du Petit Dieu. Vers 1918,M.CHOQUET ,associé avec M.HUGUES de Rumegies eurent une chaînerie rue du Plat à l'eau(???).Il eut également la manufacture des Ets SIROT-MESTREIT ,près du passage supérieur de la route de Lille ,elle fusionna avec les Ets.DOREMIEUX.(1)

 (1)  Dans notre prochain article ,nous traiterons cette chaînerie ,ainsi que celle de la famille DAVAINE et CARLIER qui est la dernière chaînerie encore existante à SAINT-AMAND-LES-EAUX.Nous parlerons d'une chaîne qui fut célèbre en son temps, mais aussi de chaînes qui eurent triste réputation.

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 11:25

 

 

 

                                                                       L'ACIER

 

 SOURCES POUR CET ARTICLE: Internet, WIKIPEDIA,Journal l'ECLAIR du 11 janvier 1948(n°2), photos de l'HISTORIAL .Nos remerciements vont également à MR.ALLOT Daniel, pour ses cartes postales anciennes et sa documentation sur les forges et laminoirs sises (autrefois)au Moulin des Loups .  

ORIGINE ET HISTOIRE 

 

 Au commencement était le fer... La fabrication du fer sur le continent européen date de 1700 avant Jésus-Christ. Elle est restée la même depuis cette époque jusqu'à la fin du Moyen Âge et consistait à chauffer simultanément du bois et du minerai jusqu'à obtention d'une pâte métallique qui devait être ensuite martelée à chaud afin d'obtenir du fer à l'état brut par l'élimination des impuretés qui pouvaient encore s'y trouver. Les quantités produites étaient faibles et le travail pénible.    

 Puis vint la fonte... Vers 1400 après Jésus-Christ est née la première génération de hauts fourneaux qui permit le développement du procédé de fabrication de la fonte. La fonte est un alliage dont la teneur en carbone est supérieure à 2,11% et dans lequel peuvent apparaître, avec la cémentite, des particules de graphite de formes diverses ; notamment en forme de lamelles, ce qui explique en particulier la fragilité des fontes. Ces particules peuvent être globularisées et la fonte dite à graphite sphéroïdale est alors ductile.  

 ... Et enfin l'acier ..A la fin du XVIII ème siècle, ce sont les scientifiques français Berthollet, Monge et Vandermonde qui sont à l'origine de la définition exacte de l'interaction existant entre le fer, la fonte et l'acier et qui mettent à jour le rôle tenu par le carbone au sein de cette relation. Ce n'est qu'un siècle plus tard, avec l'invention des fours de Bessemer, Thomas et Martin que l'acier pourra être produit en grande quantité. Grâce à son caractère polyvalent, ce métal est devenu l'élément clé de la révolution industrielle.    

Le premier mode de fabrication de l'acier fut celui de la cémentation, un processus qui visait à chauffer des barres de fer à l'aide de charbon de bois dans un four fermé de sorte que la surface du fer acquiert une importante teneur en carbone. La méthode dite au creuset initialement développée afin de retirer les scories de l'acier issues de la cémentation, permet de fondre ensemble le fer et d'autres substances dans un récipient (le creuset) composé d'argile réfractaire et de graphite. C'est par cette méthode que sont fabriqués les couteaux de Damas et de Toledo par exemple. (voir le site : http://www.couteaux.du.monde

Parmi les procédés plus récents, on trouve celui de Bessemer, à foyer ouvert à base d'oxygène plus généralement utilisé dans la sidérurgie actuelle, le four à arc électrique une innovation qui offre la possibilité de produire à grande échelle de l'acier de haute qualité.   

 

L'acier ainsi produit prend ensuite forme dans des laminoirs. Site Internet ; info-com : origine du fer                        

 

    Les plus anciennes fondeurs ,de ST AMAND, que Mr.FASSIAUX (directeur du journal l'ECLAIR) a retrouvé ,sont:

     EN 1828: MONCHIN rue d'Orchies ,fondeur en cuivre,cette affaire semble avoir été reprise par DEHAUT-THIRION 49 rue d'Orchies.

   EN 1829: Xavier LE KIEFFE et Pierre REMY installent une fonderie de fer et de cuivre au Moulin des Loups.En 1839 ,ils ont 3 ouvriers.Outre leur fonderie ,ils possèdent une fabrique de limes.Leur affaire fut mise en vente le 05 mai 1843.

   EN 1880 :nous trouvons la fonderie GRAVE & LENGLET ,à la "Croix du Petit Dieu" .L'usine est reprise par LENGLET,seul, puis son fils lui succède.Cette fonderie se transforme en chaînerie (actuellement la "chaînerie CARLIER et Cie).

   EN 1883 : Louis PERIN ,chef de fabrication à la fabrique de fer de MAUBEUGE ,crée une fonderie dans l'ancienne usine des fers à cheval le long de la scarpe.En 1896 , il emploie 19 ouvriers.La fonderie continua sous la direction de son fils Louis PERIN ,jusqu'en 1914.La guerre fit disparaître cette entreprise.

    Plus récemment MR.TASNON crée une fonderie à la "Croisette"",elle est appelée ""Sté A.des Fonderies de St AMAND"" .( nous sommes preneur de toutes informartions sur cette fonderie,notamment sur sa date de disparition ,et son importance dans le monde industriel de ST AMAND). 

   NOTA: avant de parler des laminoirs ,voyons les idustries diverses traitant le fer,le zinc ou tout autre minerai.    

   LE FER A CHEVAL: cette industrie est trés spéciale, une seule usine l'a représentée à ST AMAND. Elle se trouvait  le long de la scarpe, au lieu dit ""l'ALLUMETTE""( si quelqu'un peut ""allumer"" ma lanterne ,ce lieu dit m'est inconnu : lucien) .Cette entreprise était la propriété de MAGNAN-VAILLANT. En 1868, MAGNAN dépose un brevet pour son invention permettant de de faire mécaniquement les fers à cheval et l'année suivante ,il prend un autre brevet pour une lampe de sûreté destinée aux mineurs.

 

 LA GALVANISATION Indépendamment , à côté de ces fonderies et laminoirs ,nous trouvons des ateliers de galvanisation.Il faut attendre 1815,pour voir le premier atelier ,de ce genre,à ST AMAND. Sur ce premier atelier ,nous avons peu d'informations. En 1891,les frères PAINTIAUX crééent un atelier de galvanisation  rue Mériaux,avec une fabrique d'articles ménagers. En 1883,on signale les frères DUBOIS avec une affaire du même genre ,rue de la scarpe.

   LACQUEMANT-GEROINE ,installé rue du bruille ,fabriquait des tuyaux pour l'aération des mines.Son gendre DEBUINE transporte l'affaire ruelle des Hurlus(??)... Il y a également l'entreprise FLEURY ,rue du Marillon ,FILLEMOTTE-VERGIN ,en 1900,près du chemin de halage. Par contre ,vers 1920,HOTTEN et COPIN fondèrent sous l'appellation ""STE AMANDINOISE DE CONSTRUCTION ET DE GALVANISATION" ,une nouvelle affaire à la Croix du Petit Dieu.Cette entreprise se transforma en "GALVANISATION AMANDINOISE", le dernier Directeur en fut Bertrand MANOUVRIER ,fils du cardiologue Paul MANOUVRIER qui fut Maire de St AMAND LES EAUX. Cette entreprise se trouvait près de la chaînerie CARLIER. On y fabriquait des ustensiles ménagers galvanisés,tels que seaux ,brocs,bassines (des bacquets,comme l'on dit chez nous)et même des machines à laver le linge .Ces dernières portaient le label ""La Préférèe", les parois et le tambour étaient en tôle galvanisée , puis par la suite ils furent émaillés .La Société était également propriétaire d'un atelier situé,en face ,dans la même rue.Là ,on y fabriquait des sommiers métalliques.Ces deux entreprises disparurent vers 1950/1955 .

     Michel JORION,ancien amandinois ,nous signale un petit atelier de galvanisation située rue des anciencs faïenciers FAUQUET à ST AMAND-LES-EAUX. Elle appartenait à la famille BODET .Cette "galvanisation" disparait vers 1950/1955.Les bâtiments ont été détruits pour faire place à une voie d'accés au magasin "Champion"actuel.La famille BODET demeurait ,rue Barbusse,dans une superbe propriété:

 ( photo:lucien)

 

 

   LES TAILLANDERIES:cette dénomination était donnée aux industries fabriquant des objets en fer à bord taillant: faucilles, faux, parties tranchantes des moulins à écorces, des tordoirs ,des fouloirs ,des moulins de meuniers.Une statistique de 1815 signale trois établissements de ce genre. En 1839, on trouve :Ve CHOQUET, COUDOUX Pierre Joseph. 

 

   LA ZINGUERIE: C'est un certain Jules DUBOIS qui introduit cette industrie à ST AMAND. Il incita le sieur BLOCH de  Bruxelles ,à acheter en 1891  la fabrique de noir animal de la sucrerie de la rue du Marillon.En 1896,86 ouvriers sont employés pour traier les déchets de zinc ,pour éliminer les impuretés et refaire du nouveau métal.Les étrangers ,arrivant à ST AMAND ,voyaient des hautes flammes se dégageant des hauts fours ,ils croyaient alors à des incendies.Les directeurs successifs furent :

DUBOIS,WUILLOT,MERLIN père avec un chimiste M.GODCHAUX,qui fut remplacé par M.TIRIARD. La concurrence amena la fin de cette industrie ,en 1939,à la mort de son dernier directeur Jean MERLIN. 

LES FORGES & LAMINOIRS DE SAINT-AMAND-LES-EAUX  Cette industrie appellé "fonderie",au XVe siècle,consiste actuellement à chauffer dans un four ,jusqu'à la fusion ,de la mitraille assemblées en "masses", de façon à obtenir des lingots qui ,passés aux laminoirs donnent des fers d'un profil déterminé. Notre ville a connu deux laminoirs importants . Le laminoir de la famille DOREMIEUX (nous en reparlerons lorsque traiterons les chaîneries)et celui de MR.SIROT Jules  .

                                                                                 

 

                   Photos: Collection Historiale: 1)La chaînerie DOREMIEUX ,à l'emplacement du chateau MALPAIX ,a l'extérieur les chaîneurs,A droite derrière la haute cheminée ,le bâtiment contenant le laminoir.                                                                                                                                                                                                                                                                                                .  

           

    Jules SIROT-WAGRET fonde, vers 1870 ,un laminoir ,sur un terrain de 6 ha     dans lequartier du Moulin des Loups .Il place son affaire en société anonyme ,sous la dénomination  ""FORGES ET ACIERIES de SAINT AMAND"".L'affaire est prospère.De 11 ouvriers en 1873,elle passe rapidement à 155 en 1875, 221 en 1877  , 

291 en 1896. L'usine fut trés endommagée durant la guerre 14/18 .A sa reconstruction ,du matériel moderne a été installée ,ce qui permit de réduire la main d'oeuvre pénible du four à "puddler"  (Le puddlage est un procédé inventé par Henri Cort (1784). Ce procédé consistait à décarburer la fonte dans un four à réverbère afin d'obtenir du fer. Cette technique maintenait séparées la fonte et la source de chaleur. Aucune impuretés ne venait cotoyer la fonte en fusion) (voir Internet: ""la route du fer)  .Jules SIROT était un "maître des Forges", propriétaire de nombreuses usines dans la région Valenciennoise ,notamment de la Boulonnerie de THIANT. Il possédait une superbe propriété (existante encore de nos jours)sise à proximité de l'usine. 

 

                   (collection:MR.LALLOT)

      Cette résidence est encore appelée ,familièrement,le "Château SIROT)

COMPLEMENTS GENEALOGIQUES (par David QUENEHERVE,généalogiste:

Jules Florent Alexis SIROT est né le 17 février 1843 à Valenciennes,
fils de Joseph SIROT et Julie Henriette WAGRET.Il est mort à Aire le 12 février 1918.Il avait épousé Célina Mélanie FENEULLE Plusieurs enfants dont Ferdinand Pierre Camille SIROT décédé en 1880.Une fille marié à HILST, industriel."Maître de forges, président du conseil d'administration des forges et laminoirs de Saint-Amand, ancien député, et ancien conseiller général du Nord, ancien maire de Saint-Amand"

 

 

   Aprés la 2ème guerre mondiale ,l'activité fut abondante ,mais l'activité baissa au fil du temps ,faute de s'être modernisée l'entreprise dut fermer les portes.En 1966, les Forges et Laminoirs furent repris par la Société Métallurgique de L'Escaut(""METAL ESCAUT"") et en 1967 , les Forges et Laminoirs fermèrent      définivement.De nombreux ouvriers rejoignirent leur nouvelle entreprise .Les bâtiments ,sauf le laminoir à bandes, fut occupé par des petites entreprises ,dont une seule est encore présente ( pour peu de temps ,la ville a acquis l'ensemble des terrains et bâtiments,la direction de l'entreprise envisage un déménagement  ). D'autres bâtiments  furent détruits .                             

(les forges et laminoirs avant sa destruction à la guerre 14/18,carte postale de la collection

de MR.LALLOT)

 FORGES-ET-LAMINOIRS.jpg

la rue Henrie Durre:Avant le 1ère guerre

ci-contre:les Forges détruites en 1918(source:méiathèque)

  

Mai 2006

                         

                                                                                         

 

 

 

 

 

 

Collection Françoise VILLE; l'homme en châpeau est ,peut être ,MR.SIROT Jules directeur des Forges et Laminoirs.

     

 

 

                                       Le train à bande réversible et le train rail ébaucheur(ci-dessous)

       ce qui reste du laminoir en 2006,une friche.                                                                  

                     

  1)1 four à l'usine VALLOUREC de ST SAULVE,2)coulée d'acier en fusion ,dans la même usine.(Photos:Michel JORION ,ancien lamineur à VALLOUREC , ST SAULVE)

 VIE OUVRIERE :  il est dit que les ouvriers aimaient le travail bien fait; les produits fabriqués dans cette entreprise étaient renommés . Avant sa destruction en 1914, l'entreprise avait 400 ouvriers, dont un nombre important à l'entretien. C'était l'époque où une péniche appartenant à l'un des plus importants actionnaires (Georges MOREAU) faisait sans cesse la navette ST AMAND-AUBERVILLERS où l'usine avait un important dépôt. Les Forges et Laminoirs fournissaient alors les boulonneries Ardennaises , les chaîneries ,les usines métallurgiques et même des vignerons importants en Algerie(SOURCE :MR.LALLOT Daniel).Le travail des ouvriers était pénible  ,avec la chaleur et des plafonds des bâtiments extrêment bas. L'été le travail était ,parfois arrêté.(la canicule de 2003 et 2006 a été l'objet de précèdents)la déshydratation était importante. A la sortie de leur poste ,les ouvriers se précipitaient dans l'undes huit cafés se trouvant à proximité immédiate.Chaque ouvrier avait le sien et sa bière ,l'un la Bouchart, l'autre la "Corbeau"( bière fabriquée à Lecelles),et l'autre encore "La Motte Cordonnier"",etc..

  

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 21:25

 

                                                                              

 

1)LE GENIEVRE  

 

            Tous les anciens amandinois savent qu'il a existé une ,voire plusieurs distilleries de Genièvre dans notre commune . Cette boisson alcoolisée (de 40 à 49° selon la provenance) était consommée régulièrement par les ouvriers (avant et aprés la prise de travail) .Les bistrots,cafés,estaminets,restaurants ,brasseries étaient nombreux à proximité des usines ,chaineries et forges . Par exemple ,auprés des "Forges et Laminoirs" de MR.SIROT ,rue Henri DURRE , pas moins de sept(7) bistrots se disputaient la clientèle.            Certains étaient plus fréquentés que d'autres , car aprés la première consommation ,le ou la propriétaire (ou les serveurs)versait  une ""rasade"" gratuite ou laissait  la bouteille d'alcool sur la table des ouvriers. Ceux ci n"hésitaient  pas à se servir largement par la suite. L'ambiance de ces établissements était trés bonne,même si parfois ,le soir ,une bagarre se déclenchait ici ou là :pour une dame ou une partie de cartes perdues ! 

         Donc avant leur travail ,les ouvriers allaient prendre une ""bistouille"" .Pour ceux qui l'ignorent ,la "bistouille" se prend dans une tasse de café . Au départ ,la cabaretière ou le cabaretier remplit la tasse d'un café fort. Le convive en consomme une partie ,puis complête la tasse par une "rasade" d'alcool ;ce dernier peut etre du Genevièvre ou du rhum. Une autre façon de consommer l'alcool est ce que l'on appelle ""faire un petit canard"".          

(photo:lucien :un ptit canard avec du genièvre ou du rhume, le genièvre de HOULE titre 49°)

 Une petite cuillère est disposée au dessus de la tasse de café ,on y dépose un morceau de sucre sur lequel est versé l'alcool . Une fois l'alcool absorbé par le sucre  ce dernier est dégusté lentement ; où bien on le prenait à la " rincette".On consommait le café ,puis on versait dans la meme tasse l'alcool ,en le faisant tournoyer on ""rinçait"" le reste de café.

     Un peu d'histoire sur le GENIEVRE:  Source: la distillerie de WAMBRECHIES(Nord) :  

    Internet: www.wambrechies.com/fr/geniev/histo.htlm    

  et un site intéressant et curieux à voir: aupaysdeschtis.free.fr/Gastronomie/Genievre.php

 

    (production de la distillerie WAMBRECHIES  )                           

   L'alambic et l'alcool de grain

 

 

 

L'alambic est une invention égyptienne qui date de l'an 3000 av.jc. Il servait à fabriquer des parfums et du maquillage notamment (khôl : le fard à paupières). L'alambic fonctionne dans un but "sérieux" (l'alcool est utilisé comme médicament) au 3ème siècle ap. jc. Cette invention se transmet en Europe grâce à la religion.Les Irlandais apprennent par les Egyptiens le procédé de la distillation et de l'alambic. Ensuite, des moines irlandais transmettent ce savoir aux Hollandais, par l'intermédiaire de St Patrick dit-on et de St Colomban en Hollande. Parallèlement, les Arabes depuis l'Espagne ont aussi transmis ce savoir faire en Europe occidentale. C'est de là que viendrait l'orthographe et la prononciation des deux mots :    

 

AL AMBIK : le vase, d'où l'alambic.
AL KHÔL : l'alcool.

 

 

  • Les baies de genévrier  
    Le genièvre, une boisson vieille de plusieurs siècles  
  •  L'origine du genièvre :Les alcools de grains distillés étaient très populaires en Hollande au 16ème siècle. Le genièvre tel qu'on le connaît naît dans l'officine de l'apothicaire De la Boe, chimiste, alchimiste, savant renommé et professeur à l'Université de Leyde. Sylvius ramène la teneur en alcool de l'eau de vie de grain et y ajoute le parfum des baies de genévrier. Il vend cet alcool sous le nom de Genova, comme remède
    contre les lumbagos et les courbatures (1595).
         A la fin du 16ème siècle la distillerie Bols aux Pays-Bas commence à produire son genièvre. Dans les pays sans vigne les eaux de vie (et les bières) remplaçaient le vin. Au 16ème siècle l'eau de vie cesse donc d'être essentiellement un médicament pour devenir une boisson de consommation courante.
      Le Genova arrive jusqu'en Angleterre, mais étant lourdement taxé il entre petit à petit dans la clandestinité à la fin du 17ème siècle. Le genièvre est rallongé avec de la térébenthine et d'autres "toxiques" pour au final donner ce que l'on appelle aujourd'hui "gin". Cet alcool n'a plus rien à voir avec le genièvre hollandais et encore moins avec le genièvre français pur grains. Le genièvre en France :Dès le 16ème siècle, des distilleries liées à la présence d'une agriculture céréalière sont signalées dans les contrées traversées par l'Escaut. Ces distilleries utilisent l'orge, le seigle et le blé comme matières premières. Au 17ème siècle le genièvre dit de `Schiedam' est importé en Flandres. Au 18ème siècle déjà les marins de Dunkerque et de Boulogne recherchaient particulièrement les étapes dans les ports hollandais "afin d'y faire dégustation et amples provisions de cette boisson de Schiedam qu'on disait si digérable".
      C'est en 1775 que la première distillerie de genièvre est créée en France, à Dunkerque. Dans la région dunkerquoise, on comptait au début du 19ème siècle 11 distilleries de genièvre et 31 alambics de 30 hectolitres chacun, dont les drêches nourrissaient 1000 têtes de bétail (et qui fournissaient assez d'engrais pour 500 hectares de terre).Au début du 20ème siècle, une centaine de distilleries dans la région Nord-Pas de Calais produit une eau de vie de grain parfumée aux baies de genévrier. Le genièvre est devenu en quelques années la boisson préférée des ouvriers du textile ou des mines de la région. C'est alors un produit très populaire, consommé la plupart du temps le matin pour se donner le courage d'aller à l'usine ou de descendre dans la mine
    .

                                          LE GENIEVRE A SAINT- AMAND  

                En 1805 ,un hollandais ,VANAUTREVE (pourrait s'agir de Jean VANAUTREVE,selon David QUENEHERVE),arrive à SAINT -AMAND. Il achète la demeure et la faiencerie de FLESCHER ,rue Davaine,dont les biens étaient mis en vente ,comme biens nationaux. (source:L'ECLAIR de ST AMAND,n°44 du 02/11/1947).  A l'exposition d'AMSTERDAM de 1835,il parvient à battre les meilleurs genievres hollandais. Benjamin-Casimir DAVAINE épousa sa fille Catherine Louise VANAUTREVE(1778/1821), il continua la fabrication du genièvre qui resta toujours dans sa famille,entre les mains de ses descendants succesifs.

                Son fils,Jules DAVAINE-BOUCHART né en 1816 reprit la succesion,tandis que ses frères,Casimir ,comme médecin, Napoléon comme ingénieur, s'illustraient dans le domaine scientifique

                                     .                                                   (photo lucien:Casimir DAVAINE)

     

 DISTILLERIE-DAVAINE.JPG

La distillerie fut ensuite la propriété de Eugène ,Casimir et Jules DAVAINE. Benjamin DAVAINE avait créé un moulin à ventpour broyer le seigle;il disparait avec la découverte de la machine à vapeur.DAVAINE traitait alors directement les seigles dans sa distillerie.                                                                       source Médiathèque

 

 

 

 

  Photos :Daniel Thuru (collection personnelle) .A la braderie de LILLE  Bruno BARBIEUX appartenant au forum de Généalogie de ST AMAND-les-EAUX  a eu la chance d'acquérir une

publicité identique. Il s'est empressé de faire connaître et de partager sa découverte ,en nous faisant parvenir la photo de cette affiche publicitaire.

 



Ci-contre un verre au nom de Eugène DAVAINE ,distillateur. Verre en possession dans la famille de GUISLAIN Dominique de ST AMAND. Photo: Françoise RICCO ,documentaliste de l'Historial.      Ce verre se trouve dans la famille GUISLAIN depuis plusieurs générations de cabaretiers.Il est dit qu'Eugène DAVAINE possèdait un verre , à son nom ,dans chaque débit de boissons qu'il approvisionnait de ses boissons.                      

 

   Ci-dessus,une publicité parue en 1925 dans une Edition émise par l'imprimerie Leonte & Debienne ,notice concernant la Tour et l'hôtel de ville (colection personnelle de Michel BOULOGNE de ST AMAND)

   

   

               

Un autre VANAUTREVE ,son frère sans doute,Jean-Emmanuel ,marié à Anne Marie DECOURRIERE,avait aussi ,en 1819, une distillerie rue de Tournay,dans l'ancienne maison des receveurs de l'abbaye.Le 07 août 1818,il demande l'autorisation de créer une brasserie. Aprés sa mort, l'affaire fut vendue le 07 juillet 1846 et la maison fut acquise par MADOUX qui la céda ,à son tour, à BOUCHART-MADOUX.

               Nous avons retrouvé dans les archives (Paul FASSIAUX) l'autorisation qui était renouvelée à VANAUTREVE ,en 1818,de fabriquer du Genièvre. Elle lui fut accordée à la condition de traiter uniquement des grains étrangers (Pourquoi ??).

               En 1815,il existait un autre distillateur de genièvre qui appartenait à un sieur DESILVE. Il était installé dans la rue du Boufentiau (ancienne rue Impériale ,puis Nationale et de nos jours :rue du 18 juin).

               Roger MADOUX avait ouvert une distillerie en 1836,au numéro 35 de la rue d'Orchies.Un certain Emile ROGER reprends la distillerie de ROGER-MADOUX, il y installe une machine à vapeur le 1er septembre 1853.Aprés 1870,on ne trouve plus trace de cette distillerie. D'autres distilleries ont existé de façon trés éphèmère:BEILLIARD-ROMBERT ,72 rue d'Orchies; Pierre CHIRET-MASSART ,dans la même rue. En 1844, il est noté la vente de la distillerie de HOCK Constantin,existant depuis 1833 au n°31 de la rue de Condé(rue Louise de BETTIGNIES de nos jours). Vers 1890,Emile LESAGE ,installé ruelle du Cinéma (pas trouvé) ; DEBOVE qui est propriétaire d'une vinaigrerie sise rue Davaine ,aurait aussi distillé du genièvre. Enfin Eugène BARBIEUX ,installé rue du BRUILLE ,fabriquait une liqueur ""l'ERMITE"",dont il arrêta la fabrication en 1914. Lorsque la distillerie DAVAINE arrête ,la production fut poursuivie à HERGNIES ,sous la même appellation.( nous sommes intéressé pour toutes informations concernant la date d'arrêt de la distillerie Davaine et la personne ayant reprit l'activité sur HERGNIES). De nos jours ,dans le Nord Pas-de-Calais ,il reste trois distilleries de genièvre: LOOS,WAMBRECHIES et HOULE.

RAPPEL : l'abus d'alcool est nuisible à la santé ,à consommer avec modération.

 

                                                        &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

 

 

                                                        DISTILLERIE DE BETTERAVES

      En 1855,il y a à ST AMAND,deux distilleries d'alcool de betteraves,produisant 5.000 hectolitres par an. (les distilleries de genièvre sortent ,la même année ,1800 hectolitres). Nous avons relevé (Paul FASSIAUX)l'entreprise de BAUDRAIN-DOUCHY et Cie. Son principal concurrent était la Société  DESSE-TALMANT et Cie.Le successeur de cette société  fut LEMER-TALMANT en 1868, il possèdait également une sucrerie au Thumelart. Ces distilleries disparurent en même temps que les sucreries.

                                                  LAITERIE

    En 1829,VANESSE et consorts fondent une laiterie , 42 Faubourg 'Orchies.Leur but :ramasser du lait dans la région, de le pasteuriser et de l'expédier vers ROUBAIX.Ils durent cesser leur activité ,n'ayant pas trouvé assez de lait  pour faire tourner leur installation.

                                                            LES MALTERIES

    Une""malterie""est une fabrique de malt tirée à partir de l'orge germée artificiellement ,séchée et réduite en farine.Ce malt est utilisé pour la fabrication de la bière. C'est donc souvent auprés des brasseries ou à l'intérieur même de ces établissements que l'on trouve une malterie. La première malterie amandinoise fut crée par Casimir BOUCHART,qui avait acheté la brasserie CRUDENAER, au 42 du faubourg d'Orchies. Vers 1880 ,avec le directeur SINOT , on construisit les ""tourailles ""( lieu où l'orge est mis à germer) .Plus tard la malterie passe sous le contrôle de René BOUCHART ;puis la Malterie devient ""MALTERIE FRANCO BELGE"".Elle a comme directeurs successifs  Léo CANIPEL et AUDONNEAU. En 1918 , les Allemands prirent ou détruisirent tout le matériel. L'immeuble fut vendu et la fabrication du malt fut concentrée dans l'usine de PROUVY mieux outillé et profitant de L'Escaut.

      DREYFUS de Valenciennes ,avait acheté la tuilerie BERTECHE,sise rue de la Scarpe et en avait fait une malterie pneumatique. René BOUCHART acheta l'affaire, puis décid d ramener toute sa fabrication à PROUVY ( déjà les délocalisations !) ,l'immeuble fut cédé à la manufacture de faïence du Moulin des loups en 1910.

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      Nos prochains articles :les Forges et Laminoirs , les chaîneries , les moulins de ST AMAND LES EAUX et petite histoire des rues de la ville.

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 17:24

 

 

    

  Poursuivant nos recherches sur les anciennes industries de St AMAND - LES-EAUX , il apparaît que notre ville a eu des Sucreries ,des vinaigreries , des distilleries de vinaigre et de Genièvre.

                                                                     I- LES SUCRERIES

    A) HISTORIQUE : Le sucre est tirée à partir du jus de betterave ou de la canne à sucre , cette dernière est plutôt cultivée dans des pays chauds (Martinique ,Guadeloupe ,Cuba,etc.... En France ,le sucre est produit à partir de betteraves.              

     

(1)betterave sucrière(photo:M.JORION).2),champ de cannes à sucre,3) sucre en morceaux:blanc pour le sucre de betterave et roux pour la canne à sucre.°

 La betterave était cultivée ,en France ,depuis le XVII ème siècle. Il faut attendre le blocus continental ,décrêté par NAPOLEON ,par le décret de Berlin de novembre 1806, pour trouver le moyen pratique d'en extraire le sucre. Les terres de la région de ST AMAND convenaient à la culture de la betterave.Des sucreries ne tardèrent pas à s'élever un peu partout ,chaque village en avait une( source  :L'éclair ST AMAND,N°47 du 23/11/1947)

  Rappelons que le blocus continental avait pour but d'isoler l'ANGLETERRE du reste de l'EUROPE :  Sans contestation, la France est la grande bénéficiaire du système continental. Les pays alliés et conquis devaient acheter des produits bruts ou transformés venant des manufactures françaises. Ce système entraîne, parallèlement, le développement de plusieurs grandes inventions telles que la fabrication du sucre de betterave, la filature mécanique du lin ou la préparation de la garance et du pastel. (source WIKIPEDIA)

         Sous Louis PHILIPPE ,une lutte s'engage entre le sucre de canne ,dit sucre indigène et le sucre de betteraves. Pour mieux vendre le sucre de canne ,ce dernier fut détaxé. Au XXème siècle ,pour cette cause , en particulier ,et pour d'autres causes liées à la politique d'alors ,on assista à plusieurs crises de l'industrie sucrière. De nombreuses sucreries disparaissent ,puis de nombreuses autres furent détruites au cours de la guerre 14/18. Elles ne se sont jamais relevées de leurs ruines. Par la suite ,les sucreries se sont regroupées pour constituer des grands groupes.

       1) A ST AMAND, a existé la sucrerie ""BAYARD"";ce dernier était un grand financier.Il fut propriétaire jusqu'à cinq sucreries,y compris celles de MARCHIENNES et ST AMAND . Dans cette ville ,la sucrerie se trouvait à l'emplacement de la Faiencerie de la gare de la Société Amandinoise.      En 1852,l'usine enploie 110 hommes la nuit et 120 hommes le jour.Elle traite ,par an, 10.080.000 KGS de betteraves ,provenant de 252 hectares.Ce qui donne: 486.637 Kgs de sucre et 79.900 de mélasse.

     Aprés la guerre de 1870,la sucrerie est vendue à un dénommé MOTTEZ qui l'exploite durant quelques années.Son frère possède une sucrerie à HAMAGE. Par la suite , la sucrerie de ST AMAND fut vendue à DAIX .En 1890 , DAIX crée une socièté anonyme et finalement cesse l'exploitation. Un sieur DUSURQUET fut nommé par les créanciers de DAIX pour reprendre l'exploitation.Il n'y parvint pas et finalement la fabrique fut vendue à la SOCIETE AMANDINOISE DE FAIENCERIE.

     2)La sucrerie du THUMELART : EN 1857 ,DESSE ,TALMANT et Cie ont fondé une sucrerie à peu de distance de la Scarpe. En 1876,elle occupe 250 ouvriers , à l'époque où MOTTEZ en avait 300. L'affaire fut continué par LEMER-TALMANT, mais les industriels durent renoncer. Un nouveau systhème de traitement de la betterave , les obligeait à rénover entièrement leurs matériels. Hélas ,les finances n'étaient pas au rendez vous.

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 B) CHOCOLATERIE: En 1828 un sieur FASSIAUX fait une demande d'autorisation de créer une fabrique de ce genre ,mais elle ne fut ,sans doute ,jamais réalisée, car on n'en trouve plus aucune trace aprés cette date.

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                                                                        2 )VINAIGRERIE

      (source Journal ECLAIR ST AMAND)  Dans le Nord, on fabrique généralement le vinaigre avec des vins de faible degré et en leur adjoignant un ferment le ""mycoderma aceti"". Cette industrie fut introduite ,à ST AMAND, par un chimiste :Georges MESSERCHNITT .Sa vinaigrerie fut d'abord installée rue des Anges, puis rue Davaine en 1853, dans un immeuble situé à l'angle de la ruelle Desbonnet exploité autrefois comme brasserie par PETIAUX-BARBIEUX et J B BARBIEUX..

     MESSERCHNITT a pris un brevet en 1852 pour un appareil à distiller et en 1853 il prend un autre brevet pour la fabrication du vinaigre double. Il eu de nombreux successeurs :VALLEZen 1868, DEBOVE qui était distillateur , DELFOSSE Louis ,QUESNOY ET HERBO et enfin BIREMBAUT qui céda la vinaigrerie à MR.CAPPIAUX vers 1919. Ce dernier rebatit l'usine complêtement. Il fut tué en 1939 à DOUAI ,par les balles allemandes . La vinaigrerie passe alors à son gendre .DUCOUROUBLE.

  ( Photo:source Historial Amandinois)

   A l'entrée de la rue du WACQ existait également une vinaigrerie tenue par M.QUAREZ ,en 1853.En 1914, tout le matériel fut emporté par les Allemands.

                                                                                  3)  INDUSTRIE DU BATIMENT

    La région Valenciennoise possède des gisements importants d'argile à briques qui permettent l'installation de fours continus à grand rendement. Il n'en est pas de même à ST AMAND où l'argile se présente en simple poche  vite épuisée.(Eclair amandinois n°47 du 23/11/1947 ,Paul FASSIAUX directeur).   Le briquetier amandinois est obligé de cuire ses briques dans un four dit ""Four Flamand"".On constitue un tas énorme de briques à cuire au milieu duquel on aménage des ouvertures.On allume un feu dans chaque ouverture, que l'on continue jusqu'au moment où l'ensemble des briques a subi le degré de cuisson voulu. Le procédé est onéreux ,il donne des briques trop cuites ou pas assez.C'est la seule façon d'xploiter les pauvres gisements d'argile de ST AMAND.

   (briques rouges )              (ci-contre une cimenterie moderne)

    Il n'ya pas de grandes exploitations de fabricants de briques. Vers 1870, on relève les noms de :BARBIEUX-JOSSON, ce dernier est aussi fabricant de tuiles ,BARBIEUX-DESAUW, BEAUBOUTIQUE et plus près de nous la famille HOUZE ,Emile DAVAINE. Généralement ,il est reconnu que les grandes entreprises de maçonnerie  fabriquent leurs briques eux même. BARBIEUX-JOSSON fabriquait des tuiles vers 1839, prés de la scarpe et au lieu-dit ""La pannerie"".La terre provenait de FLINES LEZ MORTAGNEet elle arrivait par péniche.Cette fabrication continua de père en fils jusque 1900.La concurrence de la tuile mécanique fut la plus forte.

    Un gendre de MOTTEZ ,fabricant de sucre, BERTECHE, a construit ,rue de la Scarpe ,une tuilerie mécanique.Mais handicapé ,par rapport à ses concurrents,il  doit faire venir l'argile de FLINES, le coût de la tuile se révele trés élevé. Il doit vendre son immeuble à la famille DREYFUS de Valenciennes, qui en fit une malterie pneumatique.Cette malterie passe sous le contrôle de René BOUCHART ,puis à la manufacture de faience du Moulin des Loups.

                                                                              4)CHAUX ET CIMENTS

   La ville de ST AMAND a connu des industriels qui traitaient ,eux-même, dans des fours,la pierre à chaux de TOURNAY. Ils fabriquaient du ciment. L'Eclair de ST AMAND cite notamment: Joseph FOUCART 58 rue de Condé, qui en 1656 ,avait deux fours coniques ,rue du Marillon. BLOQUIAU Casimir ,qui était installé rue de Condé vers 1862-1870. DEBAISIEUX-GOUY,installé à ses débuts ,rue de Condé ,transporte son affaire en 1872 rue de Valenciennes ,il y adjoint une fabrique de carreaux. En 1913,il cesse ses activités. Henri de BETTIGNIES ,aprés la fermeture de sa faiencerie ,s'installe rue de Condé  dans l'ancienne maison des SENELAR (la Maison et les bâtiments sont toujours existants),c'est là que nait Louise de BETTIGNIES la célèbre héroine. SOUFFLET-LEBLOND  avait une fabrique de chaux en 1893,il occupait 6 ouvriers. La famille ROSSIGNOL de 1868 à 1893?IL était entrepreneur en batiements. Nous citons également :POUTRE en 1902 à l'Avenue du Clos; DHERBOMEZ au faubourg d'Orchies ; LEBACQZ , Fernand LEMAIRE  et enfin VION au Faubourg de TOURNAI .

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                                                                                      5)L'AMEUBLEMENT

      La proximité de la forêt permit  à certains métiers du bois de voir le jour , notamment dans l'ameublement. La fabication des meubles prend une grande extention à ST AMAND. Parmi les fabricants ,nous citons: DELCOURT Henri qui succède à son père Casimir  né en 1816.Ils sont ébénistes et installés rue d'Orchies. LEMAIRE est également installé rue d'Orchies,ainsi que DESPINOY,LESNE. THIEBAUT-THURU place du Jet d'eau; GARDIN Frères rue Thiers, BEAUREPAIRE, LESAGE ,BRIEZ ,CUVELIER-CARLIER furent des grands noms dans l'ameublement des familles.   Cet ameublement est pratiquement le même pour tous: lit ,garderobe ,table ronde,chaises, commode ,Le tout était généralement en cerisier verni.   

 

 

 

                                                 

 

      D'autres métiers liés au bois virent le jour .La capitation de 1746(AD LILLE) signale 6 scieurs de bois,petits patrons travaillant seuls ou avec un ou deux ouvriers. En 1830,à ST AMAND ,on signale 20 hommes désignés comme ""scieurs de long "". 

Une statistique de 1852 mentionne comme patrons de scieries :DUBIEZ et MOLIMEZ ,occupant 4 ouvriers. DORCHIES-MASSEZ avec 5 ouvriers, rue Nationale. MALINGRE-DESILVE travaillait avec 2 ouvriers.Il eut également la scierie NIEUVIART au faubourg d'Orchies ,La scierie MIOT le long de la scarpe dans l'ancienne fonderie PERIN.  Le peublier et le bois de chêne étaient également utilisés, surtout le chêne pour la construction des péniches en bois. Pratiquement ,les scieries disparurent lorsque cessa la construction des bateaux en bois.

  

                   

                                                                             

        Des scieurs de long                                                      

        

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     6)LES TORDOIRS-LES SAVONNERIES

 

  ( Extraits de L'ECLAIR n°51 du dimanche 21 décembre 1947,Directeur Paul FASSIAU. Sources de l'intéressé : Archives départementales à LILLE , Bibliothèque de VALENCIENNES .) 

    

    Nous savons que la commune de SAINT -AMAND possédait de nombreux moulins ; de nos jours ,il reste le Moulin Blanc dans le quartier du même nom et une reproduction du Moulin des Loups sité à l'intersection de la rue Henri Durre et la rue de la Collinière. Les moulins servaient à broyer les grains de blé ,d'orge et autres céréales , pour obtenir une farine. Certains moulins ont été voué à la production de l'huile , pour cela on écrasait  les graines à huile  :chanvre , lin ,généralement.

  

le Moulin en cours de rénovation ,et le Moulin de nos jours.le Moulin  blanc est la propriété de la commune de Saint Amand les eaux   La partie du moulin appelé "Tordoir " était utilisé  pour la fabrication de l'huile. Cette dernière était employée pour la fabrication de savons .  (photo:un tordoir ) huile   

L'ECLAIR cite notamment les tordoirs suivants:

1)Route de LILLE c'est le "Moulin Blanc" construit par VANLOOY qui possèdait une savonnerie-salinerie 17,rue Thiers. Son industrie fut prospère de 1810 à 1840. L'affaire disparue à la mort de VANLOOY. Le moulin fut affecté au broyage du blé. Abandonné par ses propriétaires ,le moulin fut l'objet de dégradations et de pillage. VANLOOY était un flamand qui s'est établi à ST AMAND au début du XIXè siècle.Outre le moulin ,il possédait deux salinerie-savonnerie ,situé rue Thiers et avec une sortie rue des Anges. Il éprouva des déboires avec ses fils et l'affaire fut liquidée en 1840.

2)Faubourg de Roubaix: Ancien moulin de la Maillerie qui appartenait à ses débuts à la famille D'AIGREMONT; ce tordoir broyait surtout le chanvre. La famille NICOLLE en fut le 2ème propriétaire. Le moulin revient au broyage du blé avec son 3ème propriétaire :la famille DUPREZ-PICARD.

3)Les tordoirs de NICOLLE: Nicolle DESPRINGALE ,tordeur et salineur ,avait fait construire deux moulins à vent ,en bois , de chaque côté de la route de Lille ,à mi route entre le moulin blanc et le moulin BOUCHART. A droite ,en allant vers Lille le moulin était appelé "Suzanne".Ces 2 moulins disparurent quand l'industrie de l'huilerie s'éteignit dans notre ville.

4)Le tordoir de la ruelle Crassier:BARBIEUX-JOSSON possédait le tordoir de la rue WACQ,mais également un moulin du même genre au Moulin des loups ,dans la ruelle CRASSIER; il fut démoli vers 1870.

5)Le tordoir de la route de TOURNAI :il était situé en face des Tanneries  du Nord ,il appartenait à un certain sieur DERECQ.Par la suite il devint par la suite la propriété de Ve DUPREZ.Il disparut vers 1870 également.

6)L'huilerie de la rue du Marillon:   TRIBOUILLET,directeur de la porcelainerie de la rue du Marillon ,vend son affaire et vers 1839,dans la même rue ,il crée une fabrique sur les parcelles 1122,1131,à 1134.Pratiquement à coté de son ancienne propriété.Il y exploite un brevet de son invention .Il crée la société TRIBOUILLET et Co.Celle ci est citée à l'exposition universelle de PARIS en 1839, TRIBOUILLET est reconnu comme exploitant ,à ST AMAND et TOURCOING, u, procédé pour extraire l'huile des eaux du lavage des draps et laine huilés. La Société expose alors des savons qu'elle avait pu fabriquer avec l'huile récupérée et des engrais préparés avec des résidus de sa fabrication.(Sté d'Agriculture ,Sciences et Arts de Valenciennes 1863,page 443).L'affaire ne fut pas prospère,l'usine fut vendue ,en 1846 ,à sieur EVRARD de DOUAI .Il continua la même industrie en installant une machine à vapeur de 6 HP:  ""L'IMPERIAL" du 22/11/1848,reproduit une annonce de DEFFRENNE et Co fabricant d'huile à ST AMAND,exploitant le procédé EVRARD et offrant de l'huile pour machines,de l'huile pour horloges,de la graisse à piston, Dépôt: 31 rue de Paris à VALENCIENNES.On distillait dans cette usine des matières grasses pour récupérer de la graisse à voiture.En 1863 ,EVRARD cède son affaire à une Société travaillant le pétrole.On appelait alors cette affaire :la fabrique MALINGRET ,du nom de son directeur. Devant la dangérosité de cette fabrique ,le conseil municipal ,dans sa séance du 13 novembre 1863,interdi à la Société de continuer son exploitation pour laquelle ellen'avait pas les autorisations suffisantes.L'ordre du Conseil fut négligé. Une nuit un alambic prit feu causant un immence incendie  qui amena la disparition définitive de l'usine. Sur son emplacement ,on construisit ,en 1867,une école.

6bis)Précisions de QUENEHERVE David(généalogiste):Il y avait une famille d'huiliers qui n'est pas citée dans votre liste. Ce sont les CROMBEZ au début du 19e siècle.Louis CROMBEZ époux de Agnès DAVAINE était huilier et trois de ses fils ont excercé cette profession. En 1806 au côté droit du Moulin des Loups, je relève : Jacques CROMBE, 52 ans, huilier

 6ter):Précisions apportées par WIRTGEN DEVAUX, Chistine(généalogiste)  En complément des informations généalogiques données sur certains huiliers de Saint-Amand, j'apporte quelques notes concernant ce métier glanées au cours de mes lectures, vu que certains de mes ancêtres ont pratiqué ce métier.Voici d'abord un extrait de mon livre :
Outre le fait qu'il était agriculteur à Bléharies, Jean-Baptiste Drappier était aussi, d?après
les différents actes d'état-civil que j'ai consultés, renseigné comme étant fabricant d'huiles, profession qui lui venait de son beau-père, Jacques François Baisieux.
(N.B.
Jacques F. BAISIEUX (dont la famille était originaire de Lecelles) est décédé le mardi 3 décembre 1839, à l'âge de 44 ans, à Tournai. Il mourut d'un accident de cheval. Il avait acheté le moulin du haut arbre (celui de droite), moulin à moudre les graines pour en récupérer les huiles.
En menant les huiles chez Pollet à Tournai, un accident de cheval le tua rue St Brice. (Notes de Marie Bouchart)). Au XIXe siècle, dans le Nord de la France, on produisait de l'huile de colza pour s'éclairer et de l'huile d'oeillette, pour la bouche.

 ( photo:ici un "bec de gaz"" ,aprés 1815,servant à l'éclairage public)

 Ensuite, le gaz de ville et le pétrole ont fait disparaître l'éclairage à l'huile de colza. Durant la guerre 1914-18, du matériel, qui avait servi bien des années auparavant à produire de l'huile, a été retrouvé dans les fermes. Et les gens se sont remis à en fabriquer de nouveau à partir de graines de navette, de cameline. Cette production avait disparu face à la concurrence des huiles venues des colonies. Ces huiles servaient à l'éclairage et l'alimentation. Pendant la guerre 1940-45, à la ferme Dombrie à Lecelles, on a recommencé la culture de l'oeillette pour l'huile de table.
À l'heure actuelle, dans toute l'Europe, on cultive du colza pour l'huile de table. Et en France, des cultivateurs presse le colza chez eux ; l'huile ainsi obtenue est utilisée comme carburant dans le tracteur et remplace avantageusement le fuel, le reste, c'est-à-dire le tourteau, est donné comme aliment au bétail.
(N.B. Célèbre dans le Nord de la France, l'huile d'oeillette est extraite des graines de pavot blanc
.      

 L'huile d'oeillette, de première pression à froid, est une huile comestible de couleur jaune pâle ou jaune d'or clair, de saveur très douce et agréable à condition d'être obtenue à partir de graines très fraîches. Sa teneur en acides insaturés aide à la dissolution des boues cholestéroliques, à l'assouplissement des artères ; elle est donc recommandée à ceux souffrant de troubles circulatoires ou cardiaques. Sa teneur en triinsaturés et diinsaturés (65%) fait qu'elle surpasse l'huile de tournesol (58%) et la rend comme précieux facteur d'immunisation contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires.)
Voici enfin des définitions :

Huilier : Fabricant et marchand d'huile de table ou d'usage domestique (aussi olieur ou tordeur d'huile)
Olieur : Fabricant d'huile dans un moulin à huile (fréquent dans le nord de la France et en Belgique). Marchand d'huile. Voir Huilier et tordeur d'huile.

Tordeur d'huile : Fabricant d'huile (aussi  huilier et olieur). « Comme son nom l'indique, le « tordoir » est une usine (moulin) où l'on « tord »(après broyage) les graines de lin, de colza, d??illette, de navette, de camomille et de cameline pour en extraire l'huile. Cette opération consiste à presser des sacs remplis de « farine » au moyen d'un pilon agissant sur un coin qui, en s'enfonçant, serre les sacs d'où l'huile finit par s'écouler. Cette méthode est utilisée dans tous les tordoirs sur pivot. Quelques moulins-tours utilisent une presse hydraulique, procédé plus moderne et plus performant. Il existe deux pressions, la première à froid pour en extraire une huile de première qualité, la seconde à chaud. C'est pourquoi on remarque toujours la présence d'un chauffoir dans le moulin à huile. Mais avant de subir cette pression, la graine est broyée par des pilons, remplacés plus tard par deux meules verticales. Parfois, un aplatisseur préparait la graine avant le passage aux pilons. Toutes les huiles pouvaient servir à fabriquer du savon. L'huile de lin était principalement utilisée dans la  fabrication de peintures, de vernis et de mastic. Le colza servait à l'éclairage, loeillette à la consommation domestique. L'huile de colza servait aussi pour la fabrication du savon. Le résidu, appelé « tourteau » était utilisé pour l'alimentation animale. » Travailler au moulin - Jean Bruggeman.Ce métier était pénible et obligeait le tordeur à courir entre la presse, les pilons et le chauffoir au milieu d'une chaleur et d'un vacarme importants. NOTA:histoire des moulins du nord par Jean BRUGGEMAN ;site internet :

http://asso.nordnet.fr/aramnord/jean-bruggeman  (ou tout simplement: jean bruggeman)

 7)LES SAVONNERIES : conjointement aux huileries ,il y avait les savonneries portant les mêmes propriétaires:NICOLLE,VANLOOY,STERLIN ,DOUTRIAUX.  NICOLLE Albert(1800/1870)exerçait aux n°6 à 12 rue du Grand REPAS (sa salinerie se trouvait place de l'Eglise)),il possèdait 2 tordoirs sur la route d'Orchies en 1815.Son fils Pierre NICOLLE cessa toute activité industrielle en 1874.

STERLIN-DUBOIS : exerçait rue Thiers, ayant émigré ,sa veuve Célestine BARBIEUX remonta l'affaire, puis la céda à son fils Ange STERLIN. Vers 1857,c'est DUVILIEZ -STERLIN qui succède et en 1870 c'est DUSART-BOURGOGNE qui fabriquait alors 100.000kgs de savon par an vendus aux environs de 47 francs(de l'époque)les 100 kgs.DUSART cessa son industrie et revendit l'immeuble à MELLE STERLIN.

8) LA MOUTARDE : l'exploitation des vieux journaux détenus à la Médiathèque nous apprend qu'une famille DUPIRE fabriquait de la moutarde. Les agriculteurs de notre région devait donc cultiver cette graine.

 


 

 

 

 

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     Le Genièvre et les distilleries de Genièvre feront l'objet de notre 16ème article.

 

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Vous avez constaté des erreurs, vous voulez ajouter un commentaire , vos ancêtres figurent parmi les noms cités : vous êtes susceptibles d'améliorer cet article en nous faisant part de vos observations . (ptitloup6@hotmail.fr

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       Rappel: vous désirez assister l'HISTORIAL AMANDINOIS ,devenir membre de l'Association ,contacter la : 42 rue Henri Barbusse 59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX .       Vous appréciez ce blog ,communiquer son adrese à vos amis et connaissances

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                                                                                            ptitloup6@hotmail.fr

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 21:38

 

 

 

                      TANNERIES , RUBANNERIE,CHARBON DE BOIS                  

  Dans la page réservée à la Tannerie ,nous avons parlé trés largement de la Tannerie du Nord crée par les membres de la famille EGO . Hors ,nos recherches nous permettent d'affirmer que d'autres tanneries ont été présentes à ST AMAND LES EAUX ; ainsi que des activités annexes à ces industries. (Source: Journal L'ECLAIR ,édition du dimanche 28 décembre 1947)                       

                                               Photo:un corroyeur ou fabricant de courroies                                                 

   Rappelons que la Tannerie tire son nom du TAN ou écorce du chêne qui servait ,autrefois,à conserver les peaux des animaux tués.(voir la page sur la page sur le tannage). Le tanneur , àl'origine ,était aussi CORROYEUR ( fabricant de courroies) finissant le cuir jusque son dernier stade de fabrication. Les courroies servaient aussi bien à l'homme , à la machine ou à l'animal.                           

   Avant la Révolution ,on trouvait trois petites tanneries -corroieries à ST  AMAND  . Leurs fabrications suffisaient aux besoins locaux. Il faut attendre environ le milieu du XIXème siècle pour voir se développer ,dans notre ville,des affaires plus importantes. Nous vousprésentons les tanneries et autres activités oubliées :

  1) Tannerie de la Ve JOLY: le cadastre de 1821 indique que son établissement était bâti à l'emplacement des N°41 à 43 de la rue Thiers(courd Delfose).Son établissement figure sur une statistique de 1828.Aucune autre trace sur les autres états. Photo:un corroyeur au travail   :    2)Tannerie de la rue d'Orchies: Installée à l'angle de la rue d'Orchies et de la rue de la Paix.La Capitation de 1744 nous révele qu'elle appartenait à Sieur Guillaume Georges DUBAC ou DUBACQUE. Devenue corroierie ,l'établissement semble avoir été repris parPieters CHARLES et transporté au n°59 de la rue d'Orchies .Il eut comme successeur ,en1851 ,SEMAL-LEDRU qui céda son affaire en 1857 à son gendre LEGRAIN-SEMAIL qui devait s'installer au n°22 de la rue d'Orchies.

  3)Tannerie de la rue de MARILLON : S'élevait à l'emplacement de la maison de MME ACHILLE LECLERCQ ,cet endroit que l'on appelait ""LE CHATEAU DU BEURRE "",suivant une tradition que le journaliste n'a pu retrouver l'origine. Cette tannerie appartenait à LouisDECAMPSqui émigra pendant la Révolution. Ses biens furent vendus comme biens d'émigrés. Quelques années plus tard ,JB Druon DESCAMPS est signalé comme propriétaire,il devait être le gendre de Louis DESCAMPS. Le moulin Demeulin ,rue de Marillon devait être une dépendance de cette tannerie.( citation du journaliste)  En 1841 ,la tannerie passe à Joseph CUVELIER-TAQUET qui occupait trois ouvriers jusqu'en 1843,date à laquelle Antoine CUVELIER ,Alexandre CUVELIER ,lui succédèrent. En 1851 ,l'affaire passe à DUSSART-CUVELIER et BASSEZ-BORDEAUX jusque1877, date à laquelleun certain POCHET installa une fabrique de papier dans cet immeuble.

 4)Tannerie de la Place de L'église: Il a été impossible de trouver son emplacement exact.Elle ne devait pas être sur la place elle-même, dont les constructions ,bien connues ,disparurent en 1783,lors de l'édification de l'Eglise ST MATIN. Elle a appartenu ,en 1827 , à DORCHIES-CHEVAL et a occupé 3 ouvriers .Elle serait disparue en 1837.Aprés la Révolution ,le nombre de tanneries augmente .

 5) TANNERIE EGO : Druon Ego , né en 1800,créa une tannerie-corroierie à l'emplacement de la Maison de MR.BROCHART ( MR.BROCHART exploitait une imprimerie à l'entrée de la rue de Valenciennes-lucien) .Il avait 2 ou 3 ouvriers. Il a transporté cette tannerie rue de Condé et l'a exploité ,jusque sa mort en 1874. Ses fils Gustave et Léon EGO reprirent la Tannerie à la mort de leur mère et la développèrent jusque 1897 .A cette date ,Gustave EGO se retira et fit place à son fils Paul qui resta associé de son oncle Léon jusque 1913.En cette année là ,Léon EGO s'étant retiré , Paul EGO continua seul jusque 1923,date à laquelle il fusionna avec les tanneries du Nord.

  6) TANNERIE FLECHER : une autre tannerie existait rue de Condé ,au n°43.Elle appartenait àJB CHOTTEAU-LABY et à Louis FLESCHER. Cette tannerie semble avoir été poursuiviepar le malheur: en 1830 elle est est en faillite.Jules FLESCHER la reprend,mais son successeur ,Louis FLESCHER ,du la vendre le 25 octobre 1841 , il a occupé 4 ouvriers. Elle disparaît pour toujours.

  7) TANNERIE DE LA RUE DAVAINE: DECOURRIERE-BOUCHART au début du XIX ème siècle avait installé une tannerie ,en sus de sa ferme et ce dans la maison voisine de la Distillerie DAVAINE. Il l'exploita jusque 1830 .Il la remplace par une fabrique de clous.

  8)TANNERIE DE LA RUE DES FEVES: Elle se trouvait dans la rue du Petit Faubourg de TOURNAY et rue des Féves. En 1833 , elle est la propriété de TALMANT-DAVAINE,elle occupe 4 ouvriers. En 1857 , elle devient propriété de JB PLOUVIER , pour passer ensujite ,vers 1893, à WUILBAUT Hyppolite. Ce dernier vend l'immeuble ,vers 1920,aux demoiselles DUBOIS qui en font un pensionnat. La tannerie possédait un moulin pour broyer les écorces de chêne , c'est "le Moulin à Ratte".

 9)TANNERIE DE LA LONGUE SAULX: elle était  la propriété de Pierre NICOLLE ,en 1855 elle appartient à Laby LECOEUVRE qui semble en avoir été le créateur( note du reporter).l'affaire passe aux mains de Isidore GODSCHALK . 

  SUIF ET CHANDELLES: cette activité ne semble pas avoir tenté les Amandinois. Sur la liste des émigrés on trouve comme fabricants : DENISES (frère et soeur) ,A.DESBLEUMORTIERS , LECLUSELLE (frère et soeur) .En 1835, on voit Charles DEROUBAIX ,originaire d'Orchies ,qui se déclare fabicant de chandelles ,dans un atelier sis rue d'Orchies . En 1850 ,on trouve Olivier ALEXANDRE ,né en 1815,qui aura comme susccesseur de 1858 à 1870 Olivier RAVEZ installé 19 rue Davaine.L'affaire se poursuit  , en 1884 , avec RAVEZ Albert , et en 1892 par Ghys RAVEZ. On peut encore citer Vaillant BERQUIN qui était installérue des Anges , Jules DUBOIS , en 1887, rue de la Scarpe.Le développement de l'éclairage au pétrole ,au gaz et à l'acétylène ,devait faire disparaître l'industrie de la chandelle qui ,subsista encore avec TAQUET          

                                                                            

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                     MANUFACTURE DE TRESSES,LACETS et FILS GLACE

                         TRULLEMANS ET CIE A ST AMAND LES EAUX

Par G.DASSONVILLE (membre de l'historial) (voir photo)

        L'histoire de la rubannerie ,à ST AMAND- LES- EAUX ,est celle d'une activité industrielle qui y fut anecdotique , tandis qu'à COMINES(BELGIQUE), par opposition à COMINES-WARNETON(FRANCE), où elle prit son essor en 1719, elle continue de nos jours à y prospérer:  L'histoirede la rubanerie à St Amand les eaux (Nord) est celle d'une activité industrielle qui y fut plutôt anecdotique, tandis qu'à Comines (-Belgique, par opposition à Comines-Warneton, en France), où elle prit son essor en 1719, elle continue de nos jours à y prospérer. C'est à cette date que Philippe Hovyn, un manufacturier originaire d'Ypres,  héritier de la tradition drapière installée des deux côtés de la Lys depuis le XIVè siècle, créa la première manufacture de rubans de lin à Comines-Belgique.  Rappelons qu'avant le Traité d'Utrecht en 1713, lequel mit fin à la guerre de succession d'Espagne, les deux communes belge et française de Comines séparées par la Lys,  ne formait qu'une seule  entité .               

                                                                                                                                                                        

                                                                                                                         

 . C'est en 1920 que Jean Trullemans, âgé d'à peine plus de vingt ans, arrivant de Comines, vint la Longue-Saulx, sur les parcelles 2351, 2352, 2353 et 2354 du plan cadastral de 1886, installer un atelier de rubanerie sur les deux niveaux d'un bâtiment qu'il fit construire au 2 rue de section B3. Bâtiment important dont une grande partie est visible encore (voir photo) qui témoigne de la confiance de Trullemans dans l'avenir de son entreprise.  C'est l'eau du Manquet, rivière qui passe en souterrain de nos jours, qui servait à cet usage et c'est le même Manquet qui évacuait les eaux de la teinturerie. Simon Trullemans, frère cadet de Jean, travaillait sur les métiers et l'on voyait parfois aussi leur père dans l'usine.Il nous a été rapporté que la manufacture fabriqua aussi des chapeaux de paille?  En 1930 cet atelier cessa toute activité et J.Trullemans s'en retourna avec sa famille d'où il était venu, pour reprendre une activité salariée dans l'industrie textile traditionnelle. La main d'oeuvre féminine eut vite fait de se faire employer dans les nombreux ateliers particuliers de bonneterie de St Amand et de l'usine Devaux. Hormis à son tout début où les ouvrières étaient nombreuses, on en compta une petite centaine vers 1925-26, la rubanerie n'occupa guère plus de dix à vingt ouvriers vers la fin de sa brève existence.....La création d'une rubanerie à St Amand peut s'expliquer par la production relativement importante de lin cultivé dans la vallée de la Scarpe entre Marchiennes et St Amand. Cette culture a quasiment disparu de nos jours, alors qu'elle contribua non seulement à l'approvisionnement d'usines textiles au XIXè siècle entre Armentières et Courtrai, mais aussi à celui de moulins à huile dont témoigne le Moulin blanc à St Amand. Le rouissage du lin fut pratiqué dans les eaux de la Trétoire et du Décours, comme il le fut dans celles de la Lys; ces eaux étant d'une qualité particulièrement appropriée parce qu'elles y ruissellent sur des formations géologiques argileuses tandis que dans les vallées au sous-sol crayeux, elles sont beaucoup trop riches en bicarbonate de calcium et ne conviennent pas.


Rubans, lacets, tresse et cordage                

  

Le charbon de bois et la forêt de Saint-Amand  

 

Par G.DASSONVILLE (de l'historial):   


          

            La forêt de SAINT-AMAND-LES-EAUX a alimenté ,en bois de chauffage ,toutes les industries et les ménages  de la ville ,pendant trés longtemps. Ce n'est qu'à l'exploitation des mines de charbon ,que la forêt a  été ,un peu ,oubliée .Néanmoins ,il a subsisté une petite industrie de charbon de bois:  

L'activité qui a consisté pendant des siècles, sinon des millénaires, à couper et débiter des arbres dans les forêts  pour en faire du charbon de bois, a totalement disparu  après la deuxième guerre mondiale dans notre région. Parmi nos anciens, il en est encore peut-être qui se  souviennent , du côté d'Hasnon ou de Marchiennes, de  ces rares tumulus fumants, recouverts de terre ou d'argile, sous laquelle se  produisait ce que l'on nomme  aujourd'hui  pyrolyse.A St Amand le charbon de bois servit aux XVIIè  et surtout au XVIIIè siècle dans les ateliers métallurgiques, notamment dans la fabrication de clous.

 Quand a pu naître cette activité ? A cette question, les témoignages des archéologues  sont très prudents : « il y a très longtemps ?peut-être sitôt que les premiers hommes eurent découverts le feu ».                                                      

                                                                                               

   

       Quoiqu'il en soit, Jules César,  dans son ouvrage sur la Guerre des Gaules  (Bellum Gallicum liber sixtus)  laisse  à penser qu'il a pu rencontrer des charbonniers dans la sylva hercynia, la forêt hercynienne.Les historiens ont désigné par  cette expression l?immense forêt qui s?étendait à travers toute l?Allemagne centrale, depuis la Forêt Noire jusqu?aux Carpates. Or César en parle après avoir décrit ses expéditions contre les Nerviens, les Sénons et les Ménapiens, après avoir passé le Rhin. Il est probable que, toutes les forêts rencontrés jusqu?à Boulogne, c?est à dire jusqu?à la mer, faisaient partie pour lui de la forêt hercynienne, dont celle de St Amand., beaucoup plus étendue alors que de nos jours. 

Celle-ci reçut aussi le nom d?antique forêt charbonnière dans certains ouvrages d?histoire..

  Sur Internet il y a de nombreux sites traitant la manière de faire du charbon de bois.Mais à quoi sert le charbon de bois ? : de nos jours le charbon de bois est plus connu pour son usage dans les barbecues :   


 Dans l'Industrie pharmaceutique,certaines préparations liquides sont filtrées sur du charbon de bois en grain.Des granulés ou des gellules de charbon en poudre sont indiquées pour traiter le météorisme. C?est surtout le traitement de l?eau qui est grand consommateur de charbon végétal lorsque l?on produit de l?eau potable à partir d?un cours d?eau. C?est l?étage ultime de filtration, à l?issue de traitements de clarification, de manière à éliminer en particulier les mauvais goûts qui pourraient subsister. On utilise alors le plus souvent du charbon actif en grain, charbon de bois ou charbon de noix de coco,  dont la surface spécifique est très grande, plusieurs centaines de m2 par gramme.En Afrique, le charbon de bois est utilisé pour le chauffage.

 

 

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  SUCRERIES-CHOCOLATERIES-VINAIGRERIES-DISTILLERIES  Ces activités feront l'objet d'une page particulière.

                                               

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5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 15:54

 

                                                                  

 

        J. C.BOERAEVE , membre de l'Historial ,nous rappelle que la bière est une boisson   légèremental coolisée ,obtenue par fermentation du sucre de l'orge germée (Malt) sous l'action de la levure et parfumée avec du houblon.

            La bière se consommait en Mésopotamie(IRAK) vers 4 à 5000 ans avant Jésus Christ, elles'appelait ""SIKARU"".L'Egypte des pharaons (1400 avant JC) consommait le "ZYTHOS ou ZYTHUM" L Et nous l'avons vu ,les celtes de l'Europe et nos Gaullois l'appelait ""La Cervoise"",dont nous vous avons parlé précèdemment.

          C'est en 1070 que STE HILDEGARDE (abbesse bénédictine)1098/1179)conseilla l'utilisation du Houblon qui donne une fraîche amertume agréable qui ,de plus ,combattait certaines fermentations nuisibles et permettait une meilleure conservation . C'est à cette époque que le houblon devint le seul ingrédient aromatique utilisé dans la production de la bière.

         Dans les Provinces de l'Europe , on brassait la bière dans les "CAMBES" d'où le nom de CAMBIER donnait aux brasseurs . Ceux-ci afin de se distinguer par un produit plus courant "LA GOUDALE" (de l'anglais ""GOOD ALE"". Dans le meme temps , une bière plus alcoolisée appaelée    ""LA CUYTE"" ( d'où l'expression ""avoir une cuite "") est élaborée.

      Au 19ème siècle , l'innovation bat son plein ,les découvertes : Thermomètre ,machines à vapeur ,trains ,etc...) modifient les structures et l'industrialisation s'amorce. Les travaux de PASTEUR initient les brasseurs à la FERMENTATION BASSE et à LA PASTEURISATION ,ce qui a pour conséquence de faire de la bière ,un produit fin et stable en qualité. La conservation et le transport en sont facilités.

      Au cours des siècles ,on observe que le Brasseur cultive ses champs où il obtiendra l'orge nécessaire à la fabrication. Bien souvent ,le brasseur est  en même temps ""CABARETIER"".

     A ST AMAND LES EAUX , selon ""l'ETAT DES MARCHANDS,NEGOCIANTS,ET DES ARTS ET METIERS""   il y avait en 1697 : 8 brasseurs , en 1746 :22 brasseurs , 36 cabaretiers  et 4 aubergistes(ce qui répond à notre question précèdemment posée dans le précèdent article)-en 1815 ,il reste 10 brasseurs qui employent ,en tout , 25 ouvriers ,leur salaire journalier 1 franc de l'époque

   A ST AMAND, en 1908 , PASTEUR et Georges Auguste RIF (1857-1922) mettent en oeuvre ,pour la 1ère  fois dans le Nord de l'Europe , LA FERMENTATION BASSE ET LA CULTURE PURE DE LEVAIN 

                                 Photo :"Historial" :Plaque en l'honneur de PASTEUR ET RIF

         ( PASTEUR ,Louis , 1822-1895  )                                      

     
Cette plaque se trouvait   apposée à l'entrée de la Brasserie BOUCHART 
                         

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                                                    LA BRASSERIE BOUCHART      

        

   Nous vous rappellons que la Brasserie BOUCHART était située entre la rue Thiers , la ruelle du cinéma(1947) et la vieille Scarpe. La maison d'habitation se trouvait à l'emplacement du Crédit Lyonnais. En remontant ,bien avant la Révolution Française ,on trouve une lignée de BOUCHART qui la possèda successivement: Allart BOUCHART , BOUCHART-LESAGE, BOUCHART-DERECQ, BOUCHART-DUFLOS, et enfin BOUCHART - DEMORY,dont la fille unique épousa Colmban-BASSEZ ,meunier. A la mort de BOUCHART-DEMORY ,vers 1860 ,la brasserie fut vendue et démolie pour faire place à des immeubles particuliers.                                                                   

       Les BOUCHART-MIDOUX achetère un terrain et une habitation rue du 2 septembre à SAINT-AMAND -LES-EAUX ; Ils y construisent une brasserie qui prend très vite une extension et une bonne réputation. En 1944 ,l''habitation et une partie de la brasserie subissent des gros dommages .Courageusement ,les BOUCHART reconstruisent et se lancent dans la conquête de la clientèle:


 

 Les nouveaux bureaux.                                                                              Les anciens batiments

               Vite,Vite ,nous livrons la bière

                                   

                                 

      Une nouvelle résidence vit le jour ,pas très loin de l'entrée de la Brasserie :

 




                                     

   Une publicité parue en 1925 .Ci-dessus les livreurs de bière et les véhicules de livraison.(collection
personnelle de Michel BOULOGNE de ST AMAND LES EAUX
brasserie_bouchart.jpg 



 brasserie-bouchart12.jpg
                                                       


brasserie bouchart17

  

      Photos adressées par JM LESCOL de RAISMES(ancien brasseur des Etablissements BOUCHART

filtration.jpg      henri.jpg
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21-03-2010-11-00-22-robert-gerard-jmarie.jpg 
trois brasseurs,dont JM LESCOL


brassage.jpg
                       Photos adressées par JM.LESCOL et publiées avec son autorisation.C
i-contre ,la salle de brassage.Photo:JM LESCOL


     




   

 

 

 

 

 

 

image002.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un brasseur et la limonade de BOUCHART

 

Ci-dessous ?les tonneliers de la Brasserie BOUCHART en 1924.(Photo :collection familiale de Michel BOULOGNE de ST AMAND LES EAUX)tonneliers_bouchart.jpg                                  

  Un camion de livraison de la Brasserie DOREMIEUX -LECLERCQ  à l'hôtel-restaurant de la Place.Il s'agit de l'ancienne façade de l'actuel ""HOTEL DE PARIS"".(Photo de la collection familiale de Michel BOULOGNE de ST AMAND.                    

 

  Suivant l'évolution , la direction de la Brasserie se lance dans la Publicité pour promouvoir leurs
produits. Distributions de gadgets publicitaires (montres ,buvards, crayons , calendriers , etc.....) Pour assister un dépositaire ,demeurant aux deux Alpes, elle n'hésite pas à organiser un critérium .

        Ceci ,faisait partie d'un vaste plan publicitaire  destiné à sensibiliser les dépositaires de la marque. Outre un thème accrocheur destiné aux consommateurs ,la totalité des dépositiaires était invité On n'hésitait pas à faire venir ,en l'occasion ,de convier une vedette du show-biz ,pour animer la journée d'ouverture de la campagne d'année . Les vedettes étaient invités à dire un bon mot pour vanter la bière :

Anne-Marie CARRIERE dira: ""QUAND IL S'AGIT D'UNE SYLVER,TOUJOURS TROP PETIT EST MON VERRE . "    (ci-dessous ,la SYLVERT aurait elle un effet dépuratif ?????)                 

                                                

 LES  FRERES ENNEMIS démarrèrent un jeu concours  où chaque semaine était remis aux gagnants 2 ""Dyane Citroen"",durée du concours 6 semaines.DUPONT ET PONDU participèrent à l'""HEURE DE PLAIRE"".A cette occasion des milliers de montres de plongée furent distribuées. 

    Chaque année à la ST ARNOULD , Saint Patron des Brasseurs était fêté . C'est l'occasion pour la Direction de la Brasserie de remettre les Médailles du Travail .

   L'ADMINISTRATION investit de gros moyens pour mieux produire . Mais rien n'y fit ,la concurrence passe et la brasserie a jeté l'éponge. Les brasseurs ont été reclassés soit dans des Brasseries situées dans la Région d'ARMENTIERES ,soit dans des usines de leur choix .

                                                                                     xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

  Peut être qu'à cette occasion ,les brasseurs chantaient cette vieille chanson retrouvée dans les Publications et Annonces du VALENCIENNOIS (de 1825)

EL'CANCHON DEL'BIERE


 Air de l'Habit d'min vieux Grind'Père


In a biau dir',in a biau faire Del'bièr' in                               n'in bot chez les Bêches,


El cite,el vin n'y pourront rien                           Chez les All'minds, chez l'z'Ollandais

A ceuss' du nord, faura del' bière                      In in bot in Suète ,in Norwèche,

Jusqu'au jour du dernier jug'mint                     Chez l'z'Autrichiens, chez les inglais.

Del jeun', del' vielle,                                                  Eunn' bonn' pratique, 

Chope ou bouteille                                                    Ch'est l'Amérique, 

Mes camarades in n'in buvra toudi,   Mais chell' du Nord, mes fieux, vous 'comperdez

Et si l'dimanche                                                         L'Giographie 

In bot del' blanche                                                     In'est rimplie 

Pour sur a l'brune in arvéra l'lundi         Y a cor l'Hanof' et l'Saxe ...et pis...cachez

Car ch'liqueur là,si ch'nest l'prumière,    Mais quoiss' qué j'fais! J'laiss'là l'Bavière,

All'armontt bn a quieuq'mille ans,          Duss qu'in in bot des vrais ruissiaux ;

Et si qu'in n'da bu si longtemps             Qu'les ru sont pleinn' et d'grinds tonniaux

Ch'est qu'chétot bon del bière (bis)        Oùs' qu'on met fauque d'el bière (bis) 


Chu qué j'vas dir' vos povez l'coire,        Quind in a so , y a point s'parelle,

In n'in buvot chez les Hébreux                Pou l'digession , all'a l'dessus ;

Arwétiez peu ed'dins l'histoire,               All' rind l'frimouss rosse et vermelle,

Vos verrez qu'je n'sus point minteux.      Ya des buveux qu'all rind pinchus;

Vo verrez core                                                       Pour la malates 

Equ'Diodore                                                         Ya point d'panates 

El'Sicilien, disot que l'z 'Egyptiens         D'bouillon , d'potion qu'in pourrot comparer .

f'sott' un vin d'orche                                             L'apothicaire 

Qui flattot l'gorche                                               Ne l'la point querre;

Et qu'avot l'forche et l'goût des meilleurs vins    Gravelle, carculs,rin n'li peut résister

Pour brassiner,int'leu manière                Des gins plins d'mau, qu'sus leu derrière,

Et l'not ej'cros qu'y-a des cang'mints;               In arot dit qui z'allott' fonflir,

Mais,malgré cha,mes bonnés gins                     I n'a fallu pou les guérir

Ch'étot pas moins del'bière(bis)             Qué d'leu donner d'el bière(bis) 


Gif boisson biere 39701   

      

 

A votre santé,mais n'oubliez pas "l'abus d'alcool nuit a la santé et est cause d'accident(s).

Ouvrier-DAVAINE.JPG

        En 1890, René BOUCHART était propriétaire d'une Malterie . Il n'hésitait pas a mettre la main "a la pâte" pour faciliter le travail . Les accidents de travail pouvait survenir

en sa présence. A l'époque ,cela se relatait dans les faits divers des journaux de l'époque :

 

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 21:46

 

                                                                                

 

          
           
               LA BIERE  

Notre douzième article , avec l'aide de MR.Jean-Claude BOERAEVE,secrêtaire-adjoint
    Nos ancêtres ,les gaulois , consommaient une boisson "" LA CERVOISE"", cervesia en gaulle.Il s'agissait d'une bière faite avec de l'orge et autres céréales ,déjà consommée dans l'antiquité et au moyen age . ( dictionnaire Larousse) lien internet :
www.culturebiere.com  )

  

Dessin: Jean RISACHER ,illustrateur à  SELESTAT (67),avec l'autorisation,écrite (31/05/2006) de SophieLA CERVOISE)  :  .                              propriétaire de L'IRISHPUB à SELESTAT-site

   """"La fabrication de la bière a évolué à travers les âges. Ce que l'on considérait comme de la bière il y a 8000 ans est sans aucun doute très éloigné de ce que nous connaissons aujourd'hui. Les « migrations » de ce breuvage à travers le Monde et le temps ont obligé les brasseurs à adapter le mode de fabrication en fonction des évolutions techniques et des matières premières disponibles. Ce qui n'était autrefois qu'une sorte de « bouillie » alcoolisée plus proche des aliments solides que des boissons, est devenu, notamment grâce aux progrès de la micro-biologie et des techniques industrielles au XIXe siècle, la boisson limpide que l'on connaît aujourd'hui. Les méthodes de fabrication actuelles sont cependant très proches de celles de ces derniers siècles ce qui dénote une normalisation dans le processus de fabrication."""

   Un peu d'histoire:  Au 1er siècle ,l'Empeur DOMITIEN fait arracher les pieds de vignes , en Gaulle. Dés lors ,la consommation de la ""Cervoise "" prend une grande extension. Cette boisson est sucrée ,car pour faire cette sorte de bière ,les Gaulois ajoutaient du miel à l'orge.

   Sous St Louis     en 1268,un réglement particulier des Brasseries de PARIS précise qu'il ne doit entrer dans la fabrication de la bière que de l'orge     du houblon   et naturellement de  l'eau   

  Trés longtemps ,la fabrication de la bière est réduite à une technique très simple qui fait plier de rires nos brasseurs actuels. En 1715 , en Flandre Française ,un certain PIGNOL de la FORCE donne une certaine idée de cette fabrication : ""La boisson ordinaire est la bière. Cette liqueur se fait avec de l'orge hatif appelé ""sucrion"".On fait germer à l'eau.On ajoute 1/8 ème d'avoine courte que l'on fait moudre sans germer. On fait bouillir le tout pendant 24 h,aprés quoi on verse la liqueur dans des 1/2 muids(tonneaux)où elle fermenteCette préparation est en état d'être bue 15 jours aprés qu'elle a été faite . Le houblon sert aussi à faire de la bière ""

 (Source : journal L'ECLAIR ST AMAND,N°43 du dimanche 26 octobre 1947,Directeur Paul FASSIAUX, l'imprimerie se trouvait 138-140 Rue Roger SALENGRO à ST AMAND)


                                                                        &&&&&&&&&&&&&&&&&&


""Pour produire de la bière, il faut certaines matières premières qui vont être transformées tout au long du processus de fabrication. Il est nécessaire de disposer :d'eau de très bonne qualité ,de malt (fabriqué à partir d'orge),de houblon ,de grains crus (des céréales non fermentissibles qui donneront leurs sucres).Pour transformer ces matières premières, on va utiliser diverses techniques de chauffage, de trempage et utiliser des levures afin de permettre la fermentation du moût (production d'alcool).Les étapes de fabrication sont les suivantes :

   1) le Maltage , 2) la saccharification ,3) l'aromatisation (appelé houblonnage ou cuisson),  4)la fermentation ,  5) Le conditionnement  le conditionnement (pouvant être précédé d'une mise en garde et suivi d'une pasteurisation).

                           Les principales étapes de la fabrication de la bière.

                                             

                        Nous nous étendrons pas sur la fabrication de la bière.

De nombreux sites ,sur internet ,traitent le sujet ,en voici quelques adresses :

 www.culturebiere.com , biere.jg-laurent.com ,www.bieremag.com , et ROBERT .S

des Séniors de ST AMAND en a fait une trés bonne présentation , dans son blog:

http://seniors03.over-blog.com

 

 LE PROCESSUS DE LA BIERE

 

 

 L'ORGE:  devient du Malt ,   LE HOUBLON :

 

  Aprés nettoyage ,l'orge est mise à tremper à une température de 15° et ce durant 2 à 3 jours.

Ceci permet la germination.   Le HOUBLON aromatise la bière  .Visiter les sites de :

                               biere.jg-laurent.com/theorie/maltage

 

   Et : www.brasserie-graindorge.net/houblonnage   Une multitude de sites traitant la fabrication, artisanale ou  industrielle  ,voir familiale , de la bière se trouve sur Internet . A vous de les découvrir.

 

                                                                 &&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

                                          LES BRASSERIES A SAINT-AMAND -LES-EAUX:

 

  SAINT -AMAND-LES-EAUX a connu de nombreuses brasseries que nous pouvons ici rappeler ,grâce au journal l'ECLAIR :             

 

lA brasserie N.RICHART a été détruite en

1783,pour permettre la construction de

l'église à l'emplacement actuel.

 

Citons également la Brasserie de PETIAU-BARBIEUX

elle se trouvait à l'angle de la rue Davaine et de la

ruelle Desbonnet.Elle fut mise en vente le 12 mars

1853 et l'immeuble fut affecté à une vinaigrerie.

 

 

   François RICCO ,documentaliste à l'Historial Amandinois ,se fait un plaisir de vous communiquer sa recette de bière . Si vous l'essayez , dites nous vos impressions  ,A votre santé, merci:

 

Bière domestique

 

500 g d'orge ,50   g de houblon ,700 g de sucre, 2 cuillères à soupe de chicorée en grains,10 g de levure de boulanger l'été ;20 g l'hiver,20 l d'eau de source

 

mettre l'orge dans un linge noué ,mettre la chicorée et le houblon dans un autre linge noué ,mettre dans l'eau et faire bouillir 45 minutes ,attendre que le mélange tiédisse pour retirer les nouets ,incorporer le sucre ,couvrir ,laisser reposer une nuit ,mettre en bouteille et laisser fermenter 24 h ,évacuer la mousse ,boucher ,consommer une semaine plus tard    

 

cordialement Françoise Ricco 

 

 

 

                                                                  &&&&&&&&&&&&&&

 

 

  Vous désirez assister "l'HISTORIAL AMANDINOIS" ,devenir membre de l'association ,contacter la: 42 rue Barbusse ,59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX (les mercredi matin), Vous appréciez ce blog, communiquer son adresse à vos amis et connaissances: 

http:historial.amandinois.over-blog.com ou sur :htpp://www.francegenweb.org/blog,2006/08/05/159-1-historial-amandinois(clic sur "à consommer sans modération) 

LIENS UTILES :   Vous aimez la généalogie ,amandinois et habitants des villages des environs, consultez et faites vous aider sur le groupe: http://fr.groups.yahoo.com/group/saint-amand-les-eaux/    Nicole ,Yvette,David ,Raymond ,Pascal,Alain et tous les autres membres se feront un plaisir de vous aider .   
SITE DE LA VILLE:
 
http://www.saint-amand-les-eaux.fr/home.cfm

LES AMIS DE CUBRAY:   http://www.acces59230.org 

AMI(E)S DU POU DU CIEL:    ,n'hésitez pas à visiter le site de Thibaut CAMMERMANS   http://pou.guide.free.fr/index.htm      

 

      

                                                                                            

                                                                                     ptitloup6@hotmail.fr  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 21:37

 

                                                              

                                       

         Ce 11ème article est toujours facilité par MR.BOUILLY ,secrêtaire de         L'historial.

               ""Nous avons appris , qu'un collectionneur , de ""vieux coucous"", mettait en vente une partie de sa collection . Renseignements pris , parmi les appareils mis en vente ,se trouvait un ""POU DU CIEL"" ,lequel  était équipé d'un moteur AUBIER-DUNNE "".  Quelle aubaine !

              Aprés concertation , l'association décida l'achat de ce petit avion .  Il était la propriété de Nicolas QUICHTO ,natif de ROUBAIX ,mais demeurant à CHALON/SAONE.             

      Le premier avril deux mil cinq (01/04/2005) . Aprés avoir réglé les détails techniques de transport , ce POU DU CIEL arriva à SAINT-AMAND-LES-EAUX .  

 

         Les membres de l'HISTORIAL l'ont accueilli à bras ouverts. De nombreuses heures de travail lui furent consacrés ,pour vous le présenter sous son meilleur jour /

                                  

 

 

 

 

 

 

         Sur 160 ""POU DU CIEL"" construits , un seul a été la propriété d'un amandinois .

               (Photos :HISTORIAL :Journal L'OBSERVATEUR du 2 décembre 2005)   

        L'HISTORIAL PARVIENT A ACHETER L'UN D'EUX ; UNE CHANCE,IL EST EQUIPE D'UN MOTEUR "AUBIER-DUNNE fabriqué à ST AMAND ;Sa conception est assez simple :une carlingue ,un moteur actionnant une  hélice ,deux ailes ,un empennage ,un tableau de bord réduit à sa plus imple expression:( Photo:Fulbert QUILLET)


                                              ( photo ci-dessous:Historial,l'Observateur du 2 décembre )2005

        Malgré la fatigue ,les membres de l'Association  ont été fiers de présenter LEUR ""POU""  

  

                                              

 

 

            NOTA: le "Pou du Ciel" est remisé dans les ateliers municipaux de la ville. est Sur demande auprés des responsables de l'association ,il peut être visible en dehors des programmes prévus.

                                          


 


(  Photo: Dessin:   Ewen NEDELLEC,avec   l'autorisation  de Mathieu BARREAU)

                                                           

 

                                                                 

                                                                

                                                            TEMOIGNAGE    SURPRISE   



                                                            

    Notre secrêtaire ,MR.BOUILLY , a vu l'aboutissement de ses recherches de témoins de l'époque des premiers "POU DU CIEL" ,qui n'ont pas tous été équipés d'un moteur "AUBIER-DUNNE. Une surprise de taille lui est parvenue ,non pas d'une contrée lointaine , mais tout simplement de notre bonne ville de SAINT-AMAND-LES-EAUX.

   Il s'agit d'une amandinoise ,MME Jean MAZELLA ,née Marie-Antoinette FOURNAISE ,qui eu en 1936 ,le rare privilège ,en ce temps là ,d'effectuer au grand dam de sa mère ,un baptême de l'air.Elle était alors âgée de 4 ans.    (Photo :de MME MAZZELLA enfant ,il s'agit d'une copie d'une photo originale )   A l'époque ,la fillette habitait avec ses parents en ALGERIE; le décollage a eu lieu à partir du terrain d'aviation d'ALGER MAISON BLANCHE. MR.BOUILLY a eu plaisir de recueillir son témoignage. MME MAZZELLA  se souvient trés trés bien ayant en mémoire la vision des bâtiments de et autour de l'aérodrome tous petits. Ci dessus ,on peut la voir dans le cockpit d'un "POU DU CIEL",équipé d'un moteur inconnu de nous. Cette a certainement été prise certainement avant le décollage ,le visage de sa mère trahit une certaine inquiètude. Son père était passionné par la mécanique et les choses nouvelles , le "Pou du Ciel" en était une. D'aprés ses souvenirs ,cet appareil avait été construit en France et amené en Algérie par con pilote.   Aprés enquête d'amis "pouducielistes" et en particulier JJ.LEGRAND de SOISSONS, on peut préciser ce souvenir, document à l'appui: ""L'AVIATION LEGERE EN ALGERIE DE 1909à 1962,auteur Pierre JARRIGE. Le "Pou du Ciel " visible sur la photo est le numéro 115,fabriqué par André VANONI ,viticulteur et conseiller municipal de KOLEA , sportif accompli .Il pratique la course automobile au volant d'une Amilcar 1100cm3. Cette voiture lui a certainement été vendue par MR.FOURNAISE qui ,parmi d'utres ,représentait la marque en Algérie.MME MAZZELLA se souvient que son père avait du faire venir de France ,à l'occasion d'un mariage ,une Almicar toute argentée pour des jeunes mariés: 

(originale de la photo détenue par MME MAZZELLA)Bien que n'ayant jamais volé , André VANONI  se procure le livre d'Henri MIGNET et avec l'aide de sa femme Marguerite ,il entreprend ,dés l'été de 1935,la construction d'un Pou du Ciel.Il achète un moteur de 25 cv de la marque POINSARD . Jean NEVEU ,pilote certifié vient le tester le 10 novembre 1935.Le Président du Club d'Aviation lègère Amateur d'Alger , Henri DETTVEILER ,demande alors son homologation officielle. Ce Pou du Ciel  est conduit ,aprés des vols d'essais effectués à partir d'un champ voisin de la propriété de VANONI , à l'aérodrome de BLIDA-JOINVILLE où ses amis effectuent de nombeux vols d'essais. Ce Pou sera vendu à un amateur  quelques temps plus tard , mais lors d'un atterrissage ,il sera brisé.      

   MR. BOUILLY recherche d'autres témoignages , contacter le ,via l'Historial ,si vous possèdez des photos ,un souvenir ,bref tout ce qui concerne le Pou du Ciel et notamment dans le ciel amandinois.


Dernière information en date du 31.07.2007,Mr.Thibaut CAMMERMANS nous informe qu'il détient des informations sur le Pou du ciel et qu'il a créé un site qui lui est consacré:http://pou.guide.free.fr/connaitre/moteur_aub_dunne/moteur_aub

Ami visiteur ,nous attendons vos renseignements complêmentaires ,voir vos photos.

   




   DERNIERES INFORMATIONS DU 19 MAI 2009: c'est avec plaisir que le journal SUD OUEST nous apprend que ce 19 mai 2009 un Pou du Ciel a pris son envol a CAUDERAN(33). Le pilote JARRIL Bernard qui donne son accord pour faire paraître cet article:


         


                                                                      










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      Vous souhaitez nous faire part de vos suggestions ,vous avez constaté une erreur dans 
cet article , contacter nous.  SI VOUS OU UN MEMBRE DE VOTRE FAMILLE POSSEDEZ DES  PHOTOS DU POU DU CIEL ,PRETEZ LES NOUS . NOUS LES EXPOSERONS ,  AVEC VOTRE AUTORISATION , DANS CETTE PAGE.

 

                                                      &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&    

Vous désirez assister l'HISTORIAL AMANDINOIS ,devenir membre de l'association,contacter la:  42 rue Henri Barbusse ,59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX (les mercredi matin)            Nos prochains articles : LA BIERE et LES BRASSERIES   ,Les annexes concernant les Tanneries et les faienceries .                                                             

  NOTA: Tous nos articles sont susceptibles d'être modifiés,suivant l'avancée de nos recherches.   

                                                     

                                                                                        ptitloup6@hotmail.fr   

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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 21:43

 

 

 

 

   ...........Suite de notre article  ,toujours avec l'aide du secrêtaire MR.BOUILLY

               Dans notre précèdente page ,nous disions que Henri MIGNET ,ingénieur en aéronautique ,avait conçu un petit avion appelé ""LE POU DU CIEL "". Il  a ""planché"" surce projet de 1929 à 1934. ( voir les détails ,dans son livre "Pourquoi j'ai créé le Pou du Ciel "".

               Ce petit appareil était léger ( 150 kilos environ)et avait besoin d'un moteur léger et fiable.

               En octobre 1932 , il se rend au salon de la Motocyclette ,à PARIS . Là , il découvre un bloc moteur conçu par les sieurs AUBIER et DUNNE , dont il fait connaissance . AUBIER et DUNNE sont associés dans une une petite entreprise d'équipements motorisés , à ST AMAND //                                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

Henri MIGNET expose sont projets et parvient à convaincre AUBIER ET DUNNE. Ces dernier acceptent d'équiper le POU DU CIEL avec le moteur qui , à l'origine , devait normalement être montersur des motocyclettes  :            

                         



 Cette collabAUBIER-2.jpgoration va durer quelques années . Le moteur a été perfectionné au fur et à mesure de cette  entente .Henri MIGNET a conçu différents ""POU DU CIEL"".

           A l'origine de l'Entreprise AUBIER & DUNNE , on trouve Georges AUBIER . Il est né à EVRY-SUR-SEINE , le 10 avril 1873. Son père :Hyppolyte est forgeron .Sa mère ,Léontine DIMPRE ,est sans profession. Il se marie , à 20 ans,à ARMENTIERES(NORD) ,le 06 janvier 1894 avec Marie HOUZET,sans profession . Marie est née le 29 avril 1876 à LA CHAPELLE D'ARMENTIERES (59).        Hippolyte ,le père a consenti au mariage par devant MTRE GAZON ,notaire à CORBEIL ,le 18 décembre 1896 .Son fils étant mineur .

          On ignore la date exacte ,ni les circonstances ,de l'arrivée de la famille à SAINT AMAND . On sait seulement  qu'il se déclare ,dans une lettre datée du 31 mai 1919 ,habitants de la ville. Leur passage dans la ville d'ARMENTIERES (Nord) est connu . Georges AUBIER a exploité plusieurs commerces de cycles ,dans cette commune .

          En 1921 ,Georges AUBIER exploite un garage ,dans les locaux de l'ancienne filature MACQUET ,achetés par l'entreprise DUBOIS qui s'y trouve encore .( voir photo ci-dessus:l'inscription DUBOIS ). En 1923 , une publicité parue dans ""LE LIVRET DES MANIFESTATIONS"" de ST AMAND, fait apparaître qu'il est devenu vendeur de voitures en tout genre et spécialement des FORD neuves et occasions. Mais ,parallèlement ,il s'intéresse toujours aux bicyclettes .

         Le 19 septembre 1922,il dépose  un brevet pour un moteur 2 temps au nom de Georges AUBIER et John DUNNE ,résidant en France.  Ce moteur va équiper désormais des motocyclettes : (ici,une libéria) Quand et comment se sont connus ces deux hommes ??

                                                                                  

                                                                           &&&&&&&&&&


 

Rappel: une suggestion , une remarque sur cet article , vous voulez ajouter un commentaire , nous communiquer une photo ,contacter nous  :    ptitloup6@hotmail.fr                                                      

 Vous désirez assister "l'HISTORIAL AMANDINOIS" ,devenir membre de l'association ,contacter la: 42 rue Barbusse ,59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX (les mercredi matin),Vous appréciez ce blog, communiquer son adresse à vos amis et connaissances:  

 

                                    http:historial.amandinois.over-blog.com ou sur :htpp://www.francegenweb.org/blog,2006/08/05/159-1-historial-amandinois(clic sur "à consommer sans modération) 

   Vous aimez la généalogie ,amandinois et habitants des villages des environs, consultez et faites vous aider sur le groupe:http://fr.groups.yahoo.com/group/saint-amand-les-eaux/    Nicole ,Yvette,David ,Raymond ,Pascal,Alain et tous les autres membres se feront un plaisir de vous aider .    

 

   Ami du "Pou du ciel" ,n'hésitez pas à visiter le site de Thibaut CAMMERMANS  http://pou.guide.free.fr/index.htm                                                                          

                                                                                                 ptitloup6@hotmail.fr  

 

 

 

 

 

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